Dernières actualités

 A l'étranger (192)
 Art / Culture (93)
 Associatif (144)
 Cinéma (10)
 Conférences-Congrès (10)
 Divers (49)
 DOM - TOM (90)
 Education (25)
 Emploi / Formation (105)
 Festivals / Salons (7)
 Nouveautés à voir! (116)
 Presse (373)
 Santé / Social (30)
 Services (85)
 Sorties / Fêtes (15)
 Sport (30)
 Télévision (32)
 Vacances / Voyages (25)

Proposer une news


Rechercher

 

Service Gratuit !

Associations : Publier vos annonces
Cliquez ici

 A l'étranger : Maurice est bilingue, mais il ne parle qu'une seule langue
 Maurice est bilingue, mais il ne parle qu'une seule langue

Nathan Soret a rencontré Maurice Hayard via Twitter. L'occasion d'en apprendre davantage sur la langue des signes... et d'accueillir un nouveau membre du Plus !

J'avais envie de l'écrire, ce titre. Je le trouve tellement symbolique.

 

Je vais vous parler de Maurice: une personne devenue sourde à l'âge de 9 ans, suite à un accident médical, et que j'ai eu la chance de rencontrer via Twitter. Aujourd'hui âgé de 61 ans, il a eu le temps de devenir bilingue. Il sait parler français et connait parfaitement la Langue des Signes de Belgique Francophone (LSBF), appelée plus couramment Langue des Signes.

On connait très mal les sourds. On connaît très mal les gens qui présentent un handicap, qu'il soit corporel ou sensoriel. Dès nos premières phrases échangées, Maurice m'explique : "Perdre l'ouïe c'est être dans une bulle, et c'est pire que de se trouver dans le noir".

Très vite, mille questions me viennent à l'esprit. Je me décide de lui en poser une première, presque honteux : "Comment communiquez-vous dans la vie de tous les jours ?", bien que j'aie une brève connaissance de l'existence de la langue des signes. Je me risque même à ajouter "Vous savez lire sur les lèvres ?". Ce à quoi il me répond tout simplement: "J'ai une assistante qui me traduit les dialogues et me permet de comprendre. J'ai aussi un smartphone".

Internet, les sourds et les préjugés. A cet instant, je prends enfin conscience de ce que peut représenter internet et ses réseaux sociaux, comme Twitter, dont Maurice est récemment friand. C'est en effet un moyen plus simple, plus rapide, et surtout autonome pour communiquer. S'il existe tout de même entre 100 à 200.000 personnes qui "signent" en LSF, une minorité seulement ne présente pas de handicap.

Hormis une poignée de signes que vous avez peut être appris sur le tas, il y a très peu de chances pour que vous compreniez une personne qui "signe". D'où l'importance pour les sourds et/ou muets d'avoir une personne assistante pour la conversation.

Sur cette dernière appellation, Maurice ne peut s'empêcher de réagir : "Souvent, trop souvent les médias désignent les personnes sourdes 'les sourds-muets'. C'est un terme péjoratif qui dénigre complètement la personnalité des Sourds (..) Beaucoup de ceux qui ignorent complètement la vie quotidienne d'une personne sourde diront : c'est un débile ! c'est un handicapé mental ! c'est un malade ! c'est un sauvage ! Et je ne sais quoi encore.."
 

Au jour d'aujourd'hui, Maurice est directeur de l'agence Surdimobil, responsable d'associations, vice-président de la Ligue pour les Droits des Personnes Handicapées (LDPH), conseiller stratégique de la Fédération Internationale des Droits des Personnes Handicapées (FIDPH) et bien évidemment ardent défenseur des droits des sourds.

J'ai proposé à Maurice de participer à la communauté du Plus et je suis heureux que nous puissions l'accueillir ici. Vous pourrez le retrouver ici très bientôt, à travers différents billets sur le quotidien des sourds, ce qui permettra de sensibiliser les personnes désireuses, comme moi, d'en savoir plus.


Auteur parrainé par Amandine Schmitt
Sélectionné et édité par Hélène Decommer

http://leplus.nouvelobs.com/
2011/08/11 15:02 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Dozos, handicapés physiques, albinos, sourd-muet, hors-la-loi : Ces éléments Frci qui défraient la chronique - Cote d'Ivoire
 Dozos, handicapés physiques, albinos, sourd-muet, hors-la-loi : Ces éléments Frci qui défraient la chronique

En Côte d’Ivoire, ce n’est plus un secret de Polichinelle. La révolution du 21 février lancée peu avant l’enlèvement du président Gbagbo le 11 avril 2011 par les nouvelles autorités ivoiriennes est vraiment en marche. Il suffit de jeter un coup d’œil du côté de la composition de la nouvelle armée ivoirienne désormais rebaptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire (RFCI) au lieu de Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), selon la Constitution, pour s’en convaincre. Peu importe si vous y adhérez ou pas. Cela relève d’une invention extraordinaire à marquer d’une pierre blanche. Et c’est un des prix à payer de la révolution à l’ivoirienne.
A Yopougon-Gesco, en effet, comme dans certains coins de la Côte d’Ivoire, est basé un groupe d’hommes armés pas comme les autres. C’est la Compagnie des Dozo, ces chasseurs traditionnels du nord et du nord de la Côte d’Ivoire (Mali, Guinée, Niger, Sénégal, Burkina Faso) censés auréolés de pouvoirs mystiques qu’ils tiendraient des temps ancestraux. Elle est composée de toutes les classes d’âge : jeunes, vieux et vieillards. Il n’est point besoin d’avoir le troisième œil ouvert à la Lombsang Rampa pour tenter de les regarder dans leurs besognes. Là-bas, dans ce sous-quartier de la commune pro-Gbagbo qu’ils ont fini par gagner après d’âpres combats, grâce à la Licorne sarkoziste qui voulait manger du Gbagbo, ils sont nettement visibles. Surtout, ils ne passent pas inaperçus, à moins que vous refusiez de constater cette nouvelle réalité de l’armée nationale de Côte d’Ivoire. Ils incarnent la peur chez tout passant et leurs noms riment avec la mort, selon le dernier rapport du jeudi 28 juillet 2011 d’Amnesty International. On dit qu’ils sont invulnérables aux balles et autres munitions de guerre, jouissent de capacités surnaturelles «d’invision» et d’invisibilité mais l’on ne sait toujours rien d’exact de leur palmarès dans les guerres des temps nouveaux, sauf que leurs défenseurs préviennent toujours qu’ils sont capables d’éventrer les armées américaine et russe unifiées dans un temps record. Tout un mythe les entoure. Pour ceux qui veulent les connaître, ils ressemblent à des saltimbanques en foire : ils sont parés de gris-gris de la tête aux pieds dans leur uniforme boubou généralement tissé dans du bogolan (étoffe typiquement d’origine malienne) et portent une coiffe triangulaire à trois têtes, le tout frappé de petit miroir. Ils portent des sandalettes ou chaussures montantes en cuir aux pieds. Et peuvent passer des journées entières à se parler en malinké, sans prononcer un traitre mot en français. Vous avez tout vu et compris. Dans les poings de ces hommes, les kalach ont remplacé les mousquets et les calibres 12 à canons sciés ou non d’une autre époque. Face à eux, ce sont les hommes pro-Gbagbo qu’ils voient désormais au lieu des animaux comme le veut la tradition. Nous ne sommes plus dans les savanes et dans les forêts. Bienvenu de plain pied dans la cité de la démocratie où on parle de cohésion sociale, de réconciliation et de paix.
Un jour, de passage à la Gesco où les pro-Gbagbo sont réduits au silence dans des débats politiques publics, notre regard est tombé sur un Dozo. Il semblait relaxe dans sa tenue et son allure. Le buste incliné en avant et sur un côté, la tête tirée en arrière et le bras gauche posé sur la hanche, il marchait. Péniblement. Le Rambo pro-Ouattara qui devait souffrir de complications lombaires chroniques arborait un tee-shirt frappé de l’effigie «Compagnie des Dozo». On le croirait incapable de tenir une minute devant un pro-Gbagbo dans la fleur de l’âge et aguerri au maniement des armes. «Pouaaah, tu plaisantes ! Le doyen que tu vois comme ça-là, est capable de décimer à lui seul, tout un régiment. Rappelle-toi ce que nos arrières parents et parents que les Blancs appelaient Tirailleurs Sénégalais ont montré aux Allemands et autres aux côtés des troupes françaises pendant la Deuxième guerre mondiale. Ce n’est donc pas pour rien si le vieux est dedans aussi», extrapole un compagnon pro-Ouattara devant l’étonnement que suscite chez des passants la découverte du Dozo. Même si l’on se dit qu’on se trouve en face d’un menu fretin, c’est un silence d’angoisse suivie de peur au ventre qui vous cloue le bec et vous fait courir tel le champion mondial jamaïcain, Usain Bolt.
Tout aussi curieuse est la présence remarquée d’un sourd-muet au sein d’une autre compagnie des FRCI, à Yopougon-Siporex. Tous les jours, son arme au poing, il est là, au boulot. En compagnie de ses frères d’armes. Fait rare. Il n’est pas commandant comme beaucoup le sont dans la nouvelle armée mais avec lui, c’est tout comme car il faut savoir le gérer comme un œuf frais. Les échanges avec ses frères d’arme se passent comme cela se doit avec tout sourd-muet : en mimant ou en le tapotant lorsqu’il se trouve à portée de main de son interlocuteur. Ne nous demandez surtout pas qui a recruté ce soldat insolite, sur quelle base, comment il reçoit les consignes de la part de ses supérieurs que ce soit au cours d’une intervention rapide ou en cas d’attaque surprise de l’ennemi. Peut-on lui en tenir rigueur de tirer sur tout ce qui bouge sans entendre d’abord pour comprendre ensuite ? Peut-on l’accuser d’indiscipline ? On s’en doute. Même si on appelle l’armée par périphrase «la grande muette», il ne s’agit pas du domaine des handicapés qui n’entendent et ne parlent point. Voilà pourquoi, avec le bons sens et moins de passion destructrice, il est temps que quelqu’un se mette au serré devant tous les sourds-muets FRCI et les remercie de bons et loyaux services rendus à leur mentor aujourd’hui installé au sommet de la République de Côte d’Ivoire. Cela ne coûterait rien de leur trouver un autre métier où ils pourraient faire valoir leurs droits et leurs atouts individuels.
Voilà dans quel sens le pouvoir politique doit agir au plus vite au lieu de regarder les FRCI, dans leur trouvaille, nous apprendre en partie comment il faut former des machines à tuer en intégrant en leur sein des personnes inaptes. Car un autre cas existe, notamment celui du soldat albinos de la Selmer, toujours à Yopougon. Que doit-on attendre d’un tel vulnérable, quand on sait que, naturellement, les albinos sont confrontés à des problèmes de vue souvent aggravés par la lumière du jour. Peut-on lui reprocher de ne pas avoir vu l’ennemi venir de loin, commettre des erreurs et des fautes à répétition dans l’exercice de ses fonctions républicaines ? On en doute. Sans oublier que cet homme peut constituer un danger pour son propre camp, puisqu’ici, il s’agit de distinguer promptement en voyant, avant de viser et de tirer ou de s’abstenir. Si l’enrôlement des albinos répond, de la part du nouveau régime, à un souci de les sauver du rejet dont ils souffrent malheureusement partout dans le monde ou à tout autre qui serait d’ordre mystique, avouons que là n’est pas la solution idoine. Il faut voir ailleurs pour leur intégration totale ou insertion dans le tissu social. Ne pas le faire, serait les envoyer à l’abattoir car l’armée reste le domaine des valides où on ne badine pas quand il s’agit de défendre la sûreté d’un Etat.
C’est le même danger qui guette les handicapés physiques naturels. On les voit parmi les RFCI circuler certes à Yopougon et à Adjamé, mais le cas le plus ahurissant reste celui observé au Grand carrefour de la Riviera II, à Cocody. Béquille sous une aisselle, Kalach en bandoulière sur une épaule, un jeune homme attire chaque jour l’attention. Ce n’est pas un acteur de cinéma comme on en rencontre d’ailleurs dans la nouvelle armée ivoirienne. Nous sommes en face d’un fait réel et on en est toujours à se demander dans quelle position il combat. Couché ou debout ? Mais sur quel pied s’arrête-t-il ? Ne soyez pas surpris si son chef, toujours un commandant, vous apprend que c’est sur son pied faible que repose sa force. On le devine aisément, chez les FRCI, peu importe la condition physique, condition pourtant sine qua none dans le recrutement dans une armée moderne.
Dans tous les cas, il se pose un cas de culture militaire dans les règles de l’art, au-delà d’un problème concret de perception, de langage (sourd-muet) et d’aperception (albinos). Par conséquent, il s’agit de l’illusion qui explique en partie les causes des exactions commises par-ci par-là en Côte d’Ivoire, un pays devenu plus que jamais une terre d’insécurité et d’impunité où la sublimation de la violence est étatique. Il faut donc éviter que tous ces ingrédients indigestes empoisonnent encore la vie des Ivoiriens en prenant des mesures rigoureuses et courageuses d’assainissement.

Schadé Adédé

Publié le samedi 30 juillet 2011
http://news.abidjan.net/
2011/08/11 15:00 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Les faux sourds-muets durcissent leur pratique
 Les faux sourds-muets durcissent leur pratique

| Des Roms venus de France voisine profitent de fausses collectes pour détrousser les gens


La police cantonale vaudoise a donné l’alarme, hier. Le canton de Vaud était habitué à des collectes frauduleuses venant de Roms établis dans la région d’Annemasse: ces derniers se font passer pour des sourds-muets et collectent des dons. Plusieurs d’entre eux viennent de passer à la vitesse supérieure. Ils commettent des vols en utilisant diverses méthodes.

Ils font du porte-à-porte pour effectuer leur collecte. L’un d’entre eux s’introduit dans l’appartement pour subtiliser de l’argent et des objets de valeur. Ils entrent aussi dans des logements qui ne sont pas fermés à clef. Dans la rue, ils s’emparent de porte-monnaie ou d’argent, notamment en demandant de changer de la monnaie contre un billet.

Dans le canton, 16 vols de ce type ont été recensés en juillet, contre 10 en juin et 3 en avril. Ils se sont déroulés surtout à Nyon, à Morges, à Vevey, à Montreux et à Yverdon. Les victimes sont bien souvent des personnes âgées. La police invite la population à verrouiller sa porte, à ne pas laisser entrer ces personnes chez soi et à ne pas entamer de conversation lors de collectes pour de pseudo-associations de sourds-muets.

J.FD | 29.07.2011 | 20:45
http://www.24heures.ch
2011/08/11 14:59 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Un fugueur sourd et muet recherché - Canada
 Un fugueur sourd et muet recherché


Louis-Charles Dubois est présentement en fugue et recherché par la police de Québec.

Le Service de police de la Ville de Québec sollicite l'aide de la population afin de localiser Louis-Charles Dubois, 17 ans, de Québec, suite à une demande de la famille.

Le jeune homme n'a pas été revu depuis lundi dernier, le 25 juillet. Selon les dernières informations reçues par les enquêteurs, le jeune pourrait se trouver au centre-ville de Québec ou à Montréal. Il est sourd et muet.

Louis-Charles Dubois mesure 5 pieds et 7 pouces (1,70m), pèse 140 livres (64 kg), a les cheveux et les yeux bruns. Au moment de sa disparition, il portait une boucle d'oreille à l'oreille gauche, des shorts noires et des espadrilles noires.

Tout renseignement concernant cette personne doit être transmis au Service de police en composant le 9-1-1 pour une intervention immédiate ou en composant 418 641-2447.Le dossier en référence est le QUE110725-132. (R.H.)

Membre du Groupe Québec Hebdo
http://www.quebechebdo.com

2011/08/11 14:47 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Litige foncier en commune VI : L'école des sourds et muets " Jigiya Kalanso " bientôt démolie au profit d'une famille Touré - Mali
 Litige foncier en commune VI : L'école des sourds et muets " Jigiya Kalanso " bientôt démolie au profit d'une famille Touré

Dix ans après sa construction et sa mise en activité, l'école des sourds et muets de Faladié, communément appelée Jigiya Kalanso, est convoitée par une famille Touré qui se dit proche de la famille présidentielle .Si rien n'est fait dans les prochaines 72 heures, plus de 300 enfants sourds et muets serons dans la rue à la rentrée prochaine ans.

pparemment le ridicule ne tue plus au Mali. Après les cimetières, les places publiques, les terrains de football des jeunes, c'est au tour des écoles pour personnes handicapées de se trouver dans le viseur des vampires du foncier.

 

C'est en 1998 que l'Association Malienne pour les Sourds AMASOURDS dirigée alors par le Pr Yaya Bagayoko, ancien ministre et gouverneur du District de Bamako, sollicitera le Président Alpha Oumar Konaré pour l'obtention d'un lot pour la construction d'une école pour déficients auditifs sur la rive droite. Après une réponse favorable du président Konaré, le Centre Canadien d'Etude et de Coopération Internationale (CECI-Mali) s'engagea la même année à construire cette école qui porte aujourd'hui l'appellation Jigiya Kalanso.

 

De sa création à nos jours cette école a contribué à la formation de plus de 800 enfants sourds et muets. Certains parmi les premiers pensionnaires de cette école ont été admis au baccalauréat l'année passée. Ces sourds et muets bacheliers qui ont bénéficié d'une bourse de l'ambassade des Etats Unis font aujourd'hui la fierté des personnes handicapées du Mali, du Canada qui a contribué à la construction de cette école et de la France qui l'appuie dans la formation en langue des signes.

 

En début juillet 2011, la famille Touré porte plainte pour réclamer le terrain supposé lui appartenir.

Au cours du jugement, aucune autorité scolaire (directeur d'académie, de CAP, directeur de l'école ni de l'Amasourds n'étaient présents).

Le lundi 25 juillet, à moins d’un mois du dépôt de la plainte, un huissier remit la grosse du jugement qui ordonne de déguerpir de l'école dans un délai de 72 heures.

Devant cette situation dramatique, les personnes de bonne volonté sont interpelées pour barrer la route à cette famille qui veut garantir l'avenir de ses propres enfants au détriment des enfants de la nation toute entière.

Les ministres de l'Education, de l'Administration territoriale, de la Justice sont interpellés

 

 Dr Ladji Siaka DOUMBIA
Secrétaire général AMASOURDS

http://www.maliweb.net
2011/08/11 14:42 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : L’atelier d’expression artistique de Fann explore la musique: Une thérapie qui aide à éveiller les émotions - Sénégal
 L’atelier d’expression artistique de Fann explore la musique: Une thérapie qui aide à éveiller les émotions

S’appuyant sur l’adage qui dit que ‘la musique adoucit les mœurs’, les responsables de l’atelier d’expression artistique de l’hôpital de Fann ont invité la chanteuse française Elisabeth Gilly pour une semaine d’initiation. Thérapie qui ne manque pas de vertus.

La musique soulage les maux. Et comme la peinture, elle aide à ouvrir l’esprit. Selon la chanteuse française Elisabeth Gilly, elle éveille les émotions. Ces bienfaits ont poussé les responsables de l’atelier d’expression artistique de Fann à inviter la chanteuse française pour une formation d’une semaine à la clinique Moussa Diop de Fann. Du 4 au 12 juillet dernier, les patients ont chanté avec leur voix, les instruments comme le piano, la guitare. Ici un style de musique particulier a été utilisé. Les berceuses, notamment Kou Lal Mademba du répertoire national, le chant du rossignol, un cri d’enfant, etc., ont été explorés par les participants.

Dans plusieurs pays notamment en Europe, souligne le calligraphe Yélimane Fall, la musique est utilisée comme moyen thérapeutique. Selon lui, dans le milieu Lébou au Sénégal, par exemple, le Ndeup permet aux malades de se libérer. Ces séances d’exorcisation avec le son du tam-tam et les chants traditionnels aident le patient à venir à bout des mauvais esprits. ‘C’est ce que l’on appelle la musicothérapie, c’est un moyen très efficace pour soigner’, dit-il.

La musique et le son sont perçus comme quelque chose de vivant, que l’on peut faire tout seul ou en groupe. ‘La musique aide à ouvrir l’esprit, c’est une façon de grandir’, soutient Elisabeth Gilly qui a déjà travaillé en France avec des sourds-muets. Le chant, la parole, la voix sont perçus comme des moyens thérapeutiques pour les malades mentaux. Il s’agit pour eux de développer leur sens de l’écoute. Car souligne la chanteuse française, ‘ceux-là ne sont pas des gens fous, ils ont juste des problèmes. C’est pourquoi il leur faut une certaine écoute’.

Les patients qui fréquentent l’atelier d’expression de Fann sont des malades mentaux et moteurs. Chacun a donc sa spécificité. Certains sont atteints de la maladie d’Alzheimer, d’autres à force de fumer du chanvre indien sont tombés malades. Il y a certains parmi eux qui ont séjourné à la clinique parce qu’ils étaient sous l’effet d’esprits maléfiques ou des étudiants surmenés par les cours.

L’atelier de Fann n’est pas à sa première formation d’art thérapie musicale. L’espace a déjà accueilli des chanteurs et musiciens comme Malal Talla dit Fou malade pour des séances de formation de courte durée.

Fatou K. SENE
http://www.walf.sn
2011/07/25 15:01 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Le Bouclier: un site Internet plus accessible pour la clientèle ayant des limitations - Canada
 Le Bouclier: un site Internet plus accessible pour la clientèle ayant des limitations

Le Centre de réadaptation en déficience physique Le Bouclier est fier de dévoiler son tout nouveau site Internet (www.bouclier.qc.ca), développé en fonction des normes d’accessibilité pour sa clientèle. Il contient notamment des segments traduits en langue des signes québécoise.

Le CRDP Le Bouclier a recueilli des commentaires d’utilisateurs ayant des limitations. Jean-Sylvain McGreevy, membre du comité des usagers de l’établissement, utilise un logiciel de synthèse vocale pour consulter les sites Internet, étant donné sa déficience visuelle. «J’ai apprécié ma visite du nouveau site Internet du Bouclier, qui contient des renseignements utiles pour la clientèle. Il est clair et bien structuré. C’est doublement important pour moi.»

Jean-François Fortin est atteint d’amyotrophie spinale. Client du CRDP Le Bouclier au programme d’aide et de suppléance à la communication, il navigue grâce à un équipement sophistiqué, soit une souris qu’il contrôle avec sa bouche. «Je navigue sur Internet de deux à trois heures par jour. En raison de ma condition, il est essentiel que les sites Internet que je consulte soient facilement navigables, ce qui est le cas du nouveau site du Bouclier!»

Christine Desjardins, personne sourde gestuelle, a consulté les capsules traduites en LSQ et a beaucoup apprécié la clarté des informations présentées dans sa langue de communication.
Obligation des établissements publics à rendre leurs sites accessibles

Un projet de loi adopté en juin dernier recadre les standards à respecter quant à l’accessibilité des sites Internet pour les établissements publics. Ceux-ci ont maintenant des obligations à se conformer aux normes d’accessibilité pour les personnes ayant des limitations motrices, visuelles, auditives et cognitives. Lise Bolduc, directrice générale du Bouclier, se réjouit de l’adoption de ce projet de loi: «Même si ça demande un effort accru et, dans certains cas, un investissement financier de la part des établissements, rendre son site Internet accessible est un signe de respect envers les personnes qui ont des limitations qui, très souvent, sont de grands utilisateurs d’Internet.»

Le CRDP Le Bouclier est un centre de réadaptation en déficience physique ayant pour mission d’offrir des services spécialisés de réadaptation aux personnes de tous âges ayant une déficience auditive, du langage, motrice ou visuelle, des régions de Lanaudière et des Laurentides.


Publié le 14 Juillet 2011
Donald Brouillette
http://www.journallecourrier.com/
2011/07/25 15:00 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : La langue des signes entre à la Chambre - Luxembourg
 La langue des signes entre à la Chambre

LUXEMBOURG - Lynn Menster, 27 ans, est la seule interprète en langue des signes du Grand-Duché

C'est fourbue et un peu désorientée que Lynn Menster, 27 ans, est sortie de la Chambre après 2h15 de joutes verbales entre députés. La jeune Luxembourgeoise assurait la traduction en langue des signes lors du vote de la loi ratifiant la Convention de l'ONU sur les droits des handicapés, à la demande de l'ASBL Nëmme Mat Eis.

Une sacrée mise dans le bain pour la seule interprète du luxembourgeois vers la langue des signes allemande du pays, en activité depuis juillet. «La Chambre m'a demandé si je voulais continuer à travailler pour elle, mais seule c'est impossible!», s'exclame la jeune femme.

Lynn Menster n'est pas sourde-muette, elle est arrivée à ce travail un peu par hasard au fil de ses études. La ratification de mercredi va obliger le Grand-Duché à voter des lois pour permettre aux handicapés de vivre comme les valides. Grâce au vote de mercredi, Lynn Menster espère donc que «la situation des sourds-muets s'améliorera, mais aussi que d'autres interprètes viendront grossir les rangs».

Séverine Goffin
http://www.lessentiel.lu
2011/07/25 14:56 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : Quand les mots se font gestes - Suisse
 Quand les mots se font gestes

SURDITELa langue des signes permet aux personnes sourdes d'entrer dans le monde des entendants. Un langage tout en mouvement et en images.
Entre l'interprète Florence Treuthardt (à gauche) et Laetitia Rossini, sourde de naissance, la compréhension est immédiate.

"Ah, il faut que je traduise à Laetitia que votre téléphone portable a sonné. Le rôle de l'interprète est de rendre tous les bruits ambiants, en plus des paroles." Ce matin-là, dans un café sédunois, Florence Treuthardt, interprète professionnelle en langue des signes, raconte son métier, en présence de Laetitia Rossini, une trentenaire sourde depuis la naissance.

Les deux jeunes femmes évoquent avec passion ce langage imagé permettant aux personnes souffrant de surdité de faire partie du monde. "C'est grâce à la langue des signes que j'ai pu devenir laborantine médicale", souligne Laetitia Rossini via des gestes traduits par Florence Treuthardt. L'interprète exprime tout ce que veut dire sa cliente du jour. Avec précision. C'est sa mission. "Les trois mots-clés de notre code de déontologie sont fidélité au message, neutralité et secret professionnel."

Ainsi Florence Treuthardt n'hésite-t-elle pas à redemander le message à la personne sourde en cas de doute. Une démarche appréciée par son interlocutrice. "Je préfère que l'interprète me fasse répéter plusieurs fois plutôt qu'elle traduise mal ma pensée", confirme Laetitia Rossini.
Echange complice

Ce matin-là, entre l'interprète et sa cliente, la complicité est évidente. "On se connaît un petit peu, car nous nous sommes déjà rencontrées pour des missions de traduction, mais je peux être amenée à traduire pour des personnes que je ne connais pas du tout", souligne Florence Treuthardt.

L'interprète reçoit ses missions de Procom, la Fondation d'aide à la communication pour sourds. "On m'indique alors le lieu, l'heure et le nom de la personne pour laquelle je vais devoir faire une traduction. Si on me demande pour une conférence, je m'informe avant sur le thème de la discussion. Il y a un grand travail de préparation à faire afin de ne pas être prise au dépourvu pour la traduction", ajoute Florence Treuthardt.
Fortes émotions parfois

Les missions ne sont pas toujours faciles. Il arrive qu'une interprète soit appelée pour des enterrements ou des situations médicales délicates. "Parfois, cela peut être lourd émotionnellement. Mais mon premier métier d'éducatrice spécialisée m'a permis de prendre de la distance au niveau émotionnel."

Si le milieu scolaire reste le lieu où les demandes d'interprètes sont les plus nombreuses, Florence Treuthardt souligne également avoir déjà eu toutes sortes de mandats, pour des baptêmes, des cours de préparation à l'accouchement ou encore pour des cours d'auto-école. "Mon plus beau souvenir d'interprétariat était la traduction d'un cours d'avalanches en montagne."

Quand Florence Treuthardt parle du langage des signes, la passion est omniprésente. "J'ai toujours été attirée par ce langage très visuel. Comme éducatrice spécialisée, j'ai côtoyé des enfants autistes ne s'exprimant que par gestes. Certainement que cela m'a donné envie d'en savoir plus sur la langue des signes."
Formation de deux ans

Elle a donc suivi des cours de langue des signes, puis a effectué des stages avec des personnes sourdes. "J'ai réalisé que j'avais un bon niveau, mais mes cours n'étaient pas reconnus officiellement, comme l'est un diplôme d'interprète." Florence Treuthardt décide alors de suivre la formation d'interprète à l'Ecole de traduction et d'interprète (ETI) à Genève, pendant deux ans.

Aujourd'hui, Florence Treuthardt travaille à 80% comme interprète et à 20% comme éducatrice dans le centre des Marmettes pour les sourds et malentendants à Monthey. "Interpréter la langue des signes est très enrichissant, car c'est une langue vivante, mais en même temps cela fatigue beaucoup. C'est très physique. J'ai fait ce métier pendant quelques mois à 100%, mais j'étais épuisée."

Après plusieurs traductions, la jeune femme dit ressentir des douleurs physiques. "Cette langue est essentiellement constituée de petits mouvements qui créent des micro-traumatismes. Nous nous faisons souvent masser pour éviter les maux." La concentration est également à son paroxysme lors d'une traduction. "Il faut être attentif à tout."

Comme pour donner davantage de poids à ses mots, un avion passe dans le ciel sédunois. Immédiatement, Florence Treuthardt l'indique, en langage des signes, à Laetitia Rossini. "Oui, l'aéroport n'est pas loin", ajoute l'interprète.

Sourires complices.

13 juillet 2011 - TEXTES CHRISTINE
http://www.lenouvelliste.ch/SAVIOZ
2011/07/25 14:48 - BB - Version imprimable 

 A l'étranger : 2nd International Exhibition of Deaf Artists 24/09 to 01/10/11- Croatia
 2nd International Exhibition of Deaf Artists
Croatia- Split
Theme : “Silence embraced in the Adriatic Wave”
Date : 24 September – 1 October 2011

The Organization of the “Silent World” will be “second International Exhibition of Deaf Artists in Croatia – Split gallery in the old hall in Split – 24.09 to 01.10.2011. With this exhibition the organizers want to point out that art is a means of integration of the deaf-deaf, and that this exhibition will be a witness on a high degree of visual communication artists who does not hear and those who do not.

Contact : NGO for Culture of Deaf and Hard of Hearing People in Croatia „Word of Silence“
Nehruov trg 20 Zagreb CROATIA
Fax : +385 1 6520 478
vsagovac@xnet.hr

http://www.svijet-tisine.hr
2011/07/18 12:41 - BB - Version imprimable 

News 41 à 50 sur 192  << · <  · 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20  ·  > · >> 

2003 - 2010© bbnewscom