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 Presse : Lionel : « Accepter son identité de sourd »
 Lionel : « Accepter son identité de sourd »

Jeune retraité, cet ancien éducateur regrette le recul de la langue des signes. Il met en garde contre les « faux espoirs » générés par les implants et autres appareils.
Témoignage

Lionel Bordage, 58 ans.

« Je suis né « entendant », mais à six mois, une méningite m'a rendu malentendant. Dès 4 ans, j'ai été interne à la Persagotière, à Nantes. Les professeurs étaient des entendants. À l'époque, la langue des signes était interdite. Cela nous forçait à travailler la lecture labiale : ce n'était pas inintéressant, mais l'interdiction de « signer », censée favoriser l'oralité, nous pesait. Comme je n'aimais pas ma voix, je n'osais pas beaucoup parler. Bref, je ne m'exprimais pas !

Vers 36 ans, j'ai jeté les appareils qu'on me disait de porter depuis l'âge de 5 ans, mais qui ne me donnaient que des problèmes. J'ai accepté mon identité de sourd. Je suis devenu moniteur-éducateur après une formation à Toulouse, avec un interprète « langue des signes » pour les cours. C'est ce qui m'a permis d'intervenir comme professionnel auprès des enfants sourds de la Clis (Classe d'intégration scolaire) de Rivoli, en binôme avec un enseignant entendant.

« Il lisait... sans comprendre »

Je me rappellerai toujours cet enfant de 12 ans, malendendant : il lisait très bien... sauf que si je lui demandais de m'expliquer, je voyais bien que le texte ne correspondait à aucune image pour lui ! Avec la langue des signes, j'ai pu donner des clés pour comprendre des choses abstraites : c'est indispensable pour apprendre à lire... et devenir autonome !

Pendant les quinze années qui ont suivi, j'ai travaillé avec bonheur auprès des enfants sourds. Petit à petit, sont arrivés les enfants « implantés ». Je pense que les parents sont victimes de la pression médicale : on leur fait miroiter que leur enfant entendra parfaitement, qu'il n'a pas besoin d'apprendre la langue des signes. Sauf que la réussite n'est pas toujours au rendez-vous.

Aujourd'hui, avec l'intégration scolaire, ce sont des AVS (1) qui « codent » et « signent » du mieux qu'ils peuvent, mais le niveau est trop faible pour être efficace. Surtout, les enfants n'ont plus de « modèles » sourds devant eux. Au contraire, ma présence donnait espoir aux enfants et à leurs familles : ils voyaient que je travaillais, que j'étais marié et que j'avais des enfants, des loisirs qui me mettent en relation avec d'autres gens...

Le pire, c'est que sur quinze cas d'implants, je n'ai vu que deux « réussites »... J'ai donc surtout vu des familles qui regrettaient de ne pas avoir appris la langue des signes plus tôt ! Je vais jusqu'à dire qu'il ne faut pas priver un enfant de son identité de sourd... Ça ne le coupera pas du monde. J'en veux pour preuve mon fils de 22 ans : il est sourd, mais suit une formation de prothésiste dentaire à Paris, et il est en relation avec une quantité incroyable de gens ! »

(1) AVS : Auxiliaires de vie scolaire. Ils sont nombreux à regretter l'absence de formation.


mercredi 19 janvier 2011
http://www.ouest-france.fr
2011/01/20 11:17 - BB - Version imprimable 

 Presse : Pour sortir du silence
 La Rochelle
Pour sortir du silence

Une formation intensive est proposée par des sourds aux entendants.

L'apprentissage n'est pas banal. La langue des signes enseignée aux entendants étonne. Pourtant, Antoine Billy, le président du Centre régional de recherche de formation et de la promotion de la langue des signes (CRRFPLS), qui s'est lancé contre les clichés depuis une vingtaine d'années, veut en faire une normalité.

Elles sont cinq, ce jour-là, à suivre une semaine intensive de formation. Infirmière ou assistante pédagogique, par le biais de leur travail ou dans leur vie personnelle, ces femmes sont tous les jours au contact d'un sourd-muet. Au-delà de la communication, c'est l'intégration dans notre société que le président de l'association veut atteindre.

Écriture interdite

Sourd de naissance, Antoine Billy a créé avec Nana Hasnaoui, entendante, l'association de formation il y a trois ans. « Je suis l'attachée de communication, mais j'ai surtout le rôle d'interprète, raconte-t-elle. Pour les cours de premier niveau, ma présence est indispensable. » Car lors des leçons à la Maison des associations de santé de La Rochelle, et malgré la présence d'un tableau noir, l'usage de l'écriture est interdit.

Le dialogue se fait essentiellement avec les signes, voire les mimes, parfois. Les cours se déroulent une semaine par mois, à raison de trente heures sur le site de La Rochelle. « Le CRRFPLS est basé à Poitiers. Nous circulons sur une grande zone : La Rochelle, Angoulême et Limoges », rajoute l'interprète. Coûtant entre 150 et 495 euros, la formation se divise en 14 niveaux et emploie quatre professeurs, également sourds.

« Pour apprendre au mieux la langue des signes, il est primordial de le faire avec plusieurs personnes. C'est comme les voix aiguës ou graves, chaque formateur a son propre langage. »

Pour Antoine Billy, le constat est alarmant, même si depuis la loi de 2005, qui oblige l'accessibilité aux personnes sourdes, l'indifférence est moindre. « Il existe très peu d'interprètes de la langue des signes, constate-t-il. Il est indispensable que les entendants sachent dialoguer avec des sourds-muets. Il faut créer des liens. Je pense aussi que c'est un moyen de communication qui peut apporter à d'autres personnes victimes de handicap, comme les enfants autistes par exemple. Susciter leur gestuelle peut les aider. »
Les signes en prison

Cette sensibilisation s'inscrit dans une démarche entreprise à tous les niveaux. « Nous intervenons aussi à la prison de Poitiers, continue Antoine Billy. Je me demandais comment un détenu pouvait communiquer avec un surveillant. Il fallait faire quelque chose, c'était évident. »

Malgré les apparences, l'enseignement de la langue des signes se fait aussi facilement que l'apprentissage d'un idiome parlé. « C'est une langue à part entière, réagit Anne, élève en formation. La différence c'est qu'il faut mêler le geste à l'esprit. C'est une instruction en trois dimensions. » « C'est une langue qui se ressent, qui se vit, rajoute Corinne, une autre disciple. Elle permet d'exprimer des choses impossibles à dire avec des mots. »

Antoine Billy sensibilise aussi ses étudiantes aux quotidiens des malentendants. Pourtant, la première chose apprise, c'est « qu'il faut être très attentif. On n'a pas le droit de détourner les yeux l'espace d'un instant », termine une troisième élève.

CRRFPLS, 6, allée du Parc, résidence Les grandes Dunes, à Poitiers. Tél. 05 49 38 07 53 ou 06 60 06 87 88. E-mail : signespoitiers@wanadoo.fr. Site : lsf-poitiers.org. Les cours sont dispensés à la Maison des associations de santé de La Rochelle, une à deux semaines par mois, au 10, rue de Guignette.

http://www.sudouest.fr
2011/01/20 11:16 - BB - Version imprimable 

 Presse : J’ai testé pour vous… être malentendante
 J’ai testé pour vous… être malentendante

Annelise n’est pas QUE une chroniqueuse beauté de talent, elle a aussi ce petit truc bien à elle, qu’on ne devine pas au premier abord : elle est malentendante. Témoignage.

Avoir un handicap, dans la vie de tous les jours, c’est déjà pas une partie de plaisir. Évidemment, l’auto-flagellation arrive à un moment donné et on rêve, ne serait-ce qu’une demi seconde dans toute sa vie, à demi-mots sous la couette, de savoir ce que c’est de n’avoir « rien ». Mais avoir un handicap invisible pour les autres, c’est encore plus étrange aux yeux du peuple. Moi, je suis malentendante, et ça ne se voit pas.

Malentendante, c’est le mot qu’on donne aux sourds pour faire dans le politiquement correct, mais c’est aussi le mot pour définir quelqu’un qui entend, mais qui a un petit défaut qui fait que parfois, c’est pas clair. En gros, être malentendant, c’est un peu comme entendre tout « moins fort », ou essayer de comprendre le monsieur qui parle comme s’il y avait 30 mètres, plus un défilé de raton laveurs manifestants, et des cornes de brume entre vous. Concrètement, qu’est ce que ça implique ? Qu’on entend des choses, mais qu’on ne les comprend pas toujours. Lire sur les lèvres, par exemple, est un bon complément pour comprendre la personne, tout comme se concentrer au maximum, mettre le télétexte devant les Simpsons ou mettre des appareils auditifs.

Pour ma part, je suis née comme ça. Diagnostiquée tôt par une mère malentendante elle aussi, j’ai eu la chance de rentrer dans le monde des… oh mon dieu… des SOURDS.
Miro > sourdingue

Dans le système français, il est mieux vu d’être myope que malentendant. Un gamin myope, on le colle devant un panneau avec des lettres, on fait « Hum, ah oui humm je vois » et quelques jours plus tard, selon le bon vouloir de l’opticien et l’optimisation maximum d’une monture pour gosse, c’est la renaissance. Un gamin malentendant ou sourd, on essaye de voir une chose : s’il est pas un peu triso aussi, au cas où.

Première étape dans le long chemin de la victimisation populaire : le test de capacités intellectuelles. A l’aide de cartes numérotées et questions un peu fallacieuses du type « Elle s’appelle comment ta maîtresse ? » (étais-je assez teubé pour ne pas savoir qui me faisait cours ?), en quelques heures ton sort est plié : tu entends mal, mais AVEC DE LA CHANCE, tu as un cerveau intact qui peut être exploité. C’est toujours ça de pris, à 5 ans.

C’est donc avec un cerveau exploitable mais un peu inquiétant tout de même que j’ai affronté la vie, le système scolaire, les amours et pire : le peuple.
Comment faire des études quand on entend mal ce que les profs racontent ?

Il est de bon ton d’être handicapé dans un fauteuil pour s’attirer un minimum de compassion par le corps professoral.
Plein de bonne volonté, l’élève malentendant fait alors preuve d’un acte impie : il prévient le professeur de son handicap. Mais si, tu sais, là en bas de la feuille qu’on remplit en début d’année pour dire si papa est ouvrier ou responsable logistique, dans la case « remarques ». Neuf fois sur dix, cette remarque appelle un « Tu viendras me voir à la fin de l’heure », entraînant un « Comment ça tu n’entends pas ? C’est signalé dans le dossier scolaire ça ? ». Ayé, les fauves sont lâchés : ça ne se voit pas, donc forcément, ça n’existe pas. Il est de bon ton d’être handicapé dans un fauteuil pour s’attirer un minimum de compassion par le corps professoral. Chez les malentendants et les sourds : niet. Pas de canne, pas de roulettes, pas de membres en moins ! C’est l’arnaque. A peine, pour ceux qui peuvent, un petit boitier en plastique qui dépasse de l’oreille. Aucune peinture de guerre pour nous reconnaître, et ça, ça la fout mal devant l’individu normal. Il pourrait nous confondre avec un des siens. Outre les questions désobligeantes, comme « Explique-moi ce que tu as » (arf, t’as un schéma de l’oreille là ? J’te préviens c’est complexe), on a aussi cette stigmatisation involontaire à base de « Comme votre camarade a un PROBLÈME, elle sera désormais au premier rang ». Problème. Tout est dit.
Comment s’adapter au milieu urbain ?

Maintenant que tu sais que tu as un problème, reste à le confronter aux autres. Il faut avoir le cran de dire, parfois « Désolée, je n’entends pas », et là la mine patibulaire de l’homme lambda se met en place : sourcil relevé, bouche interrogative… et si j’avais une débile, en face de moi ? Le sourd, il faut bien le dire, est forcément un débile profond, puisqu’il n’est pas capable de communiquer relativement normalement avec son entourage.

Preuve en est, on se moque toujours du bon vieux professeur Tournesol qui saoule tout le monde avec ses « Commeeeennnt ? ». Mieux, le sourd, dans sa débilité, produit quotidiennement des misheard lyrics sur tout et n’importe quoi, ou répond « oui » à n’importe quelle question car il ne veut pas déranger son interlocuteur en lui demandant de répéter.

C’est ainsi qu’à force de réponses inadaptées à des questions simples (« Tu finis à quelle heure ? » « -oui »), d’années passées à croire que la chanson All by myself disait « Au bal masqué » et de grands silences lors des conversations que le sourd-malentendant peut essayer de soigner son problème. Mettre des appareils, quoi.
Alors comment ça va Robocop ?

Les appareils, c’est un peu le complot intersidéral pour te faire comprendre que t’en chies.
Il existe bien des modèles fashion pour des lunettes, et tout le monde est d’accord pour dire que Woody Allen après un passage aux lentilles de contact, ce serait plus ça. Les appareils auditifs, c’est un peu le complot intersidéral pour te faire comprendre que t’en chies. Pour certains malentendants, ils sont très pratiques. Pour d’autres, et j’en ai fais partie, c’est la croix et la bannière dans ce monde obscur.

En clair : c’est comme entendre le monde à travers un transistor. C’est métallique, parfois ça grésille, et c’est bête, mais ça peut foutre les boules, quand t’entends pour la première fois le tic-toc de l’horloge de la salle de bains ou le mouton du champ de derrière. Couplé à ces engins, de belles lunettes sur le bout de mon nez : c’est bon, je cumule assez d’indices pour qu’on comprenne que j’ai été finie au pipi. Sans regrets, j’ai abandonné mes appareils. Vivre dans un monde d’ouvrier en métallurgie, ça n’était pas pour moi. Avoir des regards inquisiteurs sur le pourquoi j’ai des molettes derrière les oreilles, non plus.
Et sinon, ça va là, TU ME COMPRENDS BIENG ?

Être malentendant, finalement, c’est pouvoir faire ressortir ce côté humaniste en chacun de nous. C’est, par exemple, permettre aux autres de donner le meilleur d’eux même pour articuler « ANNEUHLISEUH COMMENT TU VAS AUJOUREUHDHUI ? », de permettre à certain de prouver leur connerie « Mais, tu réponds au téléphone ? Tu fais comment ? J’croyais que t’étais sourde ! » (non, malentendante, connard), mais aussi d’apprendre de nouvelles langues, comme la langue des signes adaptée au peuple hagard « Je te fais un signe de balai, toi tu me fais un pouce, on se comprend, c’est ok ? » (dixit mon manager du McDo, qui a tout compris à la LSF). C’est aussi se taper des heures de rigolade avec d’autres malentendants sur des anecdotes de chansons incomprises. C’est aussi parfois avoir des coups de blues quand on est incapable de suivre une conversation normale. C’est des envies de meurtre quand une fille vous dit que vous inventez tout ça, puisque vous entendez les ronflements la nuit. Mais au final, c’est aussi une sacrée leçon. J’entends peut-être pas, mais je peux très bien te répondre en articulant bien fort d’aller te faire mettre, si ça me chante.

Pondu dans la joie par Annelise le 18 janvier 2011
http://www.madmoizelle.com
2011/01/20 11:15 - BB - Version imprimable 

 Presse : Bernay : le langage des signes pour comprendre bébé!
 Bernay : le langage des signes pour comprendre bébé!

Ce n'est jamais facile pour les parents de décrypter les attentes des bébés, tant que leurs petits ne maîtrisent pas l'usage de la parole. L'association Parentalement vôtre propose de combler ces lacunes dans la compréhension de leur bébé à travers des ateliers pour apprendre à communiquer ensemble. Une méthode (simplifiée) qui s'inspire de la langue des signes. « Les enfants maîtrisent plus tôt et plus rapidement les muscles de leurs bras et de leurs mains que ceux nécessaires au langage. Ils sont capables de communiquer par gestes bien avant de pouvoir le faire oralement... L'introduction de la langue des signes est alors un formidable outil pour approfondir la communication avec son enfant, même entendant. Et ce, sans freiner son apprentissage du langage oral, bien au contraire », explique Céline Laroche la présidente de l'association. « Les ateliers « Signer avec bébé » feront découvrir un certain nombre de signes qui leur permettront d'exprimer divers concepts comme par exemple « j'ai faim », « je veux mon doudou », « j'ai peur », etc. », précise Céline Laroche. Ils sont ouverts également aux grands-parents, assistantes maternelles, babysitters, enseignants, intervenants de la petite enfance...

Parentalement Vôtre Bernay invite à découvrir ces ateliers lors d'une séance d'information avec une personne formée à leur animation jeudi 20 janvier, de 19 h 30 à 20 h 30 à la Maison des Associations de Bernay. Renseignements: ateliers@parentalement-votre.fr ou 06.76.21.93.93.

Publié le lundi 17 janvier 2011 à 11H33
http://www.paris-normandie.fr/
2011/01/18 11:22 - BB - Version imprimable 

 Presse : Dis-moi, pourquoi tu parles avec les mains ?
 Dis-moi, pourquoi tu parles avec les mains ?

Drôle et sacrément intelligent : ce spectacle tout en musique sensibilise les tout-petits au handicap à travers le langage des signes.

Louisa est malentendante, elle s’exprime avec ses mains, mais Ellen ne la comprend pas. Nous sommes dans le sud des États-Unis en 1874. Louisa et Ellen sont jumelles. Dans la salle, spontanément, les jeunes spectateurs parlent avec leurs mains, au son du swing. La pièce musicale de Nathalie Roche et Caryn Trinca, le Chant de coton, sensibilise les tout-petits au handicap à travers le langage des signes. «?Mes parents sont sourds, la langue des signes est ma langue maternelle?», raconte Nathalie Roche, comédienne chanteuse, diplômée en musicologie. Elle a enseigné auprès d’enfants handicapés mentaux et moteurs. Son credo reste de sensibiliser les plus jeunes à la différence. «?Je souhaite dédramatiser le handicap et montrer qu’il peut même être un plus. Les enfants sourds développent énormément les sens du toucher, de la vue et de l’odorat. C’est une autre façon de parler.?»

Dans le spectacle, destiné aux cinq ans et plus, la petite Louisa découvre des personnages fantasques?: un loup bagou très bavard – qui ne fait même pas peur?! –, formidable danseur de claquettes, des tiges de coton désespérées car elles ne supportent pas de ressembler aux autres tiges, et l’invraisemblable Fée Coton évidemment toute de coton vêtue, exubérante, drôle et bienveillante. Les quatre protagonistes affichent un vrai talent, dignes des meilleures comédies musicales, en alliant danse, comédie et chant. Ils défendent ce «?spectacle pédagogique?» (label du rectorat de Paris de l’education nationale) avec une énergie à revendre. La musique signée Jérémie Champagne rythme ce voyage où tous les langages se rejoignent au chant de coton.

 

Le Chant de coton, jusqu’au 2?février, Théâtre de l’Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, 75004 Paris, mercredi ?et dimanche à 16?heures. ?À partir du 2?avril, espace Plaine, 13, rue du Général-Guillaumat, 75015 Paris.

Zelda Meyer
http://www.humanite.fr/
2011/01/18 11:18 - BB - Version imprimable 

 Presse : La halte-garderie dans ses nouveaux locaux
 La halte-garderie dans ses nouveaux locaux - Guilers

Depuis mercredi 5 janvier, les bambins de la halte-garderie Les petits poussins ont investi leur nouveau cadre de vie au sein du centre socioculturel de l'Agora, 79, rue Charles-de Gaulle.

Leur salle de jeu, vaste et lumineuse, donne sur un bel espace vert dont la partie jardin devrait prochainement être étendue. Pour la sieste, deux dortoirs sont à disposition. « Cela permet de respecter les rythmes de sommeil de chacun, en fonction de l'âge. » La structure est équipée d'une cuisine et cinq enfants sont désormais accueillis à la journée. « Les parents fournissent le repas et nous le réchauffons. »

« Nous sommes ouverts à l'accueil des enfants porteurs de handicaps ou de maladies », précise Anne Favé, puéricultrice responsable de la halte-garderie, qui vient d'obtenir un diplôme universitaire de langue des signes pour mieux communiquer avec les enfants sourds ou malentendants et leurs parents. « Et deux vendredis par mois, des ateliers en langue des signes sont organisés pour les petits par Annabelle Le Bayon. »

La halte-garderie est ouverte les lundis, mardis et jeudis de 8 h 45 à 18 h 15, les mercredis et vendredis de 8 h 45 à 12 h. Tél. 06 44 23 16 42.

jeudi 13 janvier 2011
http://www.ouest-france.fr
2011/01/18 11:17 - BB - Version imprimable 

 Presse : La langue des signes s'invite à la table des cafés linguistiques
 La langue des signes s'invite à la table des cafés linguistiques

A partir de mardi prochain, la langue des signes aura sa table à la brasserie Saint-Martial. «La richesse, c'est la différence», explique une des participantes.

"Nous voulons sortir la langue des signes du contexte handicap et la partager sous un jour culturel." C'est le but du projet sur lequel Evelyne Esnard travaille depuis un an et qui a fini par aboutir.

A partir de mardi prochain, grâce à elle, un nouveau drapeau prendra place sur une des tables de la brasserie Saint-Martial lors des sessions de cafés linguistiques: celui de la Langue des signes française. Dans cette langue, on désigne une personne par une caractéristique physique qui lui est propre. Pour les mains des sourds, Evelyne Esnard s'appelle «Sourire». C'est dire le rayonnement de cette femme qui a tout mis en oeuvre pour trouver un lieu où mêler sourds et entendants.

«J'espère que la création d'une table consacrée à la LSF permettra de sortir les sourds de leur communauté», affirme-t-elle, avant d'ajouter qu'elle n'est pas assez aguerrie pour transmettre la LSF à son tour dans le cadre des cafés linguistiques. Elle a donc réuni des personnes capables de faire partager cette langue et sa culture.

Parmi elles, Sylvie Bellanger, présidente d'Adapes 16 (Association d'aide aux parents d'enfants sourds en Charente), et Sophie Hervé, qui a étudié la LSF à l'université. «Ce n'est pas évident à Angoulême de rencontrer des sourds pour pratiquer cette langue et échanger. La création de la table LSF au café linguistique sera justement l'occasion de faire cela», explique cette dernière.

«Quand elles sont venues nous proposer l'idée, on ne s'est pas posé de questions. On a tout de suite compris que c'était ce qui nous manquait», raconte Matthieu Begaudeau, le responsable du service Europe Direct au CIJ qui organise les cafés linguistiques.

«On n'est pas des martiens !»

Depuis un an, ce concept permet à tous ceux qui le souhaitent, au rythme d'une fois par mois, de venir à la brasserie Saint-Martial à l'heure de l'apéro et de naviguer de table en table pour échanger dans une langue étrangère et de partager des cultures différentes. «Quand on a commencé, il y avait dix personnes tout au plus. A la dernière session, on était plus de 80 !», se réjouit Matthieu Begaudeau.

«La langue des signes est une langue à part entière, au même titre que l'allemand ou l'italien. Il y a des caractéristiques internationales, voire même régionales. Les sourds signent avec plus de volubilité dans les pays méditerranéens que dans les pays anglo-saxons, par exemple», raconte Sylvie Bellanger.

Sa fille, Charlotte Bellanger, est elle-même sourde et interviendra parfois aux cafés linguistiques pour accueillir les curieux: «On n'est pas des martiens ! s'insurge-t-elle. Il y a déjà quelques lieux de rencontre comme celui-ci, mais ils sont surtout à Paris. On n'a plus envie de se cacher. Je déteste l'expression ''monde des sourds'': je ne vis pas dans un monde à part !»

Avec l'arrivée de la LSF, ainsi que du grec et du russe, il y aura en tout neuf langues et cultures à découvrir lors des séances cette année.

Tout le monde - sourds, entendants, charentais de toutes les nationalités - est invité à participer dès mardi prochain. «La richesse, c'est la différence !», rappelle Sylvie Bellanger.

Cafés linguistiques, une fois par mois, de 18h à 20h, à la brasserie Le Saint-Martial, à Angoulême. Prochaines sessions: le 18 janvier, le 15 février et le 15 mars.

http://www.charentelibre.fr
2011/01/18 11:15 - BB - Version imprimable 

 Presse : Elle reprend la musique "Fuck You" en langage des signes !
 Elle reprend la musique "Fuck You" en langage des signes !

Grâce à cette jeune étudiante américaine, l'apprentissage du langage des signes se fait ludique et ne nous semble tout à coup moins difficile à comprendre.

Anna, une jeune étudiante en fin d'étude, vient de poster cette vidéo hilarante où elle se lance dans une chorégraphie endiablée accompagnée en fond sonore du titre de Cee-lo intitulé "Fuck You". Mimant les paroles de la chanson à l'aide du langage des signes, elle nous apprend alors à dire "fuck you" avec les mains.

En représentation face à ses camarades, elle crée ici l'hilarité générale à chaque passage du refrain et à chaque fois que le chanteur se fend d'un "Fuck You" tonitruant. "Mon nom est Anna et ceci est mon examen final en cours de langue des signes. Je ne suis pas sourde et j'apprends toujours le langage des signes, j'encourage les autres à en faire de même", écrit-elle sur son compte YouTube. En quelques jours, sa vidéo a été vue près de 150 000 fois.

Info rédaction, publiée le 13 janvier 2011
http://www.zigonet.com
2011/01/18 11:13 - BB - Version imprimable 

 Presse : Au moins 66 morts depuis la mi-décembre en Tunisie, selon la FIDH
 Au moins 66 morts depuis la mi-décembre en Tunisie, selon la FIDH

La présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH), Souhayr Belhassen, a affirmé jeudi à l'AFP détenir une liste nominative de 66 personnes tuées depuis le début des troubles en Tunisie mi-décembre, dont 8 dans la nuit en banlieue de Tunis.

"Nous avons une liste nominative. On a recensé 58 morts depuis le début des troubles, hors Tunis. On vient de recevoir confirmation de 8 morts et 50 blessés dans la nuit dans l'agglomération de Tunis", a déclaré Mme Belhassen.

"C'est un massacre qui continue. La priorité des priorités aujourd'hui est d'arrêter ce massacre", a-t-elle ajouté.

"Ce qui s'est passé cette nuit à Tunis est très grave. On n'a jamais vu ça. Les forces de l'ordre ont tiré sur des gens" qui s'étaient rassemblés dans plusieurs banlieues en dépit du couvre-feu décrété mercredi dans la capitale, a-t-elle dit, s'appuyant sur des témoignages de familles de victimes, des sources hospitalières et associatives.

Un précédent bilan établi par la FIDH faisait état mardi d'au moins 35 morts après les violences du week-end.

Au cours de la seule nuit de mercredi à jeudi, l'ONG a recensé, outre des victimes dans la capitale, 12 tués dans des villes de provinces, dont un mort à Sfax, "ville industrielle du littoral où un jeune de 18 ans, Omar El Haddad, a été tué" à l'issue d'une manifestation qui "avait rassemblé 5.000 personnes".

Les autres décès ont été enregistrés à Beguèche (Sud, 3 morts), Douz (Sud, 3 morts), Dour Chabane, dans la banlieue de la ville touristique de Nabeul (Est, 3 morts dont une femme), Hammamet, célèbre pour ses plages (Est, un mort, "un chef de réception d'un hôtel atteint d'une balle") et Thala (Centre, un mort, un sourd-muet n'ayant "pas réussi à se mettre à l'abri").

"Le bilan que nous avons établi est provisoire. Il n'est pas complet car nous n'avons pas pu faire un travail de recensement tous les jours. Il va sûrement s'alourdir très vite", a ajouté Souhayr Belhassen.

Le bilan officiel donné par le gouvernement tunisien fait état de 21 morts et n'a pas été actualisé depuis le début de la semaine. Une source syndicale tunisienne avait alors fait état de plus de 50 tués.

Jeudi matin, plusieurs centaines de manifestants ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes dans le centre de Tunis, a constaté une correspondante de l'AFP.

La Tunisie est confrontée depuis la mi-décembre à une révolte sans précédent. Une contestation sociale liée au chômage des jeunes diplômés dans le centre déshérité du pays a pris un tour politique et s'est étendu aux villes touristiques du littoral. Les manifestants dénoncent désormais ouvertement le régime "autoritaire" et "corrompu" du président Zine El Abidine Ben Ali.

Publié le 13/01/2011 13:54
http://www.ladepeche.fr/
2011/01/18 11:12 - BB - Version imprimable 

 Presse : Jean-Marc Barr espère bien pouvoir marcher dans Le Havre
 Jean-Marc Barr espère bien pouvoir marcher dans Le Havre

Jean-Marc Barr, l'inoubliable interprète du Grand Bleu et de Breaking the Waves tourne actuellement, au Havre, un polar pour France 2. Interview entre deux prises de vues.
LE HAVRE SAINTE ADRESSE TOURNAGE DU TELE FILM

Jean-Marc Barr au Havre, sur le tournage du téléfilm "Anges brisés"

CHRISTIAN CARIAT

Comment ce téléfilm vous a-t-il été présenté et pourquoi l'avoir accepté ?
Jean-Marc Barr : « J'ai collaboré cet été avec le réalisateur Edwin Baily pour un autre téléfilm. Ce furent 9 semaines éprouvantes mais surtout une formidable rencontre avec un metteur en scène et une équipe qui m'ont plu. En novembre, Edwin m'a téléphoné en me disant qu'il avait un autre projet. J'ai dit oui tout de suite, sans même savoir de quoi il s'agissait. J'ai fait 55 films et dès que je travaille avec quelqu'un que je respecte, comme c'est le cas pour Edwin... Impossible de dire non. »

Vous êtes pourtant plus acteur de cinéma que de télévision...
Jean-Marc Barr : « C'est vrai. Mais j'en ai marre du cinéma narcissique qui n'apporte rien. Aujourd'hui, le cinéma est très orienté vers les jeunes. Il a perdu sa dimension de miroir social. Je ne me prends pas au sérieux mais j'aime qu'un film induise une réflexion. La télévision est plus adulte finalement. Ce téléfilm évoque l'arrivée en Europe des phénomènes de société américains, avec l'augmentation des meurtres, de la violence... Dans les romans de Graham Hurley, dont sont tirés les téléfilms, l'action de déroule à Portsmouth. Une ville qui ressemble beaucoup au Havre dans son histoire récente avec une ville portuaire et ouvrière qui voit les inégalités sociales se creuser. Car dans le film, c'est bien au Havre qu'est retrouvé le corps d'Hélène, une adolescente. La ville fait partie intégrante du téléfilm, au même titre que les personnages.»

En parlant de personnages, parlez-nous du capitaine Faraday que vous incarnez. Comment l'avez-vous abordé ?
Jean-Marc Barr : « Je ne connaissais pas Graham Hurley, mais le scénario m'a semblé jouable. Puis, j'ai lu les romans... Le personnage était là. Vraiment beau. Je joue le capitaine Faraday. Un homme qui a perdu son épouse et qui a un fils sourd et muet. Il enquête sur des meurtres depuis des années. Malgré l'enfer dont il est témoin chaque jour, malgré son métier, il a réussi à garder sa foi dans le monde. Une foi qui commence à basculer face à la montée de la violence, la drogue, les jeunes perdus...
Je fais un métier absurde car c'est parfois lorsque tu te prépares le plus que c'est le moins intéressant. C'est le spectateur qui fait tout le travail en s'identifiant. Les acteurs ne donnent que des illusions. Dans le cas présent, je n'ai eu qu'à suivre le ton donné par l'auteur.

Vous parliez, tout à l'heure, du Havre. Que pensez-vous de cette ville ?
Jean-Marc Barr : « J'y suis déjà venu en 1993. J'y avais passé six semaines en répétition pour une pièce de théâtre. J'adore les photos que j'avais faites du port. Cette fois-ci, je m'installe pour neuf semaines au Havre. J'ai du travail. Beaucoup trop de travail pour rentrer chaque jour à Paris. Le fils du capitaine Faraday est sourd et muet. Il faut donc que j'apprenne la langue des signes pour bon nombre de répliques et notamment un interrogation que je suis censé traduire en langue des signes. C'est un sacré challenge. Mais j'aime énormément marcher et j'espère bien pouvoir m'accorder un peu de temps pour me balader au Havre et refaire des photos. En revanche, je rentrerai certains weekends car nous sommes en post-production pour deux films dont je suis co-réalisateur. »

Quels sont ces films ?
Jean-Marc Barr : « Ce sont des films à petit budget mais très engagés. Chroniques Sexuelles d'une Famille d'Aujourd'hui, par exemple, détaille les pratiques sexuelles de chaque membres d'une famille. C'est un projet qui prend le contrepied des films X qui participent à la dégradation de l'image de la sexualité. Les producteurs de pornos visent les enfants et les adolescents. Mais l'amour ce n'est pas cela. Ce n'est pas la masculinité exacerbée ou la violence envers les femmes. Chroniques Sexuelles d'une Famille d'Aujourd'hui, c'est un film ou l'amour est un partage. Où l'amour est beau. »

 
PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-ANGE MARAINE

Publié le mercredi 12 janvier 2011 à 08H31
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