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Chorale Les Arlene's Une première réussie
Publié le mardi 12 avril 2011 à 11H00
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« L'Aigle noir », de Barbara, avec une chorégraphie de Florence Guyot.
« L'Aigle noir », de Barbara, avec une chorégraphie de Florence Guyot.
Plus une place, samedi soir, dans le petit théâtre de l'Albatros, à Reims, pour venir écouter le premier concert en salle de la chorale de Bétheny Les Arlene's. Les chanteuses ont interprété une vingtaine de titres, connus pour la plupart, des chansons françaises, mais aussi des chants traditionnels africain, américain, ou même croate. On a pu apprécier l'interprétation de « Mon amie la rose », de Françoise Hardy, en langue des signes, par cette chorale, qui se veut ouverte à tous, quelles que soient ses différences.
La deuxième partie du spectacle se voulait teinter d'un répertoire plus léger, qui a visiblement été apprécié. Pour cette représentation, la chorale avait choisi de rythmer le concert, en l'entrecoupant de chorégraphies très colorées, interprétées par quelques danseuses de Bétheny du groupe Flo et Co, de Florence Guyot. De plus, le jeune Lucien, qui pratique le violon depuis neuf ans, a interprété avec brio plusieurs morceaux, très appréciés du public. Tous ces artistes amateurs réunis ont clos la soirée en interprétant en chœur les dernières chansons à un public qui a, grâce à eux, passé une excellente soirée.
Publié le mardi 12 avril 2011 à 11H00
http://www.lunion.presse.fr/
L’accessibilité des programmes télévisés aux personnes handicapées
Pour les personnes sourdes ou malentendantes : des solutions innovantes
L’accessibilité des programmes télévisés aux personnes souffrant d’un handicap auditif ou visuel a considérablement augmenté ces dernières années, grâce au dispositif législatif mis en vigueur en 2005, aux travaux du Conseil, en lien avec les associations concernées, et à la coopération des chaînes. Le CSA en a dressé un bilan, dont les principaux éléments sont repris ici, et, pour en améliorer la connaissance, a ouvert à ce sujet une nouvelle rubrique sur son site internet.
En 2010, les chaînes de télévision ont signé les avenants à leur convention intégrant les dispositions issues de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et visant à rendre accessibles, à partir du 12 février 2010, les programmes aux personnes souffrant d’un handicap auditif. Le groupe de travail, créé par le Conseil sur ce sujet, a réussi à concilier les demandes légitimes des personnes sourdes ou malentendantes avec les difficultés des chaînes en proposant des solutions innovantes. Les résultats qu’il a obtenus ont été salués par les associations représentant les personnes sourdes ou malentendantes, avec lesquelles le Conseil entretient des relations confiantes et constructives.
Les chaînes hertziennes dont l’audience dépasse 2,5 %
La loi du 11 février 2005 dispose que les chaînes hertziennes publiques ainsi que les chaînes privées dont l’audience moyenne annuelle est supérieure à 2,5 % de l’audience totale des services de télévision rendent accessible aux personnes sourdes ou malentendantes la totalité de leurs programmes, hors écrans publicitaires, à compter du 12 février 2010.
Cette obligation a été respectée par les chaînes de France Télévisions ainsi que par les chaînes privées concernées, TF1, M6 et Canal+.
TMC, dont l’audience a dépassé 2,5 % en 2009, a dû mettre en place le sous-titrage de la totalité de son antenne et y est quasiment parvenue en fin d’année.
Les chaînes hertziennes dont l’audience est inférieure à 2,5 %
Aux chaînes hertziennes dont l’audience moyenne annuelle est inférieure à 2,5 %, le Conseil a imposé de rendre accessibles 40 % de leurs programmes. Pour tenir compte des difficultés financières de certaines chaînes, le Conseil a décidé d’adapter les dispositions applicables à l’accessibilité en fonction de quatre critères : le mode de diffusion, l’accès gratuit ou payant, le chiffre d’affaires, l’appartenance à un groupe et la thématique.
Tout en conservant l’objectif de 40 % afin de répondre à la demande légitime des téléspectateurs sourds ou malentendants, il a donc été décidé d’aménager des dispositifs de progressivité permettant à certaines chaînes de l’atteindre soit en 2011, soit en 2012.
Le Conseil a également proposé des solutions tenant compte des thématiques particulières de certaines chaînes.
Ainsi, les trois chaînes d’information de la TNT diffusent respectivement :
* trois journaux sous-titrés et un journal traduit en langue des signes du lundi au vendredi ;
* quatre journaux sous-titrés le week-end et les jours fériés, avec répartition des horaires de diffusion entre les chaînes afin de permettre aux personnes sourdes ou malentendantes de bénéficier d’informations accessibles à toute heure de la journée.
Pour la première fois, un journal télévisé en langue des signes est donc proposé du lundi au vendredi sur des chaînes d’information privées (à 13 heures sur BFM TV, à 20 heures sur LCI et à 16 h 30 sur I-Télé)
La seule chaîne jeunesse de la TNT gratuite, Gulli, met à l’antenne chaque semaine une émission relative à l’univers des personnes sourdes ou malentendantes et une émission consacrée à la langue des signes.
Les chaînes n’utilisant pas de fréquences assignées par le Conseil
Aux chaînes n’utilisant pas de fréquences assignées par le Conseil mais distribuées ou diffusées par câble, satellite ou ADSL, le Conseil a imposé de s’engager à rendre accessibles 20 % de leurs programmes.
Des dispositifs permettront à ces chaînes d’atteindre progressivement l’objectif de 20 % de programmes sous-titrés, soit en 2011, soit en 2012.
Pour certaines chaînes, des solutions spécifiques ont été préférées pour tenir compte de leur thématique particulière.
Ainsi, les chaînes destinées aux enfants de 3 à 6 ans, qui n’ont en principe pas encore appris à lire, doivent mettre à l’antenne chaque semaine une émission d’apprentissage de la langue des signes et une émission en langue des signes.
Par ailleurs, pour la première fois, un journal quotidien d’informations sportives est diffusé en langue des signes sur une chaîne de sport (à 16 h 45 sur Infosport).
Des dérogations justifiées
Si la loi permet au Conseil d’exclure certains genres de programmes de l’assiette de calcul des obligations, il a préalablement consulté les associations de personnes sourdes ou malentendantes avant de prendre ses décisions.
Il a exclu des obligations d’accessibilité les mentions de parrainage et les bandes-annonces, les chansons interprétées en direct, le téléachat, les compétitions sportives retransmises en direct entre minuit et six heures, les services de paiement à la séance et les chaînes temporaires.
Les versions multilingues et les versions originales sous-titrées sont considérées comme répondant aux obligations de sous-titrage adapté pour les oeuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères jusqu'à la fin de l’année 2012.
De plus, les chaînes dont le chiffre d’affaires est inférieur à trois millions d’euros, les chaînes pour adultes, les chaînes diffusées en langue étrangère et les chaînes consacrées à la météo n’ont pas d’obligation chiffrée. Les chaînes dont le chiffre d’affaires est supérieur à trois millions d’euros et inférieur à sept millions d’euros ne seront tenues de sous-titrer que 10 % de leurs programmes. Les chaînes de sport substitueront à l’obligation exprimée en pourcentage un volume annuel d’événements sportifs, de programmes ou d’heures à sous-titrer.
Des « clauses de rendez-vous » en septembre 2011 sont prévues dans certains cas pour envisager une augmentation du taux de sous-titrage sur certaines chaînes.
Une diffusion des sous-titres selon une norme bien définie
Le Conseil a encouragé l’ensemble des éditeurs de la TNT à diffuser les sous-titres à destination des personnes sourdes ou malentendantes selon la norme DVB_Subtitling, tel que cela a été précisé dans l’arrêté interministériel du 24 décembre 2001 fixant les caractéristiques des signaux émis en télévision numérique terrestre. Cette norme permet de proposer des sous-titres avec une graphie améliorée et donc plus agréable que les sous-titres de type « télétexte », appelés à disparaître avec l’arrêt de la télévision analogique. Elle est recommandée par l’Union européenne de radio-télévision (UER) comme le format préféré de sous-titres pour les services de télévision numérique. La majorité des récepteurs TNT disponibles en France sont compatibles avec cette norme. Ces sous-titres sont généralement disponibles en activant à partir de la télécommande du téléviseur ou de l’adaptateur une touche portant l’indication « S-T », « STT », « SUB », « sous-titres » ou « s-title ».
Un suivi de la reprise des sous-titres par les distributeurs
Le Conseil, sur le fondement de l’article 34-2(1) de la loi de 1986, a fortement incité les distributeurs à reprendre correctement les sous-titres à l’intention des personnes sourdes ou malentendantes sur leurs réseaux. Afin de vérifier le bon respect de cette obligation, il a lancé en 2010 une campagne de constatation, selon une méthodologie précise, de la disponibilité des sous-titres sur ces réseaux et plus particulièrement au moment de la diffusion de programmes en direct. Un tableau présentant les résultats de cette campagne de constatation par chaîne et par distributeur sera prochainement mis en ligne.
Ramonville-Saint-Agne. Dialogue de sourds à André-Malraux
Un vent de panique a soufflé vendredi sur le collège André-Malraux, chez les enseignants et les parents des neuf élèves de la classe ULIS (Unité localisée d'inclusion scolaire). Cette classe comprend neuf élèves, âgés de 12 à 16 ans, tous déficients intellectuels légers. La menace concerne la délocalisation de cette classe sur le collège de Castanet. Ce serait pour la rentrée prochaine ou la suivante. Déjà, une pétition circule pour protester contre une telle mesure. Selon les pétitionnaires, l'académie n'aurait rien trouvé de mieux que de délocaliser l'ULIS pour pouvoir créer un pôle LSF (Langue des signes français). En clair, pour constituer un pôle complet destiné aux personnes sourdes et leur octroyer le personnel suffisant (une demande de surveillant supplémentaire a été faite), on envoie les déficients intellectuels à Castanet. « Nous ne comprenons pas en quoi la création de ce pôle devrait remettre en question la présence l'ULIS 1 dans notre établissement. En effet, l'accueil d'élèves à besoins particuliers fait partie intégrante de l'histoire de l'identité du collège André-Malraux », dit la pétition. Cette décision aurait pour conséquence d'anéantir tout le travail d'inclusion (NDLR : le nouveau mot pour intégration) effectué depuis dix ans et irait à l'encontre de la volonté de l'équipe éducative, du projet d'établissement et des familles », poursuit la pétition.
Effet domino
L'enseignante Marie Paczuzinski explique que ses élèves sont ainsi intégrés à d'autres classes pour les arts plastiques, le sport et la musique. « Nous défendons l'idée de la mixité des handicaps », dit-elle. La demande d'un poste de surveillant, par un terrible effet domino, a -t-elle provoqué le futur déménagement ? À l'Inspection d 'Académie, on s'en défend vivement. « Rien n'a été acté, rien n'a été engagé. Cela a été évoqué lors d'une réunion, c'est tout », fait répondre Christian Wilhelm, inspecteur- adjoint. De fait, la réunion qui doit se tenir demain matin, à Ramonville, avec M. Detchart, inspecteur ASH, a pour objet le pôle sourd. Mais comme les parents estiment, à tort ou à raison, que le sort des deux pôles est lié, ils ont prévu de remettre à cette occasion leur pétition. Quant à Mme Nimiague,principale, elle reconnaît « que ce déménagement est à l'étude mais ajoute qu'elle n'a aucun autre élément de réponse.»À l'ULIS, on espère que l'Inspection d'Académie ne restera pas sourde à des arguments frappés au coin du bon sens.
Publié le 12/04/2011 08:26 | Jean-Paul Rouquier
http://www.ladepeche.fr
Depuis janvier, l'association DonBosco a initié un nouveau dispositif, baptisé «LSF 29», destiné aux sourds et à leur entourage. Preuve que ce service répond à une véritable attente, sa présentation détaillée, avant-hier, a attiré un large public.
Le fait ne laisse pas de surprendre, il n'en est pas moins réel: ilafallu attendre 1991 pour que la Langue des signes française ait droit de cité dans notre pays et2005 pour qu'elle soit enfin reconnue comme langue à part entière. Jusqu'aux années 1980, les «oralistes» (tenants de la pédagogie par l'oral) ? qui estimaient que les sourds, quels qu'en soient parfois les conséquences pour les personnes concernées (ci-dessous), ne pouvaient s'intégrer dans la société qu'en apprenant à parler ? ont longtemps empêché le développement de la LSF, considérée par ses utilisateurs comme un pilier de la culture sourde. Peu à peu, les blocages ont fini par céder. Sourd de naissance, Lionel Cloître, formateur au sein de l'atelier PISourds (qui vise notamment àapprofondir la connaissance de la LSF par les sourds eux-mêmes) se souvient de sa propre prise de conscience en assistant, en 1993, à la cérémonie des Molière. Cette année-là, le trophée de la révélation théâtrale avait été attribué àEmmanuelle Laborit, pour soninterprétation dans «Lesenfants du silence». Le discours en LSF de la comédienne sourde avait été «une vraie révélation pour moi et mes amis», témoigne Lionel Cloître. Les esprits ont fortement évolué dans la période récente. Ainsi, après l'UBO qui, en 2009, lançait un diplôme universitaire en langue des signes française, DonBosco vient d'ouvrir un dispositif utilisant la LSF, dispositif qui s'adresse à la fois aux sourds et àleurs proches. Le succès des portes ouvertes organisées samedi àDon Bosco témoigne de l'accueil enthousiaste remporté par ce service innovant.
Trois services
Le dispositif, élaboré en collaboration avec le collectif des sourds du Finistère que préside la Brestoise Laëtitia Morvan et soutenu par le conseil général, comprend trois volets. Tout d'abord, un service d'interprétariat, assuré par une élève interprète de l'université de Paris VIII, Maëlc'hen Laviec, et qui vise à aider les sourds dans leurs besoins quotidiens: démarches administratives, rendez-vous médicaux, entretien d'embauche, etc. Le deuxième est constitué des ateliers PISourds évoqués ci-dessus. Letroisième permet aux entourages des sourds d'apprendre eux-mêmes la LSF. Pour s'inscrire aux deux premiers services, il est nécessaire d'obtenir un service d'accompagnement à la vie sociale de la part de la Maison départementale pour les personnes handicapées. À noter que ce dispositif existe aussi à Quimper etqu'il est en projet à Douarnenez. Pratique Don Bosco 49, rue Robespierre 29200 Brest. Tél.02.98.41.23.24. Courrier électronique, isf29@donbosco.asso.fr
Don Bosco propose trois nouveaux services à Brest. Dont un cours de cette langue à part entière, qui a été si longtemps interdite aux malentendants. Et qu'ils redécouvrent avec fierté.
« J'apprends beaucoup. Je suis très motivée. » La Plabennecoise Sabine Tanguy, 41 ans, mère de quatre enfants, est malentendante depuis toute petite. Depuis fin janvier, elle vient chaque semaine, à Brest, au 49, rue Robespierre.
Un nouveau dispositif de langue des signes français (LSF), financé par le conseil général, a ouvert. Il est géré par l'association Don Bosco en collaboration avec le Collectif des sourds du Finistère. Trois heures hebdomadaires de LSF sont effectuées par Lionel Cloître, un formateur sourd de naissance.
« Obligé de lire sur les lèvres »
Ils sont douze au total, avec Sabine, à suivre ce cours appelé « Pi sourd » (un deuxième groupe est en projet). « Comme la plupart des sourds et malentendants, je n'ai jamais appris officiellement la langue des signes. C'était interdit ! On était obligé d'oraliser et de lire sur les lèvres. »
Un « traumatisme » pour Sabine, qui avait aussi des difficultés avec la langue française. Elle a appris la langue des signes français « en cachette », avec d'autres malentendants, mais sans jamais apprendre sa grammaire ou sa syntaxe. « Désormais, j'acquiers du vocabulaire. Je découvre d'autres façons de « signer » et d'utiliser la LSF. J'enrichis aussi mon français. Ça me rassure. Et j'apprends notre identité culturelle. »
Une « culture sourde »
La LSF est un des fondements de la « culture sourde », revendiquée par de nombreux sourds. Elle est utilisée par 100 000 à 200 000 personnes. Cette langue a été créée entre 1760 et 1780 par l'abbé de l'Épée. Mais en 1880, il est décidé de l'abandonner au profit de l'oralisme : les sourds doivent parler pour s'intégrer dans la société. « 80 % des sourds sont devenus illettrés ! » dénonce Laëtitia Morvan, présidente du Collectif des sourds du Finistère.
Cette langue à part entière a aussi été considérée étrangère à l'unité de la République, comme le breton et les langues régionales. « La seule langue, c'était le français », rappelle Michel Jézéquel, directeur général de Don Bosco. La LSF a été réautorisée en 1991, reconnue en 2005, avec la loi du 11 février sur le handicap.
Même si elle n'était pas enseignée, la langue des signes a perduré. « Le tabou a sauté en 1993 avec Emmanuelle Laborit », explique Lionel Cloître. Cependant, beaucoup de sourds la pratiquent sans véritablement en connaître les règles. Ils font des « fautes » et s'interdisent de faire appel à un interprète. Ils se retrouvent isolés. « Apprendre la LFS aide à prendre confiance en soi, à devenir autonome. »
Laurence GUILMO
http://www.ouest-france.fr/
lundi 11 avril 2011
A la maternelle Freinet : la langue des signes parle aux enfants - Bouguenais
La maternelle Célestin Freinet accueille deux jeunes enfants sourds et a mis en place cette année un projet pédagogique axé sur la langue des signes. Un spectacle « Signes de sens » a eu lieu fin mars, suivi d'ateliers avec les élèves. Un premier volet novateur, bien perçu par l'équipe enseignante et les familles qui sera suivi d'ateliers « comptines ».
« On a d'abord eu un enfant sourd, puis un autre cette année, tous deux accompagnés d'une aide qui maîtrise la langue des signes. On avait envie d'aller plus loin pour faire comprendre aux enfants la différence et l'intérêt de ce langage. Le projet spectacle aidé par une subvention municipale de 1 500 € a complété cette sensibilisation », précise Julien Harel, directeur de l'école maternelle. Deux comédiens de Lille dont l'un sourd sont venus interpréter en langage bilingue des albums de littérature jeunesse devant les trois classes de l'école, puis les enfants ont joué par le mime ensuite à faire deviner des mots. « Les jeunes enfants ont décelé très vite en début d'année la difficulté de Nolan et Lilou, sourds, et loin de les laisser de côté, ils ont répondu en essayant de copier leurs signes. L'intégration a été immédiate et le jeu les réunit. Les familles sont bien identifiées par les autres parents qui s'efforcent d'échanger quelques signes à chaque rencontre », ajoute le directeur.
Une des enseignantes, Marie-Pierre, très investie dans le projet va suivre une formation sur la langue des signes, à titre personnel. Une première expérience d'intégration réussie d'enfants handicapés à l'école publique conformément à l'esprit des textes de l'Education nationale, avec l'espoir pour les familles concernées que le passage à l'école élémentaire dans le futur se fasse dans les mêmes conditions.
Dépistage précoce de la surdité : un amendement contourne le débat contre l’avis de nombreuses associations
Mme Edwige Antier a déposé un amendement proposant de voter le contenu de la proposition de loi sur le dépistage de la surdité dans le cadre de la proposition de loi sur la réforme de l’hôpital.
L’amendement contourne le débat contre l’avis de nombreuses associations : personnes sourdes, psychiatres du réseau RAMSES et l’UNAPEDA ...
Rappel des épisodes ....
Une proposition de loi visant à généraliser le dépistage précoce des troubles de l’audition a été présentée par Madame et Messieurs Jean-Pierre DUPONT, Jean-François CHOSSY et Edwige ANTIER à l’Assemblée nationale le 13 juillet 2010.
http://cis.gouv.fr/spip.php?article3713
Cette proposition de loi a été discutée en première lecture à l’Assemblée nationale en novembre 2010, puis déposée au Sénat en décembre 2010.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/depistage_troubles_audition.asp Une autre proposition de loi de M. Jean-Pierre FOURCADE modifiant certaines dispositions de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, a été déposée au Sénat le 26 octobre 2010, puis déposée à l’Assemblée nationale le 10 mars 2011.
- http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/modification_loi_hpst.asp
A cette occasion, Mme Edwige Antier a déposé un amendement proposant de voter le contenu de la proposition de loi sur le dépistage de la surdité dans le cadre de la proposition de loi sur la réforme de l’hôpital.
Face à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Mme Edwige Antier a déclaré :
"Une proposition de loi que j’ai déposée avec mes collègues Jean-Pierre Dupont et Jean-François Chossy, visant à généraliser le dépistage précoce des troubles de l’audition, a été adoptée en première lecture par notre Assemblée le 30 novembre dernier et renvoyée au Sénat. L’encombrement du calendrier parlementaire fait, hélas, qu’elle n’a toujours pas pu y être examinée et que nous prenons du retard. Or, dans notre pays, chaque jour trois enfants naissent atteints de surdité congénitale qui, si elle n’est pas dépistée précocement, les handicapera lourdement dans leurs apprentissages. D’où cet amendement visant à généraliser le dépistage de ces troubles avant la fin du troisième mois."
Source 2007 - CIS Aquitaine - Centre d’information sur la surdité
CREAHI - Espace Rodesse
103 ter rue Belleville 33063 Bordeaux Cédex
Tel : 05.57.01.36.50 Fax : 05.57.01.36.99
Site internet : cis.gouv.fr
Les élèves ingénieurs civils des mines de l’Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne organisent une première journée de sensibilisation au handicap à l’attention de leurs camarades et des enseignants de l’école, mercredi 13 avril 2011 au 158 cours Fauriel.
Partager un repas dans le noir, s'exercer à la langue des signes avec une personne malentendante, participer à un parcours d’obstacles en fauteuil, ou à un match de basket, plusieurs équipes d’élèves et enseignants vont le temps d’une journée se mettre en situation et « dans la peau » d’une personne handicapée, pour déjeuner, communiquer, se déplacer et pratiquer diverses activités au sein d’un établissement. Pour l’occasion, les élèves aménageront l’école de divers accessoires, panneaux de basket, salle de sport, systèmes d’accès pour les handicapés (rampes, avertisseurs sonores…). Ils présenteront quelques adaptations pour handicapés grâce à l’intervention de différentes associations partenaires de l’événement, telles que l'Association Suisse de Parents d'Enfants Déficients Auditifs (ASPEDA), l'Association des Paralysés de France (APF).
Plusieurs animations seront proposées par Handi-Chiens, Handi-Lyon-Rhône ou encore Handi-Loire (jeux, quizz sur le Handicap…)
En mars dernier, l'Ecole a été distinguée lors des Trophées Handi-Friends 2011 "ils récompensent les établissements d'enseignement supérieur qui mènent des actions favorisant l'autonomie et l'intégration des étudiants handicapés". Elle a reçu le prix "handi-intégration", pour son projet "Handi-Mines: tous ensemble pour l'égalité des chances" La remise des prix a eu lieu le 17 mars au Stade de France. Ce "label" permet d'afficher que l'école est handi-accueillante et qu'elle a une réelle volonté de travailler dans ce sens-là.
La journée se terminera par une table-ronde en présence des partenaires et sponsors de l’opération, sur le thème : "Quelles sont les possibilités pour un jeune en situation de handicap après des études d'ingénieur ?". Dans le contexte de la loi pour l’égalité des chances, l’Ecole des Mines de Saint-Etienne a lancé depuis plusieurs années une politique attentive à propos de l’accessibilité aux locaux et du recrutement de personnels et d’étudiants porteurs de handicap. Une commission "handicap" a été constituée dans ce sens au sein de l’école. Dans le cadre de leur projet D’Min (conduite de Projet par l’action pour le Développement Managérial de l’Ingénieur), 8 élèves ICM de 1ère année ont été associés à ce programme et ont aidé par exemple grâce à leur expérience quotidienne à détecter les inadaptations du système pédagogique.
Les Survivants de Boris Vian sont au théâtre du Grand Rond
Tout d’abord, une poignée de poèmes de Boris Vian propices à une traduction en langue des signes. Puis ungroupe de comédiens-danseurs sourds qui se lancent dans le pari. Cette traduction, ils la portent dans l’espace, dans les choeurs et les corps. Cela donne un ballet silencieux ouvert à un public international : le corps parle, les expressions soulignent les états, les mains vibrent et les yeux brillent. Comme une compagnie poussiéreuse, sortie d’un vieux placard, les survivants viennent dire ce qu’ils ont à dire : qu’on « voudrait pas crever », avant d’avoir vu… avant d’avoir goûté… respiré… couru… ri… Pas avant d’avoir eu « le temps de vivre ».
Le partenariat avec ACT’S est une aventure artistique et humaine unique pour le Grand Rond puisqu’il a débuté en même temps que le lieu ouvrait et qu’il n’a, depuis, jamais cessé de nous combler. Entre JEF’S Sourd et alors (re-programmé en juillet 2011), Le Livre des Amours, et le magnifique PlayBack avec, déjà, Lucie Lataste, nous ne pouvions qu’être comblé. Que dire de plus que : venez !
Ils sont trop rares les spectacles ou sourds et entendants peuvent se croiser et se mêler…
En partenariat avec l’association ACT’S
(association pour la culture en langue des signes pour tous)
Représentations :
Du Mardi 12 Avril 2011 à 21 h 00
au Samedi 16 Avril 2011 à 21 h 00
Tarif : 12€ ou 8€ (étudiants et demandeurs d’emploi)
Durée : 1 h 00
Le CSA développe l'information consacrée à l'accessibilité des programmes télévisés
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de développer l’information des personnes souffrant d’un handicap visuel ou auditif en mettant en ligne un module consacré à l’accessibilité des programmes télévisés sur la page d’accueil de son site internet.
Ce site, présenté dans une vidéo par Nicolas About, président du groupe de travail Accessibilité aux personnes handicapées, et Christine Kelly, vice-présidente, comprend deux parties, l’une consacrée au sous-titrage et à la langue des signes, l’autre à l’audiodescription.
Des informations sur la réglementation, les obligations des chaînes, les méthodes d’accès au sous-titrage ou à l’audiodescription, la langue des signes, la disponibilité des sous-titres sur les réseaux des différents distributeurs (TNT, ADSL, satellite, câble), ainsi que quelques liens utiles vers les sites des associations ou de certaines chaînes, y sont proposées.
Voir en ligne : Le CSA développe l'information consacrée à l'accessibilité des programmes télévisés
Vers une société de l’information en Ile-de-France
Dans le cadre de la politique régionale, en associant ses partenaires et les acteurs régionaux publics et privés, ARTESI Ile-de-France favorise l’émergence de la société de l’information en Ile-de-France et contribue à l’appropriation des technologies de l’information et de l’internet.
Organisme associé du Conseil régional, ARTESI Ile-de-France est une agence de développement des TIC à l’écoute et au service des territoires. Elle exerce une mission d’animation spécialisée auprès des collectivités locales franciliennes pour les accompagner dans le processus d’appropriation des technologies de l’information et de la communication à des fins de service public.
Cet accompagnement consiste à créer les conditions d’un développement maîtrisé, durable et équilibré de la société de l’information à l’échelle de la région en fournissant aux acteurs publics locaux les ressources nécessaires pour structurer, enrichir et consolider leur démarche et faciliter leurs projets.
En 1998, ARTESI Ile-de-France a orienté ses actions vers le développement des Nouvelles Technologies de l’information et de l’Internet (NTIC) en Ile-de-France et s’est fixée comme mission de promouvoir le développement des usages et des services internet au bénéfice des territoires.
ARTESI Ile-de-France, au regard de ses missions, des objectifs poursuivis et de ses engagements au service de l’intérêt général, apporte sa contribution dans différents domaines.