Méningite : Une nouvelle campagne de vaccination en cours
Maladie contagieuse et qui tue à terme, la méningite de 1997 à nos jours, a enregistré 2203 cas de décès au Mali.
7 Milliards de francs CFA contre la méningite
La méningite est une maladie contagieuse qui tue si le malade n’est pas traité à temps. Elle peut rendre sourd, muet, aveugle ou provoquer des troubles mentaux après la guérison. Il convient de signaler que de 1997 à nos jours, notre pays a régulièrement enregistré des épidémies de méningite, avec un taux de décès dépassant souvent les 10%. De même, chaque année, le Mali dépense plus de deux milliards de francs CFA pour le pré positionnement du vaccin méningococcique A+C, les produits de prise en charge et les activités diagnostics afin de contenir ces épidémies. Le Mali a ainsi enregistré entre 1997 et 2010, 24.539 cas de méningite qui ont occasionné 2.203 décès. Aussi, l’initiative d’éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne en général, et dans les pays de la ceinture méningitidique, est le fruit d’un partenariat depuis 2001 entre l’Organisation mondiale de la santé et l’ONG américaine PATH/MVP.
Le nouveau vaccin contre la méningite
Avec ce partenariat, le nouveau vaccin conjugué contre la méningite à méningocoque A, a été développé et testé en Inde et en Afrique, en collaboration avec les chercheurs de la Gambie, du Sénégal, du Ghana et du Mali. « C’est ainsi qu’au Mali, les essais vaccinaux ont été réalisés par le département de la Santé, à travers le Centre pour le Développement des Vaccins du Mali ou CVD-Mali auquel j’adresse en ces lieux mes félicitations les plus chaleureuses. Je voudrais rappeler que le vaccin méningo A conjugué ou MenAfriVac résultant de ce partenariat, a été homologué en juin 2010 par l’Organisation mondiale de la santé. La durée de sa protection conférée est de dix ans, contrairement aux vaccins classiques dont la durée de protection n’excède pas trois ans. », dira Oumar Ibrahima Touré, ministre de la santé et le Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane Représentant de l’OMS au Mali ajoutera : « Cette campagne rentre dans le cadre de l’initiative pour « éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne » et parrainé par le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso ; initiative née de la déclaration de Yaoundé, lors de la 58è session du Comité Régional de l’OMS pour l’Afrique tenue en septembre 2008. ». La campagne de vaccination contre la méningite avec le nouveau vaccin méningo A, a donc débuté au Mali par Dioïla et Fana. Elle va concerner 366.403 sujets de 1 à 29 ans, du 13 au 20 septembre 2010. Pour ce faire, 282 équipes de vaccination, 564 agents vaccinateurs et 564 relais, vont sillonner l’ensemble des communes de Dioïla et Fana. Selon Marcel K. RUDASINGWA Représentant de l’Unicef au Mali et Chef de file des Partenaires techniques et financiers de la santé : « les populations de Dioila et Fana sont en train de poser un jalon historique en étant les premières à bénéficier ce jour 13 septembre 2010 d’un vaccin révolutionnaire contre la méningite. »
Engagement des bailleurs de fonds
La campagne de vaccination s’étendra ensuite sur l’ensemble des districts sanitaires de notre pays. Elle concernera 27 districts sanitaires au mois de décembre 2010, et 30 districts sanitaires en 2011. Oumar Ibrahima Touré a signalé que cette campagne de vaccination, coûtera à l’Etat malien et à ses partenaires, la somme de 7 milliards de CFA. A Fana, Marcel K. Rudasingwa Représentant de l’Unicef au Mali et Chef de file des Partenaires techniques et financiers de la santé a déclaré : « L’engagement des partenaires techniques et financiers reste et demeure un acquis autour du PRODESS. » Pour le Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane Représentant de l’OMS au Mali a dit : « Le Mali a eu la primeur d’introduire le vaccin MenAfriVac à travers le monde. Aussi l’OMS et l’UNICEF seront toujours là pour faire de cette campagne un véritable succès qui constitue un pas de géant dans l’élimination des épidémies de méningite en Afrique et au Mali en particulier ». Cela augure, à n’en pas douter, de belles perspectives pour la santé au Mali.
Au deuxième jour de la rentrée scolaire leur école est toujours fermée
L’appel de détresse d’enfants sourds-muets
“Tu vois, maman, ces élèves ont retrouvé leur école et leurs enseignants car ils entendent et ils parlent. Ils ne sont pas comme nous”, tel est le commentaire gestuel qui donne la chair de poule d’un enfant sourd-muet scolarisé à l’école de Mohammadia en suivant, hier, le JT. Lui, comme le reste de ses camarades de classe, n’a pas eu cette chance. Son école entrave l’aboutissement d’un projet utopique et devrait, selon les autorités, être rasée, et ses “occupants” répartis entre différents autres établissements.
Ainsi, au deuxième jour de la rentrée scolaire, les enfants handicapés scolarisés à l’école de jeunes sourds de Mohammedia n’ont toujours pas repris. Leurs classes auxquelles ils se sont adaptés sont toujours fermées.
Hier, personnel administratif et enseignants, élèves et leurs parents ont fait le pied de grue dans la cour de l’école dans l’attente d’une improbable bonne nouvelle ou d’une visite “officielle” à même de mettre fin à ce qu’ils qualifient de “cauchemar”. Mais, au bout de la longue attente sous un soleil de plomb et les réclamations des enfants privés de nourriture et de toilette, point d’espoir. Personne ne réagit à l’appel de détresse lancé par près de 170 enfants sourds-muets qui ne réclament que leur droit constitutionnel à l’enseignement. Brandissant des pancartes où l’on pouvait lire : “Ayez pitié des sourds-muets” ; “Ne nous privez pas d’enseignement”…, les enfants ont surpassé leur handicap en poussant des cris de colère et en faisant des gestes pour expliquer qu’ils ne veulent pas quitter les lieux et se séparer des enseignants qui leur ont tenu la main pour les aider à combler leur handicap par la réussite de leur cursus scolaire.
En témoigne le taux de réussite de 100% enregistré l’an dernier à l’examen de l’ex-6e. “Cette réussite est le fruit de plusieurs années de labeur et d’adaptation. Elle ne peut être possible par le transfert de l’enfant brisé psychologiquement”, avertissent les psychologues et les enseignants. Et c’est cette crainte de priver leurs enfants déjà pas très gâtés par Dame Nature d’une voie, en l’occurrence celle des études qui sauverait leur avenir, à l’image de ces anciens élèves de l’EJS qui ont réussi à décrocher leur bac grâce au soutien de leurs enseignants. Ils sont venus, hier, pour apporter leur soutien à tout le personnel de l’école et prendre part à toute éventuelle action de protestation qui serait adoptée. Idem pour la Fédération nationale des sourds-muets d’Algérie dont le président et le SG se sont déplacés, hier, à l’école pour afficher leur soutien. Mieux, nous dira le SG, “nous allons envoyer aujourd’hui (hier, ndlr) une lettre au ministre de tutelle pour exposer le problème”. La longue attente a été mise à profit pour discuter des prochaines actions de protestation.
Hier, les protestataires devaient investir la rue mais ils ont décidé d’opter pour une démarche afin de permettre à leurs enfants de reprendre les cours. En effet, il a été décidé à l’unanimité de tenter de récupérer les clés des salles de classe et de reprendre le travail dès cette matinée. Un appel est lancé aux autorités “pour reporter la fermeture ou la démolition de l’école d’une année, le temps de trouver une autre solution”. Espérons que cet appel trouvera un écho favorable pour permettre à ces enfants de retourner en classe.
En raison du projet de la grande mosquée à Mohammadia
170 sourds-muets privés de la rentrée scolaire !
Les 170 élèves sourds-muets dont 60 internes, scolarisés à l’école des sourds-muets de Mohammadia (ex-Lavigerie) et les personnels enseignant et administratif n’ont pas eu droit aux joies de la rentrée des classes.
Le ton était hier à la colère. Pourquoi ? L’école doit être sacrifiée au profit du fameux projet de la grande mosquée qui ne verra probablement jamais le jour. Et par conséquent, elle doit être rasée comme ce fut le cas pour les autres bâtisses et habitations de fortune situées sur le site choisi par les autorités pour le projet. Les rumeurs de transfert et autres affectations des personnels administratif et enseignant ainsi que les élèves allaient bon train avant même les vacances scolaires. Nul n’était en mesure de donner une réponse fiable aux parents et au personnel dont l’inquiétude et la peur de se retrouver sans travail augmentaient de jour en jour. Ce n’est qu’au début du mois de septembre, avec la reprise des enseignants et du personnel administratif de l’école de jeunes-sourds (EJS), que le sort de la structure a été décidé voire dévoilé. La solution de facilité n’était autre que le dispatching des élèves et des personnels enseignant et administratif à travers d’autres écoles spécialisées. Ceci en faisant fi de la situation très sensible et particulière des enfants vu leur handicap. Ainsi, le département de tutelle par le biais de la Direction de l’action sociale n’a pas trouvé mieux que d’orienter des enfants handicapés qui ont passé pour certains plus de dix années à l’EJS de Mohammadia vers d’autres écoles situées à… Bordj Menaïel, Baraki et Télémly. Ce qui n’a pas été du goût des parents. Les parents d’élèves étaient hier catégoriques. Ils sont décidés à investir la rue dès cette matinée si le ministère de la Solidarité nationale ne se penche pas sérieusement sur leur problème. “Et si jamais ils ferment l’école, nous protesterons dans la rue”, avertissent les parents. “Il n’est pas question pour nous de sacrifier l’avenir de nos enfants”, déplore une maman de deux enfants handicapés habitant Bouzegza et orientés vers Bordj Menaïel. Et d’ajouter : “Comment faire la prière dans une mosquée érigée sur l’avenir d’enfants handicapés ?” Un autre parent dira : “Devrai-je laisser tomber mon travail pour accompagner mon fils jusqu’à Bordj Menaïel ?” Les parents d’élèves dont 80% habitent du côté de Rouiba et El-Hamiz proposent que la tutelle fasse le nécessaire auprès du ministère de l’Éducation nationale pour leur permettre de transférer l’EJS vers un CEM fermé à Rouiba. “Nous sommes prêtes à faire du volontariat pour le nettoyer et le réaménager”, lancent les mamans désemparées en se disant convaincues que le président de la République n’est pas au courant de ce qui se passe dans cette école.
La DAS de la wilaya d’Alger :
“C’est du chantage”
Approchée dans l’enceinte de l’école, la directrice de l’action sociale donnera sa version des faits en soulignant qu’elle a accédé à toutes les demandes faites par les parents. “Au départ, on avait procédé à l’affectation des élèves vers d’autres écoles, les parents ont demandé que l’enseignant soit affecté avec l’élève, nous avons accepté en nous engageant de faire transférer toute la classe vers le même établissement. Et là quand ils ont vu que c’était possible, ils ont rouspété. C’est du chantage”. Question : qu’en est-il du projet de la nouvelle école à Bab-Ezzouar ? “L’étude est en cours”. Un délai ? Aucun. “Je ne sais pas. Ce n’est pas une baraque que nous allons construire mais une école conforme aux spécificités de cette catégorie d’élèves”.
Symphorien Mvogo : Le sourd-muet devenu spécialiste du bois
Il a reçu son certificat de fin de formation au Gipa, au cours d’une cérémonie organisée à la Chambre de Commerce de Yaoundé.
Le nombreux public qui a effectué le 24 août dernier le déplacement de la Chambre de Commerce, des Mines et de l’Artisanat de Yaoundé, a été bien surpris, presque ému. Des onze candidats qui recevaient leurs certificats de fin de formation au Groupement interprofessionnel des artisans (Gipa), Symphorien Mvogo était le seul homme. Il était également le seul récipiendaire en filière menuiserie cette année. Mais, la particularité de Symphorien Mvogo réside surtout dans son handicap : il est sourd-muet.
Après tous les discours de circonstance prononcés avant la remise des parchemins, l’impresario de la cérémonie annonce un défilé des heureux élus du jour. Les dix filles du groupe défilent, exhibant chacune, sa tenue vestimentaire: elles ont suivi leur formation en couture. Quand arrive le tour de Symphorien Mvogo, un silence particulier est requis. Vêtu d’une chemise bleue foncée, d’une cravate bleue ciel et d’un pantalon noir, il défile avec une chaise de bureau. « C’est lui-même qui l’a fabriquée », nous dira plus tard, son encadreur, M. Ali Peyou. Toute la salle applaudit, à la manière des sourds-muets, bien sûr. Le jeune homme vient d’achever trois années de formation, avec brio. Il est deuxième au classement général avec une moyenne de 16.5 / 20. Cerise sur le gâteau, une Ong italienne lui propose, avec ses camarades, une insertion socioprofessionnelle.
Et pourtant, le désormais menuisier (il fait aussi de la maçonnerie et de l’ébénisterie), qui porte le nom de son père en toutes lettres, n’a pas eu une enfance tendre. 9ème enfant d’une famille qui en compte 14, Symphorien Mvogo est né le 16 décembre 1985 à Yaoundé. Il n’a jamais parlé. «Il a été malade dès l’âge de 9 mois. On le soignait au dispensaire d’Etoudi, en croyant que c’était le paludisme. Mais, on a finalement découvert à la Fondation Jeanne Irène Biya que c’était la méningite. Nous (ses parents) avons alors rencontré Jeanne Irène Biya (ex-épouse du président de la République), pour lui demander de l’aide. Elle a accepté de nous aider. Elle payait ses frais de scolarité (qui s’élevaient à 100 000 Fcfa) et ses fournitures scolaires. Il fréquentait l’école des enfants déficients auditifs de Yaoundé. Quand Jeanne Irène Biya est décédée, son époux (le président Paul Biya) a encore payé pendant deux années», raconte Symphorien Mvogo père (originaire de Sa’a dans la Lékié), qui était à l’époque, chauffeur dans une entreprise privée de la place. Il salue d’ailleurs la mémoire de l’ex-épouse du chef de l’Etat.
Ce n’est qu’en 2003 que Symphorien Mvogo obtient le Certificat d’études primaires (Cep). Son père l’envoie, sur les conseils de ses enseignants, faire de la poterie, parce qu’il est doué en dessin. Le gaillard (1.67 m) fait alors, la connaissance d’Ali Peyou, responsable de la formation et chef d’atelier en menuiserie, au Gipa. « Touché par sa volonté d’apprendre et par ses dons, j’ai décidé de le former et de l’inscrire gratuitement au Gipa », confie le formateur. «La communication n’a pas été facile dès le départ, puisque je n’ai jamais fait la langue des signes. Mais avec le temps, on a appris à communiquer dès le départ», ajoute-t-il. En ce qui concerne les qualités de son apprenti, il signale : «comme il ne parle pas, il travaille beaucoup. Mais, il s’énerve quand il ne comprend pas quelque chose». Symphorien Mvogo qui a la garantie d’un emploi, compte également se fiancer. Sa petite amie, sourde et muette comme lui, est couturière.
Humanitaire : Orange Cameroun fait sa rentrée scolaire 2010-2011
L’entreprise de téléphonie mobile a offert trois millions de francs aux orphelins, handicapés et enfants vulnérables.
Le lundi, 06 septembre 2010, Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, a mis à la disposition de la Fondation Orange Cameroun, le Cercle municipal de Douala, afin de permettre à Jean Bardet, Dg de Orange Cameroun et Pca de la fondation, assisté de Samuel Ngondi Eboua, son secrétaire général et du reste de son équipe,
d’y accueillir près de 300 enfants, élèves, orphelins, handicapés et vulnérables de toutes sortes, qui ont reçu du staff et des mains des délégués régionaux des ministères des Affaires sociales, de l’Education de base, de la Promotion de la femme et de la Famille, près de 3 millions Fcfa de frais d’inscription scolaire, ainsi que des kits scolaires Orange contenant, outre plusieurs cahiers, des stylos et des crayons, enfermés dans un sac kangourou de la même marque. Une marque qui, comme le dira Jean Bardet, tient absolument à se positionner comme la marque du cœur. En venant en aide aux enfants les plus nécessiteux (autistes, muets, sourds-muets, etc.,) ainsi qu’aux filles-mères et bien d’autres cas, on comprend mieux pourquoi l’action de cette fondation est prioritairement axée sur la santé et l’éducation.
Last but not the least, la Fondation Orange Cameroun, qui en est à sa deuxième édition «Rentrée scolaire», compte la poursuivre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où une série d’assainissement est prévue dans plus de 15 écoles primaires, ainsi que la construction de blocs de latrines de 04 pièces chacun. 3000 enfants dans les 10 provinces du Cameroun pourront bénéficier de l’aide scolaire de la Fondation Orange Cameroun, pour la seule rentrée 2010-2011. Il faut préciser que le jeudi 02 septembre 2010 déjà, une cérémonie similaire avait eu lieu à Orange Cameroun. Jean Bardet avait alors procédé à la remise de nombreux kits et d’un chèque de 11 millions Fcfa à Mme Nyobè, présidente de l’Association des femmes de Orange Cameroun (Adforc), pour assurer une rentrée paisible à 300 enfants en 2010-2011, répartis comme suit : 03 millions Cfa pour les frais d’inscription de 300 enfants, 05 millions Fcfa pour l’achat de manuels scolaires et 03 millions Fcfa pour le projet de formation de filles-mères.
Mercredi, 08 Septembre 2010 08:52 Pauline Poinsier-Manyinga
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Politique
Vote des aveugles, manchots, sourds… : Les solutions de la Cei
La Commission électorale indépendante a prévu ce qu’elle pouvait pour le vote des personnes handicapées qui ne peuvent pas exprimer toutes seules leur choix dans l’urne.
Comment voteront les aveugles, les manchots sourds-muets, les lépreux et autres personnes très âgées ? Selon Bamba Yacouba, porte-parole de la Commission électorale indépendante(Cei), les personnes privées d d’un bras, d’une main ou des deux, seront assistées dans l’urne par des membres de leurs familles. Le porte-parole de préciser que cette disposition existe depuis longtemps. Il considère que le parent fera la volonté du handicapé. Lorsqu’il aura fait son choix, celui-ci en informera son accompagnateur. Ce dernier mettra un signe ou son empreinte dans la case ou l’espace réservé au choix de l’électeur. Ensuite, l’invalide va glisser le bulletin dans l’urne s’il est capable de le faire lui-même. Dans le cas contraire, c’est le parent qui le fera. Le code électoral est muet sur la question. S’il ne prévoit rien de particulier, pour le vote des handicapés, cette loi ne les exclut pas non plus. Les personnes frappées d’incapacité ou d’indignité et citées par l’article 4 sont les individus condamnés pour crime, ceux condamnés à une peine d`emprisonnement sans sursis pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d`influence, attentat aux mœurs.
La loi exclut également les faillis non réhabilités, les personnes en état de contumace et les individus auxquels les tribunaux ont interdit le droit de vote et, plus généralement, ceux pour lesquels les lois ont édicté cette interdiction. C’est tout.
Concernant l’enrôlement, aucune disposition particulière n’a été prise pour faciliter la tâche aux handicapés. Les écoles des aveugles et des sourds, à Yopougon, ont reçu des centres d’enrôlement, mais c’était au même titre que tous les autres établissements scolaires retenus. Les non-voyants, sourds-muets et autres handicapés physiques ont donc été enregistrés comme tous les autres Ivoiriens. Ceux qui ont été refoulés ou recalés pour les raisons évoquées à la page 2, rejoignent de milliers d’autres requérants, valides ou non, dont le traitement des dossiers pourrait être remis à l’après-élection. Au total, selon la Cei, le sort des handicapés est à mettre au compte des imperfections de l’opération. La commission n’a pas eu l’intention de les omettre. Avant et pendant l’enrôlement, elle a rencontré les différentes associations pour leur présenter le processus électoral et leur annoncer des dispositions prévues pour leur prise en compte. Ces réunions étaient conduites par l’ex-vice présidente de la Cei Fatoumata Diop Traoré. Celle-ci a fait savoir à ses interlocuteurs que des agents recenseurs ont été formés et savent que les personnes handicapées et les personnes âgées sont prioritaires. De leur côté, les handicapés lui ont présenté leurs inquiétudes et proposé des solutions. Visiblement, toutes leurs attentes n’ont pu être prises en compte.
Cissé Sindou
Publié le samedi 4 septembre 2010
http://news.abidjan.net
Fête des langues
La langue dans tous ses états à Casablanca
La deuxième édition de la fête des langues aura lieu le 25 septembre prochain à l'Institut culturel espagnol Cervantès à Casablanca, annoncent les organisateurs. Cette fête est organisée par les instituts culturels espagnol, français, italien, le British Council, le Goethe Institut, l'association culturelle italienne Dante Alighieri de Casablanca, et ce, en partenariat avec l'Institut Royal de la Culture Amazigh, le centre culturel russe de Rabat ainsi que de nombreux consulats et ambassades. Une manière de fédérer les institutions de toutes les origines nationales qui oeuvrent pour la reconnaissance et l'apprentissage des langues. La fête des langues vise à encourager l'éducation plurilingue, soutiennent les organisateurs, ajoutant qu'elle met en valeur l'offre d'apprentissage linguistique dispensée par des professionnels de l'enseignement.
Le public assiste gratuitement à des cours d'initiation de 20 minutes, une trentaine de langues et dialectes différents sont proposés. Les cours sont ludiques et interactifs, ils reposent sur une approche des spécificités culturelles. Des cours enfants sont également proposés. Parmi les langues données en apprentissage, on cite, outre les langues universelles, le coréen, le danois, le finnois, le Malais Malinke (Afrique de l'Ouest), l'ourdou (Pakistan) ainsi que la langue des signes. Les cours seront donnés de 10h30 à 18h. Au programme aussi, des animations, des ateliers ainsi que des spectacles pour les adultes et les enfants avec une représentation théâtrale «La farce de l'homme qui a volé''. Une courte pièce pour deux personnages : un jeune homme et un vieillard. La fantaisie, le désir, l'amitié, la liberté, sont des valeurs présentes dans cette oeuvre du dramaturge espagnol Alfonso Zurro. Né en 1953 à Salamanque, Alfonso Zurro, également acteur et metteur en scène, a travaillé tant dans le domaine du théâtre indépendant que dans le théâtre institutionnel et privé.
Il a abordé des genres aussi divers que l'opéra, l'opérette, le théâtre populaire, le théâtre pour enfants, le théâtre classique, le théâtre contemporain étranger et espagnol et le théâtre d'avant-garde. La représentation prévue à partir de 16h30 sera donnée par la troupe ‘‘Teatr Daha Wassa'' (ici et maintenant en amazigh). Une troupe née de la rencontre de jeunes artistes venant d'horizons différents lors d'un atelier de l'Institut Supérieur d'Art Dramatique et d'Animation Culturelle (ISADAC). Daha Wassa travaille actuellement sur la diffusion de son premier spectacle «3 Nuits Avec Madox'' du dramaturge, poète et journaliste français d'origine roumaine, Matei Visniec. Autre programme, «jongler avec les mots'' (18h), une rencontre pour promouvoir la diversité culturelle et les échanges culturels à Casablanca, véritable creuset où les différentes langues parlées se nourrissent mutuellement.
Et aussi une manière de favoriser le plurilinguisme et la compréhension interculturelle, encourager l'apprentissage des langues tout au long de la vie et toucher des publics très variés avec des actions spécifiques. Et pour joindre la réflexion à l'animation, une table ronde sur «le Maroc et la diversité des langues'' animée par des écrivains, des artistes et des opérateurs culturels de la place. Née en écho à la journée des langues initiée en 2001 par le Conseil de l'Europe, la fête des langues est accueillie annuellement par un des instituts culturels partenaires de cet événement dont la première édition s'est déroulée le 26 septembre 2009 à l'Institut français.
Publié le : 31.08.2010 | 16h33
http://www.lematin.ma/
ARNAQUES
Des mendiants à la cafétéria de la Faculté des Lettres de l’Université
Les fausses collectes et la mendicité sont en augmentation dans le canton de Neuchâtel. (Droit réservés)
Les jeunes mendiants sourds-muets d'origine roumaine sont en recrudescence dans le canton de Neuchâtel. Les étudiants de Lettres de l'Université de Neuchâtel en ont fait l'expérience en juin.
Quand les premiers prenaient une pause à la cafétéria de la Faculté des Lettres, les seconds venaient y travailler. Ces adolescents abordaient les étudiants avec des gestes pleins d’emphase afin qu’ils s’engagent à soutenir une association de sourds muets.
Si cette affaire n’a pas fait d’écho, la police neuchâteloise communique aujourd’hui à ce propos. Elle constate une recrudescence de mendiants d’origine roumaine. La semaine passée, une trentaine de personnes a été contrôlée en flagrant délit de collectes illégales pour de fausses associations. Ces dernières prétendent aider les sans abris, les orphelins ou les sourds- muets.
Les activités de collectes sont soumises à autorisation écrite du Service des migrations, ce qui permet d’identifier les réelles collectes des fausses. Le code pénal neuchâtelois punit la mendicité par une amende de 100 francs. L’abus de la crédulité à des fins lucratives est sanctionné par une amende de 200 francs au minimum. Des faits similaires ont été observés en Suisse romande. /comm-cre
Rééducation des sourds: le geste salutaire du Japon
Dans le cadre du programme de coopération du gouvernement du Japon, dénommé " don aux microprojets locaux contribuant à la sécurité humaine", plus de 46 millions de francs CFA, ont été accordés à l’Association pour la réhabilitation des sourds (ARS) de Ziniaré, dans la soirée de ce lundi 23 août 2010, par l’ambassadeur du Japon au Burkina, Tsutomu Sugiura.
Le contrat de don signé entre les deux parties, d’une valeur de 46635475 de francs CFA, devra permettre la construction de deux dortoirs d’une capacité de 100 élèves, d’un atelier de couture, d’un magasin, d’une cuisine, de latrines et offrir des équipements pour l’extension du centre de l’ARS de Ziniaré. A travers ce projet, le Japon entend «contribuer au renforcement de la capacité d’accueil du centre, dans le but de promouvoir l’éducation et la formation professionnelle des élèves sourds», a indiqué l’ambassadeur de ce pays au Burkina.
L’ARS, ont affirmé ses responsables, a ouvert son centre de rééducation des sourds à Ziniaré en 2002, pour promouvoir l’éducation et la formation professionnelle des sourds-muets, filles et garçons, de 6 à 25 ans. Pour son président, Aimé Sawadogo, ce don est le bienvenu car, «au Burkina Faso, les sourds-muets restent les parents pauvres des actions menées par le gouvernement en faveur des personnes handicapées». C’est ainsi que, a déduit M. Sawadogo, «ceux-ci subissent davantage l’invalidité, l’analphabétisme, le non emploi et l’exclusion sociale».
Un enfant sourd-muet, âgé de 14 ans, a été écrasé par un train de voyageurs, avant-hier, au niveau d'un passage non gardé à la sortie est de la ville de Chlef. Il a été surpris par la locomotive au moment où il tentait de traverser la voie.
Son corps a été transporté à la morgue de l'hôpital les frères Khatib de Chlef. Par ailleurs, un accident de la route qui s'est produit le même jour a causé la mort d'une personne et des blessures à cinq autres. La victime, une septuagénaire, était à bord d'une Renault Express qui a été percutée de plein fouet par un autre véhicule léger venant en sens inverse.
On dénombre également cinq blessés graves, dont deux enfants âgés de 2 et 3 ans.