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 A l'étranger : Quatre Fédés pour les handicapés - Afrique
 Quatre Fédés pour les handicapés

Réforme. La Fédération camerounaise de sports pour handicapés a été éclatée samedi au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

Quatre fédérations animeront désormais les activités sportives des personnes handicapées sous la coordination d’un Comité paralympique camerounais (Cpc). C’est la principale résolution issue de l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération camerounaise des sports pour handicapés (Fécash) tenue samedi dernier à Yaoundé, dans la salle de conférence du ministère des Sports.

Ces fédérations ont été créées suivant une classification des handicaps. On aura désormais une Fédération des sports pour handicapés visuels, c’est-à-dire des aveugles et mal voyants ; une Fédération des sports pour sourds-muets, une pour les handicapés intellectuels et une pour les handicapés moteurs.

Sur instruction de Michel Zoah, le ministre des Sports, ces fédérations disposent de 45 jours pour tenir leurs assemblées générales électives. Leurs statuts ont été adoptés au cours de l’assemblée générale de samedi dernier. Chaque fédération pourra ainsi fonctionner suivant les standards reconnus. En plus d’un bureau exécutif, on aura des directeurs techniques, des entraîneurs nationaux par discipline. « Les résultats vont suivre, se réjouit Emile Abeng Mbozo’o, le président de la Fécash, parce que nous avons des athlètes qui n’attendaient que ça. Il y a eu un faux débat où on disait qu’on n’a pas été au comité paralympique, pour n’avoir pas payé 600 dollars. C’est juste parce qu’il n’y avait pas sur place de comité paralympique agréé au comité paralympique africain et au comité paralympique international. Avec ce comité paralympique camerounais, on pourra désormais bénéficier des subventions, des formations, des stages, des infrastructures, quand on saura qu’il y a, au Cameroun, des athlètes dans plusieurs disciplines. Le Cameroun est le géant de l’Afrique centrale, pour ce qui concerne le sport pour personnes handicapées ».

Satisfait aussi, Jean-marie Aléokol Mabieme, le président de special olympic international : « Cette formule va permettre aux handicapés de présenter une autre face au Cameroun et au niveau international. L’éclatement de cette fédération va augmenter le nombre d’organisations sportives pour personnes handicapées. C’est un système vaste, où on a vraiment besoin de personnel pour encadrer les personnes vivant avec les handicaps, quel que soit l’ordre ».

Achille Chountsa
Lundi, 14 Mars 2011
http://www.quotidienlejour.com
2011/03/15 12:13 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Espagne : Un Marocain de 32 ans aurait été tué par son frère dans la région d'Almeria
 Espagne : Un Marocain de 32 ans aurait été tué par son frère dans la région d'Almeria

Un drame familial s'est déroulé dimanche à deux heures du matin dans le district de Balerma, dans la municipalité d'El Ejido, dans la région d'Alméria. Un Marocain de 32 ans serait mort sous les coups de son frère de 48 ans. La partenaire du frère cadet, qui avait alerté les urgences, a été blessée également.

Moustafa C., sourd-muet comme son frère Mouloud, aurait été arrêté par la police espagnole, indique Europa Press. La Guardia Civil a ouvert une enquête, mais pour l'instant, les circonstances du drame restent floues.

Selon un cousin des deux, Mouloud aurait rejoint son grand frère il y a 6 ou 7 ans pour vivre avec lui. Il serait déjà connu par la police espagnole pour s'être « mis en difficultés de temps en temps ». Son frère serait de caractère très tranquille, affirme le cousin. Pourtant, des traces de sang sur les lieux, les environs d'une ferme, témoignent d'un combat violent.

07.03.2011 | 20h07
http://www.yabiladi.com
2011/03/09 12:19 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Sédhiou : fin de la formation des pairs éducateurs en langage de signes sur le VIH/SIDA
 SENEGAL–SOCIETE

Sédhiou : fin de la formation des pairs éducateurs en langage de signes sur le VIH/SIDA

Sédhiou, 5 mars (APS) - L’ONG Society for women and aids in Africa (SWAA), en partenariat avec Handicap International, a procédé, samedi à Kolda, à la clôture d’un atelier de formation des pairs éducateurs en langage de signes sur le VIH/SIDA, a constaté le correspondant de l’APS.

Il s’est agi selon le chargé de programme à SWAA Sénégal, le docteur Simon Hambarukize, de former douze pairs éducateurs venant des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou pour ‘’assurer le conseil de dépistage volontaire (CDV) des sourds muets comme partie intégrante de la population.’’

Au préalable, ‘’ un lexique sur le VIH dans le langage des signes a été élaboré sur CD, des personnes ressources qui parviennent à parler avec les sourds muets en langue locale identifiées et formées ainsi que les encadreurs des personnes handicapés des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda’’, a-t-il souligné.

Le programme prend également en charge les malvoyants, les albinos et les autres types de handicap.

Un plaidoyer en faveur des chefs religieux est prévu samedi après-midi, a-t-il annoncé. L’objectif vise une meilleur implication de la communauté et surtout des leader d’opinion.

L’atelier de formation des pairs éducateurs en langage de signes sur le VIH/SIDA a duré trois jours.

PDF/ASG
http://www.aps.sn/
2011/03/09 12:07 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Une passion peu commune - Canada
 Une passion peu commune

HAWKESBURY | Curieuse, ouverte sur le monde, Catherine Léveillée a plus d’une passion. Fraîchement émoulue de l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury, la jeune fille souhaite entre autres devenir interprète de la langue des signes québécoise (LSQ).

Inscrite à l’Université d’Ottawa en linguistique avec une mineure en psychologie, elle poursuit parallèlement son apprentissage de cette langue codée, qu’elle maîtrise déjà très bien. Elle déclare d’ailleurs d’emblée que « les personnes sourdes ne prennent pas la surdité comme un handicap, mais comme une opportunité de vivre une culture et de découvrir le monde différemment. »

Elle cite en exemple le cas d’une jeune femme qui a fait ses études en médecine accompagnée d’un interprète et qui a obtenu son diplôme : elle pratique aujourd’hui.

Pour sa part, Catherine a plusieurs amis qui ont un problème d’audition, ce qui n’est pas une barrière pour autant.

« J'ai des amis de mon âge, sourds et malentendants. J'aime participer à des activités avec eux et pratiquer mon LSQ. J’apprécie leur joie de vivre et je vais à des partys avec eux, comme avec n'importe qui. »
C’est très jeune qu’elle allait découvrir cet univers et, surtout, s’y intéresser.

« On pensait que mon petit frère allait devenir sourd, et mes parents ont commencé à apprendre le langage signé. Je les voyais partir pour le Centre Jules-Léger à Ottawa et participer à des cours de LSQ. On habitait North Bay à cette époque. »

De ces voyages, sa mère (Dominique Rioux) rapportait des paniers remplis de jeux éducatifs et de livres spécialisés, pour sa famille et pour les membres de sa communauté qui avaient des besoins semblables.
« Moi, j’ai pris le livre et je voulais apprendre. Je regardais aussi les signes à la télé, mais je n’étais pas en contact avec la communauté à ce moment-là. » Elle n’avait pas encore cinq ans.

Finalement, son frère a retrouvé une ouïe normale à la suite d’une intervention chirurgicale. Ses parents ont alors laissé tomber l’apprentissage, mais pas elle. « J’aimais cela, mais je n’avais personne avec qui pratiquer. »

Il lui faudra attendre les études secondaires pour renouer vraiment avec le LSQ alors que l’une de ses enseignantes a un fils atteint de surdité.

« Elle m’avait invitée à les joindre, et j’étais allée les aider pour certaines activités. Je les avais trouvés tellement gentils et accueillants. Finalement, je suis allée au Centre Jules-Léger un Noël, et je m’y suis fait des amis. J'ai eu l'opportunité incroyable de rencontrer des gens qui m'ont tout de suite accueillie pour m'aider à prendre contact avec la communauté sourde. Le langage signé vient très facilement quand on est entouré d'amis sourds. En plus, je suis surtout visuelle. »

Il est évident que, dans la bouche de Catherine, l’emploi du mot sourd n’est pas péjoratif. Celle-ci explique sa définition.

« La communauté sourde, c'est un groupe qui comprend les personnes sourdes, les malentendants et les « entendants » qui ont des amis ou des membres de leur famille qui ont des problèmes d’audition. Ils se réunissent souvent et s'amusent ensemble, « entendants » ou pas. Ils sont très ouverts aux gens qui les entourent. La communauté sourde, ce n'est pas une secte, ce n'est pas un endroit. Ce sont des gens et leur culture. Ce ne sont pas des gens isolés, mais des personnes engagées et sociables. Alors je continue à m'impliquer et j'aime être avec mes amis. À un certain moment, j’aimerais devenir interprète de LSQ. Il me reste beaucoup à apprendre, mais c'est tellement intéressant. »

Dans un autre ordre d’idées, mentionnons que Catherine Léveillée est bien connue pour ses périples en canot avec son père, Daniel Léveillée. Il est le premier à dire que c’est elle qui en a eu l’idée alors qu’elle n’avait que quatorze ans. Sensible à sa communauté, elle a tout de suite pensé à convertir l’aventure en activité au profit de la Fondation de l’Hôpital Général de Hawkesbury. Depuis trois ans, ils ont ainsi recueilli environ 18 000 $ pour la Fondation de l’HGH.

2 mars 2011
Chantal Quirion
http://www.largenteuil.ca
2011/03/04 12:08 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Le cas de l’éducation sourde québécoise
 Le délitement du bassin linguistique - 2
Le cas de l’éducation sourde québécoise

Au premier abord, j’ai envisagé ma jeune existence sous la lorgnette de l’apprentissage des signes et de la parole, simultanées. Voici une première contradiction fondamentale qui implique certaines prépositions conflictuelles sur la prépondérance ou non d’une langue – ou encore d’un mode de communication – aux dépens de l’autre. À l’âge de quatre ans, je fréquentai une école spécialisée qui mettait l’accent sur la parole orale. Je vécus cette première dénégation d’un mode de communication comme un refus parfois présent de la société de voir le Sourd signer, même si c’est en parlant par la même occasion.

Cette première expérience scolaire fut un choc initial pour moi qui croyais au bienfait de signer et parler à la fois et voilà qu’on contredisait mes repères une première fois. Je tiens à indiquer que j’ai appris le français signé, qui est un code de signes calqué sur la structure de phrase française et non une langue signée à part entière, servant principalement à développer une maîtrise du français et mieux pratiquer la parole simultanément lorsque tel est le cas. Une telle attitude n’est sans lien direct avec l’apprentissage scolaire proprement dit et met plutôt l’accent sur le contenant – l’opportunité de parler à défaut d’entendre ? Disons qu’il y a parfois de meilleures alternatives éducatives, qui valorisent les qualités de l’humain plutôt que de centrer sur la performance de la parole et mouler sur le modèle d’entendre.

De retour parmi mes semblables sourds l’année suivante, je restai à l’école qui offrait un enseignement en signes durant deux ans. Originellement, je devais rester un an à cette même école et passer à l’intégration scolaire dans l’école de mon quartier d’enfance. Finalement, c’est en deuxième année du primaire que je fus intégré avec les services d’une interprète et d’une équipe de soutien. Le directeur de l’école des Sourds ne croyait pas alors à la possibilité que je puisse m’en tirer dans un groupe régulier et envisageait de me maintenir à l’école spécialisée en signes. Il est utile d’indiquer que c’était aussi une considération d’ordre monétaire. Chaque enfant sourd représente une manne pour l’école spécialisée qui peut se maintenir à flot avec les ressources offertes à sa disposition.

Je note ici que je ne suis pas là pour faire le procès de l’intégration scolaire des Sourds. Durant les années 1970, au moment du tournant des services publics en matière d’éducation québécoise, des élèves sourds furent forcés à une intégration scolaire sauvage sans interprète. Finalement, suite à certaines pressions, un secteur sourd fut crée à la polyvalente Lucien-Pagé où des Sourds pouvaient dès lors suivre des cours ensemble et ce, dans leur mode de communication. Nous parlons ici d’élèves sourds s’exprimant principalement en signes et ayant évolué auparavant à l’Institut des Sourds de Montréal. Par la force des choses, l’intégration devint la pratique consacrée des étudiants sourds qui pouvaient désormais gravir les marches de l’éducation supérieure. L’école spécialisée y laissa des plumes.

Toutefois, la réalité demeure que la langue signée est la langue première de la personne sourde. À plus forte raison, cette personne se servira de ses yeux de façon exclusive pour écouter son interlocuteur. Nous faisons abstraction ici des appareils auditifs. Vous me fourniriez le prétexte comme quoi la personne sourde peut lire sur les lèvres. Je vous rétorquerai alors qu’elle captera en moyenne 30 à 50% du message sans toujours pouvoir en saisir le contexte. Convenez que ce n’est pas toujours une option viable, qu’il peut y en avoir d’autres qui conviennent mieux à certaines personnes. Signer est une option valable, et c’est ce qui fonde la quête de l’Option Sourde.

Revenons sur les entrefaites de mon intégration scolaire. Jusqu’à un certain point, je me suis bien tiré d’affaire sur le plan scolaire. Au primaire, l’intégration était un rêve pour moi, du moins jusqu’en sixième année. Sur le tard, je me suis aperçu des conséquences désastreuses qu’avait l’intégration scolaire à l’égard des personnes sourdes sur le plan du développement des capacités communicationnelles, interpersonnelles et des compétences de groupe. Sans un retour au sein de la communauté sourde, l’intégration scolaire anémie le potentiel des personnes sourdes dans le développement de leur personnalité et la capacité d’assumer un statut au sein d’un groupe et la confiance qui l’accompagne.

Il y a de ces expériences qui forgent un certain destin, ou trajectoire de vie. Dès le moment de cette prise de conscience de mon identité sourde au-travers de mon parcours scolaire, je forgeai une forte personnalité même en dépit des choix, des trajectoires et des situations devant lesquels je fus placé. En sixième année, je demeurai à l’école de mon quartier, pendant que la moitié de ma classe et une bonne partie de mes amis se rendit à l’école d’immersion anglaise – moitié d’année en anglais et l’autre en français. Mon frère fréquenta même cette école quelques années plus tard.

Globalement, je vécus cette transition de la fin du primaire comme une ultime déchirure. Déstructurer le réseau scolaire, provoquer une scission au sein des groupes d’élèves, inciter au seul bénéfice de la langue seconde et laisser en plan l’expérience d’un cours primaire complet avec le facteur cohésif d’élèves soudés autour d’objectifs communs et des relations d’amitié fortifiées, disons qu’il y a de la place pour une école plus humanisée et qui tendrait vers une appropriation pleine et entière de la culture québécoise, sans égard à l’apprentissage de l’anglais de manière intensive.

Si j’avais voulu, j’aurais pu fréquenter l’école d’immersion anglaise. Après tout, ça fait tendance. La raison pourquoi je n’appris pas d’anglais au primaire, c’est que mon interprète d’alors ne maîtrisait pas l’anglais. Est-ce que je lui en veux pour autant ? Avec le recul des années, je ne pense pas. Dans un autre ordre d’esprit, à l’âge de dix ans, ma candidature avait été déposée pour un éventuel implant cochléaire qui m’aurait peut-être permis de mieux entendre. Finalement, je ne fus pas éligible pour cette intervention puisque j’approchais l’âge de l’adolescence et que cette intervention aurait pu compromettre mon développement. Habituellement, nous favorisons cette intervention pour des jeunes bambins ou sur des adultes ayant déjà entendu.

Selon un tour d’ensemble, l’implant cochléaire est une innovation technique encore récente, datant des années 1980. Cette intervention est expérimentale, se fait sur des humains et ne comporte pas que des avantages. Nous comptons plusieurs échecs de cette intervention. Nous avons tendance à minimiser les impacts de cette technologie pour favoriser les intérêts de l’industrie. Toutefois, nous pouvons disputer l’idée d’un réel progrès social. Que faisons-nous de l’idée de la pérennité d’une certaine différence humaine, de l’acceptation de cette même différence et d’un enrichissement de l’expérience de groupe ? Inciter à l’apprentissage de l’anglais – au détriment du facteur cohésif et de culture francophone – et à faire du sourd un entendant impose certains dilemmes humains, veut, veut pas.

Encore là, à l’époque, je n’avais point idée à quel point cette préposition d’entendre par l’ouïe contredisait fondamentalement la quête de l’éducation que j’avais reçue. Entendre va de soi pour la majorité de la société et l’avantage d’entendre ne se discute pas pour la plupart d’entre vous. Cependant, la tension créée autour de l’opportunité de faire entendre à tout prix nous fait parfois perdre un regard critique. Entretemps, à mesure que je franchissais les années du primaire, je pestais contre les leçons d’orthophonie, rejetais tout mode de communication superflu, allai illogiquement jusqu’à refuser d’apprendre la Langue des signes québécoise et pourtant, j’utilisais de moins en moins le français signé pour parler allègrement de façon exclusive et au détriment de ma condition.

Avec le temps, l’intégration scolaire m’isolait de plus en plus dans un univers qui n’était plus le mien. Il me manquait quelque chose. Ce contact avec le monde sourd, je l’avais perdu. On tentait bien de me dire d’aller rejoindre certains amis et connaissances sourdes. Je refusais toujours, toutefois de plus en plus bas dans mes protestations. En même temps, je n’avais point conscience de ma langue naturelle, la Langue des signes québécoise. Et voilà pour une certaine dérive liée au processus d’acceptation de soi. Comme il y a tant d’alternatives proposées, des modèles de communication en concurrence et un prestige lié au fait de parler et entendre, nous négligeons de plus en plus la dimension de l’identité.

Rétrospectivement, au moment de mon retour dans la communauté sourde, je me rendis compte que je peinais avec mon français signé face à mes interlocuteurs et semblables sourds. Le français signé qu’on m’avait enseigné à l’école primaire était alors désuet dans le contexte social et communautaire auquel je prenais part. Définitivement, j’allais suer pour apprendre la langue qui me définit mieux comme personne, la Langue des signes québécoise. Je n’en suis pas moins écrivain par force du destin, d’où une ultime contradiction fondamentale. C’est une autre histoire à suivre.


Élie Presseault
http://www.vigile.net
2011/03/04 11:54 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : 7400 St-Laurent: un moratoire est réclamé - Canada
 7400 St-Laurent: un moratoire est réclamé

Il y a deux semaines, les locataires du 7400 St-Laurent ont reçu un avis de non-renouvellement de leur bail. L'Association des locataires de Villeray exige la tenue d’un moratoire sur la question, mais la Ville refuse.

L'Institut des sourds-muets abrite actuellement une trentaine d'organismes communautaires qui déplorent ne pas avoir été consultés. Le 22 octobre dernier, ils avaient appris qu’ils devraient emménager ailleurs, l’imposant bâtiment patrimonial s’apprêtant à devenir un immeuble de 300 condos, dont certains pourraient être vendus 650 000 $. Un projet de rénovation d’une valeur de 85 millions $.

Le bail de tous les locataires prendra fin le 30 juin.

L'Association des locataires de Villeray dénonce le fait que «la population n'a pas été consultée dès le départ, et qu’il n'y a eu aucun plan de relocalisation pour tous ces groupes».

«On met à la porte des groupes communautaires, préoccupés par la question du financement, a déploré Gaël Morin, organisateur communautaire pour l’Association. De plus, ils doivent se comporter comme des promoteurs immobiliers dans un court délai» pour trouver de nouveaux locaux à bas prix.

Victime de cette situation, Keder Hyppolite, du Regroupement des organismes canado-haïtiens pour le développement, qui occupe des locaux dans le bâtiment, a dû entreprendre une «démarche accélérée» pour être en mesure de déménager à temps.

«Ce n’est pas une situation idéale et ce n’est pas vrai que nous pourrons amortir ces coûts-là. Il n’y a pas beaucoup de loyers à prix abordable et jusqu’à maintenant nous n’avons encore rien trouvé», a-t-il raconté.

Lors de l’Assemblée du conseil municipal de Montréal le 21 janvier, Albanie Morin, présidente de l’Association des consommateurs pour la qualité de la construction, a expliqué que le prix des locaux disponibles «n’a rien à voir» avec celui qu’elle occupe au 7400 Saint-Laurent. Elle a dit qu’elle paye environ neuf dollars le pied carré, alors que les prix peuvent grimper jusqu’à 20 $ sur le marché actuellement.

La mairesse de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a répondu lors de l’Assemblée qu’elle ne pouvait pas venir en aide de ces locataires.

Le maire Gérald Tremblay, qui a refusé la tenue d’un moratoire à l’Assemblée, devra toutefois émettre des recommandations à la suite des mémoires déposées à l’Office de consultation publique le 15 novembre.



Agence QMI
Josianne Desjardins
28/02/2011 18h27
http://fr.canoe.ca
2011/03/01 11:43 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Sylvain Angouono, premier Gabonais sourd muet titulaire d’un Bachelor aux Etats Unis
 Sylvain Angouono, premier Gabonais sourd muet titulaire d’un Bachelor aux Etats Unis

Libreville, 9 février (GABONEWS) – L'étudiant gabonais sourd muet, Sylvain Angouono vient d'obtenir un Bachelor en Mathématiques et Sciences Informatiques à l'Université Gallaudet, située à Washington (Etats-Unis d’Amérique –USA), rapporte ce mercredi le Service Culturel de l'Ambassade du Gabon aux dans ce pays.

« C'est un honneur et une grande fierté pour l'Ambassade du Gabon aux Etats Unis et surtout pour notre pays le Gabon, car il s'agit du premier étudiant sourd muet à être ainsi distingué », a déclaré le Conseiller Culturel via une note parvenue à la Rédaction de GABONEWS.

Selon lui, « Cette réussite consacre les efforts déployés par notre pays au profit de la formation des cadres, et la volonté des plus hautes autorités de l'Etat à œuvrer en faveur des plus démunis et des handicapés ».

Sylvain_Angouono1_1Sylvain Angouono aurait débuté ses études à l’école des sourds et muets de Nzeng Ayong dans le 6ème arrondissement de Libreville avant de pourvoir les poursuivre hors du pays.

Après l'obtention de son Bachelor aux USA, il s’est inscrit au programme de Master qu'il devra finir dans deux ans.

Un autre étudiant Gabonais sourd muet, Serge Ghislain Okogo termine quant à lui son programme de Bachelor en cette fin d'année académique à l'Université Gallaudet.

L'Université Gallaudet, où les deux jeunes Gabonais poursuivent leurs études, est une Université semi-publique américaine, fondée en 1864, destinée aux sourds et malentendants. Elle fut la première institution d'enseignement supérieur destinée à cette catégorie de personne, et est toujours la seule université au monde dans laquelle tous les programmes et services sont spécifiquement conçus pour les sourds et malentendants.

Cette consécration doit relancer le débat autour de l’attention qui doit être accordée à l’école des sourds et muets de Nzeng Ayong, mais aussi à la Fondation Horizons Nouveaux et autres structures de ce genre qui sont spécialisées dans la formation de cette catégorie de personnes dans le pays.

GN/DCD/11
http://www.gabonews.ga
2011/02/10 12:21 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : De nouveaux agrégés de médecine - Afrique
 De nouveaux agrégés de médecine

Acceptation. Ils ont été adoubés au cours d’une cérémonie présidée vendredi dernier à Yaoundé par le ministre de l’Enseignement supérieur.

Bengono Messanga, stomatologiste, Madeleine Singwé, spécialiste en médecine interne, Emile Mboudou, gynécologue obstétricien, Marcellin Ngoué, chirurgien et l’oto-rhino laryngologiste (Orl) Louis Richard Njock ont été reçu par la Société camerounaise des agrégés.

C’était au cours d’une cérémonie présidée vendredi dernier à Yaoundé, par le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Les cinq médecins ont été reçus au concours d’agrégation qui s’est tenu en décembre 2010 à Lomé au Togo.

Dans la leçon inaugurale intitulée «La surdité au Cameroun», le professeur agrégé Louis Richard Njock, en service à l’hôpital général de Douala, a relevé les problèmes que pose la prise en charge des handicapés auditifs au Cameroun. Selon le médecin, les services d’Orl se limitent au constat de la surdité, tandis que le pays ne dispose que de trois orthophonistes. Or, diagnostiqué généralement avec un retard, l’enfant né sourd court le risque de devenir aussi muet. Pour pallier cette insuffisance en ressources humaines et en infrastructures, le Pr Louis Richard Njock propose la création d’un programme de lutte contre la surdité et d’un centre de référence pour la prise en charge de cette maladie.

Adrienne Engono
http://www.quotidienlejour.com
2011/02/10 12:17 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Maroc : Création à Nador d'une association de sourds-muets
 Maroc : Création à Nador d'une association de sourds-muets

Des acteurs associatifs de la ville de Nador viennent de créer une association dédiée spécialement aux sourds-muets dans le but d'améliorer les conditions socio-économiques de cette frange de la société.

La nouvelle association baptisée "Association Chabab Al Khair pour les sourds-muets", s'assigne pour objectif d'améliorer les conditions de vie des sourds-muets par la création d'un espace de rencontre favorisant le dialogue et l'échange d'idées sur la situation de cette frange de la société.

L'association se propose également de porter l'assistance nécessaire aux personnes sourdes et malentendantes sur les plans médical, social et éducatif.


Casafree.com le 8/2/2011
http://www.casafree.com
2011/02/10 12:08 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : «MES PARENTSONT SOURDS»
 TÉMOIGNAGE
«MES PARENTSONT SOURDS»

Premier bébé vaudois de l’année, Paul se porte comme un charme. Tout comme sa sœur, il entend, alors que ses parents souffrent de surdité. Rencontre avec une famille qui mêle sons et gestes.

Fanny trifouille dans ses jouets éparpillés sur le parquet du salon. Et semble ravie de sa trouvaille: une petite boîte en plastique jaune. L’air malicieux, la fillette de 2 ans et demi se dirige vers le landau de son frère, le petit Paul, profondément endormi dans ses couvertures bleues. Au-dessus de ses oreilles, elle appuie sur les touches de son jouet. Des sons aigus s’en échappent. Jusqu’à présent, ses parents, tous deux sourds, n’avaient pas réalisé qu’il était bruyant. C’est là que Monique, la grand-mère, intervient. «Eh bien, voilà ce qui va changer avec l’arrivée de Paul. Un deuxième entendant dans la famille, c’est tout un apprentissage!» explique-t-elle, précisant aux parents que ce jouet jaune n’est pas aussi innocent qu’il en a l’air.
UNE FAMILLE BILINGUE

Le couple Assenov n’entend rien. Françoise depuis l’âge de 2 ans, à cause d’une méningite. Assen depuis sa naissance. La famille qu’ils ont fondée est donc bilingue, en quelque sorte, puisque Fanny, tout comme bientôt son frère, parle le français et la langue des signes. Une situation vécue sereinement, avec bien sûr quelques adaptations à mettre en place. Ainsi, Monique, la grand-mère, qui habite au rez-de-chaussée de cette maison de Glutières, un village au-dessus d’Ollon, vient parfois faire le lien entre le monde des sourds et celui des sons. C’est elle qui a expliqué à Françoise que son bébé venait de pousser son premier cri à la maternité. «Ma fille était derrière un drap, en raison de la césarienne, et ne pouvait donc pas voir le bébé qui arrivait.»

Mais la communication semble bien plus aisée que ce que l’on pourrait imaginer.

Fanny a appris tout naturellement la langue des signes au contact de ses parents. «Elle a saisi en grandissant que nous étions sourds et sait qu’elle doit s’adresser à nous par gestes», explique sa mère. Quant au français, ses grands-parents et son parrain ont toujours été très présents pour parler avec elle. Très vite aussi, dès l’âge de 9 mois, elle est allée au Petit Mousse, une crèche située à Aigle. Puis une éducatrice spécialisée est venue une fois par semaine pendant quelque temps, ce qui a aussi permis à Françoise et Assen d’apprendre deux ou trois astuces pour communiquer avec leur fille avant qu’elle ne maîtrise la langue des signes. «Comme ce tableau avec des dessins représentant les bruits qu’elle pouvait entendre, comme les avions ou des cris d’animaux. Cela lui permettait de partager avec ses parents, en pointant sur le dessin», se souvient la grandmère. Les parents ne ressentent pas non plus de barrière entre eux et leurs enfants. «Lorsqu’elle babille en français, je vois toutes ses émotions. Si elle est heureuse, ou contrariée. C’est ainsi que je rentre dans son monde», explique Françoise, pour qui la surdité n’est de loin pas un obstacle, ni dans sa vie familiale ni dans son métier. Elle travaille d’ailleurs à mi-temps à la Coop, où elle garnit les rayons.

Assen part dans une longue explication, ses mains s’agitent autour de lui avant de se reposer sur son cœur. Le boulanger de 33 ans raconte qu’en effet, au début, il angoissait un peu lorsqu’il ne saisissait pas les désirs de sa fille. «Ça lui faisait mal au cœur, alors il la prenait dans ses bras, et la portait vers chaque armoire, jusqu’à ce que Fanny puisse lui pointer ce qu’elle voulait», traduit la grand-mère.
UN APPAREIL QUI REPÈRE LES CRIS

Aujourd’hui, Fanny possède plus de vocabulaire en français qu’en langue des signes, ce qui n’effraie nullement ses parents. Tous deux estiment normal que leurs enfants se dirigent davantage vers le monde des entendants, comme l’explique la grandmère. «Ils sont aussi rassurés. Au début, je me souviens que Fanny avait peur des bruits, probablement parce qu’elle vivait dans un monde de sourds. Elle ne communiquait pas beaucoup, ni en langue des signes ni en français. Un peu comme si elle voulait être sourde.» Mais aujourd’hui, à 2 ans et demi, le français de cette jolie fillette blonde est épatant. On lui donnerait volontiers 3, voire 4 ans.

Aucune statistique précise n’existe sur le nombre d’enfants entendants nés de parents sourds. Mais, comme l’explique Stéphane Faustinelli, président de la Fédération suisse des sourds, la situation n’est pas rare. «Nonante pour cent des sourds se marient entre eux. Moi-même, je suis dans ce cas.» Ses filles non plus n’ont eu aucune peine à acquérir les deux langues. «C’est exactement comme si des parents ne parlent que l’allemand et vivent à Lausanne. Il ne faut pas se faire de souci pour l’enfant, mais aussi éviter de lui mettre une trop grande pression en lui demandant de tout traduire. Surtout maintenant, avec les moyens technologiques qui existent.» Et d’expliquer que, pour la maison, des appareils sensibles repèrent lorsque l’enfant crie ou pleure et émettent un puissant flash dans les autres pièces afin d’avertir les parents, comme c’est le cas chez Fanny et Paul. Un développement linguistique de l’enfant qui n’est donc nullement prétérité, comme le confirme aussi le professeur Ulrich Frauenfelder, spécialiste en psycholinguistique à l’Université de Genève. «Les langues des signes sont comme les autres langues. Des études sur les enfants entendants de parents sourds démontrent qu’ils deviennent simplement bilingues.» Exposés aux autres enfants, à la télévision, aux autres membres de la famille, ils apprennent naturellement la langue parlée. «La première année est très importante, c’est à ce moment-là que toutes sortes de réglages s’effectuent. Si l’exposition est très faible, cela pourrait engendrer des problè-mes, mais en réalité cela est très rare, il faudrait vraiment que la famille soit très isolée.» Par ailleurs, la langue des signes est très riche et possède une structure très complexe, à l’image des langues parlées. Tous les mots communs et noms propres sont exprimés sans problèmes. En langue des signes, Fanny, par exemple, peut soit s’épeler avec un geste par lettre, soit être exprimé au moyen d’un seul geste. Sa maman le montre: sa main s’éloigne gracieusement de son visage, en suivant la courbe des cils. «On lui a trouvé ce signe il y a environ un an, car tout le monde remarquait ses longs cils.» Paul, lui, aura aussi son «petit nom» lorsqu’il aura développé ses caractéristiques. Françoise ajoute que les prénoms de ses enfants ont été choisis pour leur sonorité facile, car elle et son mari peuvent prononcer quelques sons, s’ils ne comportent pas trop de syllabes. Monique, la grand-mère, rit: «Ma fille ne prononce vraiment pas souvent des mots en français. Sauf quand elle est fâchée! Là, j’entends «Non, ça va pas!» jusque dans mon appartement en bas.»
«J’AI APPRIS LA LANGUE SUR LE TAS»

Daniel Ançay a également grandi avec des parents sourds.

La situation de Paul et Fanny, Daniel Ançay la connaît bien. Cet ancien gardien de but du FC Sion a aussi grandi avec une sœur entendante et des parents sourds. A vrai dire, il ne se rappelle pas «grandchose de particulier». «J’ai appris la langue des signes sur le tas. C’était naturel.» Avec ses parents, il pouvait «parler de tout». «Si je ne connaissais pas le mot, je faisais un détour. Au lieu de dire Rome, je disais: là où habite le pape.» Des astuces sont aussi trouvées pour les dictées, que ses parents ne peuvent lui réciter. «J’avais un petit magnétophone. Les réunions de parents à l’école, les miens n’y allaient pas, mais pour le reste, tout était normal.» Pas moyen non plus d’en «profiter» et d’écouter de la musique à fond dans sa chambre. «Ils ressentaient les vibrations», explique-t-il, dans un éclat de rire. «A mon avis, à force de devoir s’adapter et trouver toutes sortes de combines, les personnes sourdes développent un côté très débrouille.» Il raconte qu’il était surpris, car sa mère se réveillait toujours à temps. «Elle n’avait pas d’alarme, bien sûr. Mais, si un jour je devais me lever à 5 h 30 pour l’école, je ne sais pas comment, mais elle se réveillait pile à l’heure.»

Par Muriel Jarp - Mis en ligne le 01.02.2011
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2011/02/03 12:37 - BB - Version imprimable 

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