Leur assurant des formations qualifiantes : Le Fep apporte l’espoir à trente sourds-muets
Innovation dans l’action des partis politiques sénégalais. Le Front pour l’émergence et la prospérité (Fep) vient de s’illustrer dans le champ social en permettant à trente sourds-muets de la banlieue de Dakar de subir des formations qualifiantes dans divers métiers.
Le Front pour l’émergence et la prospérité (Fep) vient de poser un acte majeur dans l’action des partis politiques sénégalais. En effet, la formation politique dirigée par Lat Diop s’est illustrée dans l’action sociale en faveur des personnes vivant avec des handicaps et les veuves des militaires invalides.Elle vient d’octroyer à trente d’entre elles des formations qualifiantes à divers métiers, allant de la teinture aux arts plastiques, en passant par les métiers du cosmétique. ‘Nous avons voulu marquer une rupture avec la façon dont la politique se faisait jusqu’ici. Depuis la création de notre formation politique, nous nous sommes évertués à nous approcher davantage des couches sociales les plus démunies afin de leur apporter soutien et réconfort dans la limite de nos moyens et de nos possibilités. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons briguer les suffrages des Sénégalais pour que les moyens de l’Etat qui seront mis entre nos mains servent au moins à quelque chose’, explique le patron du Fep.
Refusant d’indiquer le montant exact débloqué pour assurer cette formation à ces personnes vivant avec des handicaps, Lat Diop déclare néanmoins que son parti a assuré la prise en charge du formateur, des intrants, la restauration durant toute la durée de la formation, etc. ’Il nous fallait observer une rupture par rapport à ce qui se faisait avec la distribution d’espèces sonnantes et trébuchantes. Cela n’est pas notre credo. Notre credo est le respect de la dignité humaine afin de permettre à tous les Sénégalais de retrouver leur dignité et leur place dans la société qui est la nôtre’, ajoute-il. Non content de s’arrêter à ce geste, il annonce une série d’actions à entretenir en faveur des sourds-muets pour qu’ils soient pris en compte dans les politiques sociales. ‘Je vais bientôt saisir le président de la République et les autorités compétentes pour que les sourds-muets puissent être pris en compte dans certains programmes de la télévision nationale afin qu’ils puissent pleinement jouir de leur droit à l’information’, assure-t-il.
Pour Aziz Kâ, le représentant du Fep à Tivaouane, si tous les leaders politiques des cent cinquante partis politiques existants au Sénégal faisaient comme celui du Fep, la mendicité ne serait plus qu’un mauvais souvenir pour le Sénégal. ‘Ces sourds-muets ne sont pas des personnes vivant avec des handicaps. Les vrais handicapés sont ceux-là qui restent des journées entières sans rien faire d’utile dans la bonne marche du pays, ce sont ceux-là qui prennent l’argent du pays et les distribuent à qui ils veulent, ces personnes à qui l’Etat a tout donné depuis l’âge de 7ans et qui ne le lui rendent pas bien. Si de telles actions se multiplient, de nombreuses personnes vivant avec des handicaps ne seraient plus dans les rues de la capitale pour tendre la main’, assure-t-il.
Pour sa part, Mme Aïcha Bâ, la marraine de cette association de sourds-muets bénéficiaire de la formation, ce geste de bienfaisance venu d’un parti politique doit être salué à sa juste valeur. ‘Ces personnes peuvent bien apprendre un métier et l’exercer. Nous remercions le Fep et son président Lat Diop, et nous demandons aux autorités de suivre ses pas et de nous appuyer’, déclare-t-elle.
L'Atomium bientôt accessible pour les sourds et les malentendants
L'Atomium proposera prochainement une interprétation digitale en langue des signes aux sourds et malentendants, a indiqué jeudi la Fédération des organisations flamandes de sourds et malentendants.
L'Atomium propose depuis longtemps des guides traditionnels et des audioguides, mais ceux-ci ne sont pas adaptés aux sourds et malentendants. Un guide digital sera donc bientôt disponible en langue des signes internationale, française et flamande. Les commentaires seront donnés grâce à un petit film diffusé sur un iPod. Les visiteurs malentendants de l'Atomium devront simplement introduire le numéro de l'objet exposé. L'Atomium est le premier monument ou musée belge à offrir un tel service. (MUA)
L’association française Audition Solidarité qui est une initiative de Christine Bourger, Carole Ercole et Odile Petit, a décidé d’améliorer les conditions de travail des pensionnaires du Centre d’éducation et de réhabilitation des sourds et malentendants (CERSOM) de Bafoussam. Elle a apporté son expertise dans ce centre les 1er 2 et 3 février 2010. La première intervention de l’association au Centre remonte en 2009. « L’an passé, nous avons appareillé environ 80 enfants avec des prothèses auditives. Les plus petits n’ont pas pu être appareillés. Cette année, nous revenons pour la prise en charge de ces petits et de ceux qui sont recrutés pour le compte de l’année scolaire 2009-2010, la vérification de la fidélité des prothèses en usage quand on sait qu’au cours de leur fonctionnement elles peuvent s’abîmer », confie Carole Ercole. Elle rajoute que les travaux de l’orthophoniste se poursuivent.
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« Il est question d’évaluer les progrès des enfants dans l’art d’articuler et de continuer le travail avec le professeur. Par ailleurs, nous continuons le travail des embouts sur mesures. Il s’agit d’un morceau de plastique incorporé à la prothèse auditive. En laissant passer dans l’oreille le son amplifié en provenance du moteur de la prothèse, il permet à l’enfant d’entendre beaucoup mieux », renchérit Odile Petit. Aux dires de Virginie Gilabert, l’orthophoniste, son travail consiste à faire redécouvrir et comprendre les nouveaux sons au sourd-muet (à l’aide des outils pédagogiques tels que le suvag et les instruments de musiques), lui apprendre à utiliser sa voix avec des méthodes appropriées telle que la méthode verbo-tonale ; faire connaître la surdité aux enseignants du Centre et leurs apprendre les techniques d’enseignement.
Il faut relever que le suvag est un appareil qui permet de donner des sensations vibratoires de la projection vocale et d’amplifier la voix. Car le sourd ne s’entend pas. Selon le promoteur du CERSOM Innocent Djonthe, les travaux de l’association se sont situés dans le cadre de l’évaluation des initiatives entreprises l’année dernière. « Les promotrices ont comblé les lacunes, former des personnes à la maîtrise définitive de certains domaines d’activités et des enseignants pour enfants sourds. Le montant dégagé pour l’achat du matériel didactique se chiffre à 65 000 000 Fcfa. Il provient de la coopération française. » L’effectif du CERSOM en cette année scolaire 2009-2010 se chiffre à 90 enfants. L’association audition solidarité a pour but d’impulser la solidarité et l’entraide en faveur du monde de l’audition.
Par Azap Ndongo | Jeudi 4 février 2010
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C’était à l’occasion d’un atelier organisé par l’association Manita
Le but de cet atelier, et c’est très paradoxal selon Olivia Mbangwe la présidente de l’association, était de « donner la parole aux sourds-muets, qu’ils puissent s’exprimer sur des sujets de santé publique ». Pour cela Manita association a misé sur l’art, notamment le dessin et la peinture. La caravane Manita s’est déployée durant toute la semaine dernière à l’Institut pour Déficients Auditifs et Visuels (IDAV) d’Akwa Nord, avant de s’arrêter en fin de semaine au Centre de Réhabilitation des Enfants Sourds (CRES) de New bell. Sous la direction artistique de Joe Kessy (artiste plasticien), les ateliers, placés sous le thème « Mon hôpital, comment je le vis ? », ont bénéficié de la collaboration des meilleurs artistes plasticiens de la ville tels Méric, ou encore Téfollo Merlin, qui ont transformé les établissements en des espaces de créations, au grand plaisir de ces jeunes enfants qui ne demandent pas plus que d’être intégrés dans la société, au même titre que tout autre enfant. En témoigne d’ailleurs le talent qui se dégage de leurs œuvres, et qui fait dire à certains qu’« il y a parmi ces enfants des futurs Picasso ».
C’est d’ailleurs le grand combat que mène l’association au quotidien, aux travers de ses multiples actions sur le terrain et malgré les difficultés qui demeurent. Entre autres, et c’est le problème le plus criard, le manque de moyens. La présidente ne s’en cache pas, « l’opinion publique ne nous entend pas malgré tous nos efforts sur le terrain. Nous n’avons pas d’assistance. Nous ne voulons pas les millions, des voitures, mais plutôt du matériel, de bénévoles, d’assistance humaine pour réaliser tous nos projets. Notre cahier de comptes est ouvert à tout le monde ». Ce d’autant plus que d’autres actions sont à venir, et devrons se dérouler jusqu’au 09 janvier 2010. C’est ainsi que l’on annonce des ateliers de musique, notamment avec les artistes Boudor pour le slam et VBH pour le rap. A noter qu’au finish, l’ensemble des œuvres réalisées au cours de ces différents ateliers sera exposé dans les prochaines semaines à Douala.
Manita est une association initiée par des jeunes étudiants en France et en Allemagne pour améliorer le dialogue entre les cultures, le but étant d’œuvrer pour le développement durable des populations défavorisées ; Ceci par une démarche partenariale avec les associations locales, l’Etat et les professionnels, une démarche participative des membres de la communauté concernée, et enfin par une démarche éducative de proximité.
A cet effet elle mène des actions à travers divers programmes, la santé, l’environnement et l’encadrement professionnel des jeunes. Les ateliers baptisés Sanit’Art consistent en la sensibilisation sanitaire à travers l’art et la culture. Pour cette année, un accent particulier a été mis sur la sexualité des jeunes, la drépanocytose et les déficiences auditives et visuelles.
Par Alix Fétué - 21/12/2009
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Audrey Lessard est sourde, mais son handicap ne l’a pas empêché de devenir médecin! Elle est la première femme sourde à devenir médecin au pays. Voici son courageux parcours.
«J’ai toujours dit à tout le monde que je voulais être docteur, lance Audrey Lessard, avec la voix de son interprète. On me disait toujours que ce serait impossible parce que j’étais sourde. Seuls mes parents me disaient que c’était possible. Il n’y avait pas de modèle, ça n’existait pas. J’allais être la première.»
Audrey Lessard est née en 1982 sans anormalités apparentes : c’est à l’âge de cinq mois que les médecins de l’Hôpital Sainte-Justine diagnostiquent le handicap. Ses parents l’élèvent en lui offrant tous les outils nécessaires pour favoriser son intégration à la société. «Ma mère et mon père m’ont beaucoup encouragée à lire sur les lèvres et à apprendre à articuler, raconte-t-elle. Ils voulaient que j’apprenne le français avant la langue des signes, pour que je puisse m’intégrer plus facilement dans la société.»
Enfant, Audrey est inscrite à l’école normale; une interprète l’assiste, mais ce n’est pas toujours facile… «J’étais toujours la dernière de la classe, mais la première en mathématiques!, dit-elle. Le plus gros défi, c’était surtout l’attitude des enfants par rapport à mon handicap. Certains pouvaient être vraiment méchants.»
Pendant toute sa scolarité, l’un des grands défis d’Audrey sera d’avoir accès à un bon interprète. Quatre interprètes différents se succèdent pendant son secondaire; huit, pendant ses études universitaires. «Ça demande des personnes très motivées et qui aiment apprendre, souligne la jeune femme. Les termes médicaux, il n’y a pas de signes pour ça!» Audrey passe de longues heures avec ses interprètes pour leur apprendre les bases du langage médical afin qu’ils puissent suivre les cours avec elle.
D’abord inscrite en pharmacologie, Audrey bifurque en cours de route vers la podiatrie, la spécialité médicale pour la santé des pieds. «Un domaine où on peut encore être pionnier», fait-elle valoir. À la clinique, la jeune médecin rencontre ses patients avec, à ses côtés, une interprète qui lui sert de voix. Patricia Béland, ce sont ses yeux et ses oreilles. Comment réagissent les patients? Un peu étonnés, au départ, mais rapidement rassurés. La communication est fluide, tout ce qu’il y a de plus «normale», sinon qu’elle se fait à trois.
Peu de personnes atteintes de surdité se rendent aussi loin que Audrey Lessard, tant dans leurs études que dans leur carrière, Et c’est en partie pour changer ces statistiques qu’elle rédige actuellement un livre.
«Je veux mettre en valeur tous les défis que j’ai eu à surmonter, témoigne-t-elle. Pour moi, être ici à la clinique, c’est comme le sommet du mont Everest. Je veux surtout montrer aux parents comment ils peuvent aider leur enfant atteint de surdité. Malgré tous les obstacles, je n’ai jamais abandonné, j’ai toujours eu le même rêve. J’ai suivi la trajectoire de l’objectif que je m’étais fixé à l’âge de trois ans : devenir docteur.»
WFD Congress 14-24 july 2011
Congrès mondial des sourds du 14 au 24 juillet 2011
International Convention Centre à Durban
Le thème du congres:
Reconnaissance globale du sourd
Thème de la commission:
L'éducation sourde
Les études des sourds et la langue des signes
Le développement des pays
Les droits humains
Groupes de travail spéciaux:
Sourds lesbiennes, gays, bisexuels et travestis
Groupes d'ethniques sourds
CODA
Sourds-aveugles
Santé mentale des sourds
Interprètes de langue des signes
Familles
Technologie
Nouveau site internet pour les sourds francophones
La Fédération francophone des sourds de Belgique a présenté son nouveau site internet. Cela peut sembler anecdotique mais pour les 20 000 sourds de la Communauté française, c'est surtout une nécessité.
Presque entièrement traduit en langue des signes, c’est le premier du genre en Belgique francophone.
Quand on sait que la plupart des sourds et malentendants ne savent pas lire correctement sur internet, on comprend mieux l'intérêt d'un site où ils peuvent trouver des renseignements de base : par exemple, comment appeler les secours ou pour qui voter ?
La Fédération francophone des sourds de Belgique (FFSB) a lancé ce nouveau site internet bilingue français-langue des signes grâce, entre autres, au soutien de la Région wallonne, de la Commission communautaire française, de la Communauté française et du Rotary International, annonce la FFSB mercredi.
Ce site (www.ffsb.be) se présente comme "un espace de promotion de la culture sourde, un fabuleux moyen de communication et un outil en perpétuelle évolution", souligne la FFSB.
Le site a pour but de présenter la Fédération et ses activités, ainsi que de fournir des informations sur la surdité.
La présidente de la Fédération mondiale des Sourds, Donalda Ammons, et la présidente du Comité d'organisation des Jeux mondiaux des Sourds, Marianna Vardinoyanni, ont signé mardi à Athènes, en présence du secrétaire d'Etat aux Sports, Yannis Ioannidis, un mémorandum de coopération en vue des Jeux mondiaux des Sourds qu'accueillera la Grèce en 2013.
Après s'être dit heureux d'accueillir Mmes Ammons et Vardinoyanni au Secrétariat aux Sports pour la signature du mémorandum, M. Ioannidis a souligné que "les Jeux mondiaux de 2013, que nous avons remportés à Salt Lake City, accueilleront au moins 5.000 athlètes de 100 pays avec 10.000 accompagnateurs. C'est encore une grande organisation qui aura lieu en Grèce, et je suis certain qu'elle aura un succès analogue à celui des Jeux olympiques d'Athènes en 2004".
Un dictionnaire à l'usage des sourds-muets cambodgiens fait ses premiers signes en ligne
Deux rapides mouvements des doigts simulant le vol hésitant d'une libellule, un coup de poing suivi d'un frémissement et d'une ondulation de la main pour représenter un feu d'artifice... Le dictionnaire numérique de langage des signes khmer, mis en ligne récemment par l'association d'aide à l'enfance défavorisée au Cambodge Krousar Thmey et l'Institut des jeunes sourds de Bourg-la-Reine en France, propose gratuitement aux internautes de plonger dans un univers étonnamment poétique. Mais là n'est pas son objectif : cet outil ludique et pratique permet aussi et surtout d'accéder en quelques clics à des centaines de mots en khmer, français et anglais et à leurs équivalents en langue des signes khmère, via des petites vidéos explicatives. Une première au Cambodge, qui vient compléter judicieusement la désormais longue liste des dictionnaires khmers en ligne.
D'Abréviation à Yeux
Créé sur le modèle du répertoire lexical numérique français mis en place dès 2000 par l'Institut des jeunes sourds (IJS) de Bourg la Reine, le dictionnaire numérique de Langue des signes khmère (LSK) est en ligne depuis le mois de décembre 2008, dans une version "Bêta", qui comporte déjà quelque 220 références, d' "Abréviation" à "Yeux", et sera progressivement étoffée.
Les partenaires de ce projet, destiné prioritairement aux jeunes sourds et malentendants cambodgiens pris en charge par l'ONG Krousar Thmey mais aussi à un large public grâce à sa diffusion sur Internet, ont opté "pour une infrastructure minimaliste", souligne sur son blog Nicolas Anquetil, professeur des Arts appliqués à l'IJS de Bourg-la-Reine et principal concepteur technique de cet outil.
Simple comme un clic
Le but, raconte cet enseignant français, était de faire simple, selon le principe cher aux concepteurs informatiques "Less is more" [une structure minimale pour un maximum d'efficacité], et de permettre à quiconque, sans "aucune compétence informatique préalable", d'en user aisément.
L'interface du lexique de l'IJS a été adaptée à la fois pour intégrer les spécificités de la langue khmère et pour faciliter l'utilisation de cette application au Cambodge. Elle peut ainsi être installée, à partir d'une version CD-Rom, sur n'importe quel PC et être ensuite consultable avec un simple navigateur, comme n'importe quel site internet, même sans être connecté au réseau. De même, vidéos et sons ont été optimisés pour une utilisation en ligne aisée sans qu'il soit nécessaire d'être équipé d'une connexion haut débit.
Il suffit donc d'un clic dans un menu déroulant pour choisir à partir d'une liste alphabétique un mot, en khmer, en français et en anglais, et découvrir sa traduction en langue des signes khmère. Chaque terme est associé à une séquence vidéo dans laquelle un jeune homme ou une jeune femme effectue les gestes correspondants en LSK, tandis qu'une voix off prononce le mot en khmer. Le tout est accompagné d'un petit dessin détaillant les mouvements à réaliser et, dans la partie khmer-LSK, d'une définition, de précisions sur l'emploi de l'expression et d'une phrase en guise d'exemple.
A le découverte d'une langue et d'une culture
Ce nouvel outil donne un petit aperçu de l'immense travail effectué par l'ONG Krousar Thmey depuis 1994, qui scolarise des enfants cambodgiens sourds et muets et a élaboré une langue des signes adaptée au khmer et à la culture cambodgienne. Il offre aussi à des non-initiés, familiers ou non du Cambodge, l'occasion de découvrir un langage d'une grande richesse, à la fois profondément ancré dans la culture khmère et universel.
Le néophyte prendra ainsi plaisir à apprendre à dire avec les gestes des expressions telles que le très imagé "collier de fleur", l'emblématique "solidarité", la frétillante "crevette" ou la mortifère "réputation" qui, sans faire de "vacarme", est lourde de sens !
Un très bel usage, simple et utile, des nombreuses possibilités qu'offre désormais l'univers multimédia, porteur d'...
De nombreux autres dictionnaires de langue khmère sont également disponibles sur le Net
- Le formidable annuaire des dictionnaires, Lexilogos, propose un choix appréciable : dictionnaire de khmer moderne, dictionnaires cambodgien-français dont ceux de Jean Baptiste Bernard (1866) et de Joseph Guesdon (1930), lexiques sonores par thème, cours de lecture, d'écriture, de grammaire et, en prime, le texte de la Déclaration universelle des droits de l'Homme en khmer.
- Un dictionnaire khmer-français-khmer est édité et publié gratuitement sur le site Angkor Planet , sur lequel on peut aussi découvrir de surprenantes et colorées représentations d'un Angkor de rêve
- Un groupe de Khméro-Californiens, avec la collaboration de jeunes Phnompenhois, a mis en place un dictionnaire numérique anglais-khmer lui-aussi gratuit
Par Laurent Le Gouanvic
14-01-2009
http://ka-set.info
Nous avons reçu l'autorisation de l'administration à créer une association dénommée : association des sourds conscients du Faso (A.S.C.F)
Nous voulons informer le monde entier : européen, américain, asiatique, africain de la naissance de cette association. Toutefois, nous serons ravi de recevoir des projets de société, afin de nous soutenir pour notre intégration.
Association des Sourds Conscients du Faso (A.S.C.F)