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 DOM - TOM : L'ADSM fait son cinéma - Mayotte
 L'ADSM fait son cinéma

Vendredi matin, les enfants sourds et malentendants de l'Association pour les déficients sensoriels de Mayotte (ADSM) se sont réunis pour la projection du court-métrage qu'ils ont tourné dans le cadre de la semaine de l'audiovisuel.

 

I
ls sont tous rassemblés devant la télévision de l'association, prêts pour le spectacle. Leur spectacle. En fin d'année dernière, les élèves des deux classes de Clis 2, pour enfants sourds et malentendants, ont travaillé avec la société de production audiovisuelle Clap, au tournage d'un film sur leur vie. C'est à l'initiative de Clap, qui propose chaque année à toutes les écoles de l'île une semaine de l'audiovisuel, que "L'univers du silence" a été réalisé. Le principe de cette semaine est de permettre aux scolaires de découvrir le monde de l'audiovisuel et de réaliser leur propre court-métrage.

En début d'année 2010, les jeunes aveugles de la Clis 3 de l'école de Kawéni avaient bénéficié de cette semaine comprenant une journée d'apprentissage théorique sur le cinéma et ses métiers, et aussi d'écriture d'un scénario sur le thème choisi par les élèves, suivie de deux jours de tournage par les élèves, supervisés par Gaëlle Gautron de Clap.

Les élèves avaient ainsi réalisé un film intitulé "La vision du monde des aveugles", pour lequel ils avaient été aidés par leurs camarades sourds qui tenaient la caméra. Suite au succès de l'entreprise, l'ADSM a sollicité de nouveau Gaëlle pour travailler avec les deux classes de Clis 2 de l'école Cavani Sud, soit 22 enfants, qui ont réalisé un court-métrage de 13 minutes intitulé "L'univers du silence".

Le partenariat avec les enfants non voyants a été relancé : Yasmine Houmadi et Sadam Madi ont fait les doublages voix des enfants qui eux s'expriment en langage des signes. Dans un style très Assemblée nationale, apparait tout au long du film une petite bulle en haut de l'écran dans laquelle on voit Véronique Denis, ancienne éducatrice spécialisée de l'ADSM, faire la traduction en langage des signes.

 

Diffusion en novembre sur RFO

 

"Le but des deux films est de présenter le quotidien de ces enfants, les problèmes qu'ils rencontrent, et surtout leurs envies, leurs projets professionnels, leurs rêves", explique l'éducatrice de l'association, qui a travaillé en classe pendant 2 mois avec eux pour élaborer le scénario et déterminer les personnes à interviewer, avant de les confier à Gaëlle pour quatre demi-journées de tournage. Le court-métrage aborde ainsi de nombreux aspect de la surdité. Il s'ouvre sur l'interview d'une maman d'enfant sourd, et se poursuit sur la partie médicale avec l'intervention d'un audioprothésiste qui explique la surdité et ses différents stades, suivie de celle d'un médecin qui explique les causes de la surdité.

On apprend ainsi que Mayotte est une zone à hauts risques, notamment en raison de l'âge des mères qui sont parfois très jeunes, ainsi qu'à cause de la prévalence de certaines maladies pendant la grossesse qui ont presque disparu en métropole. Le film aborde ensuite le quotidien des enfants avec les interviews d'un éducateur, de l'instituteur "classique" qui insiste sur le fait qu'ils sont aussi intelligents que les enfants entendant, et de l'oncle de l'un des enfants.

Les enfants se sont filmés entre eux pour apprendre au public quelques mots simples en langue des signes et raconter leurs envies : pouvoir mieux communiquer avec les autres enfants, devenir coiffeuse, menuisier, se marier, faire des enfants, etc. La conclusion est d'ailleurs faite avec l'interview d'un menuisier sourd qui se dit prêt à accueillir des jeunes sourds en stage chez lui, et dont les 3 enfants ont une audition tout à fait normale.

Vendredi, les enfants et leurs mamans étaient invités à l'ADSM pour découvrir le film et recevoir chacun un DVD. Ravis du résultat, les enfants étaient tous très intéressés par la diffusion du film sur RFO, qui se fera en novembre, dans de cadre de l'émission Tam-tam jeunes, produite par Clap. Le film, comme celui des aveugles, servira également à la sensibilisation sur ces handicaps.

 

Hélène Ferkatadji
 

 
L'ADSM

L'ADSM propose un accompagnement des enfants, adolescents et jeunes majeurs déficients sensoriels, en mettant en place les moyens de palier leur handicap. L'association accueille les enfants de moins de 6 ans sur le Slep (Service local d'éducation précoce) tous les matins. Des ateliers éducatifs sont mis en place les après-midi pour les 6-16 ans allant dans les Clis : Clis 2 pour les déficients auditifs et Clis 3 pour les déficients visuels.

Les plus de 16 ans sont suivis dans le cadre de l'insertion sociale et professionnelle. Les missions de l'association sont axées sur l'épanouissement personnel des usagers, l'autonomie, l'intégration sociale, scolaire et professionnelle, la sensibilisation de la population à la déficience sensorielle, l'accompagnement des familles dans la gestion du handicap.

http://www.mayottehebdo.com
2010/10/18 12:41 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Déceler la surdité de son enfant - La Reunion
 Déceler la surdité de son enfant

Sans audition l’enfant ne peut acquérir le langage et ne peut pas avoir une communication normale avec son entourage. Un à deux enfants sur 1 000 souffre de surdité à la naissance. Elle peut être congénitale ou acquise.

 
Nombreux sont les enfants qui sont atteints de la surdité. Il faut savoir que la surdité chez l’enfant est plus dangereuse que chez l’adulte. Et lorsqu’elle n’est pas vite repérée, la surdité peut être totale et provoquer des complications. C’est pourquoi, il est recommandé de la détecter tôt afin de protéger votre enfant. Certains signes permettent de reconnaitre la surdité chez l’enfant.
 
Aussi, pour repérer les premiers signes de surdité de votre enfant, découvrez une liste des troubles qui doivent vous alerter :
 
-De 0 à 3 mois : un sommeil imperturbable ou l’absence de sursaut aux bruits forts.
 
-A partir de 6 mois : l’absence de vocalises et l’absence de recherche de la source sonore si elle n’est pas visible.
 
-Entre 9 et 12 mois : l’absence de gazouillis et de réaction face aux bruits quotidiens (musique, claquement de porte…).
 
-A partir de 12 mois : l’absence de jargon articulé de mots compréhensibles (maman, papa).
 
-Vers 18 mois : l’impossibilité de désigner les parties du corps et d’exprimer plusieurs mots signifiants dans le langage.
 
-A 2 ans : l’impossibilité de désigner nommément des images et l’absence d’associations de deux à trois mots comme « papa parti travail ».
 
-A 3 ans : l’incompréhension des consignes plus complexes.
 
-A 4 ans : la présence de troubles de l’articulation.
 
-Après 4 ans : l’enfant monte systématiquement le son de la télévision, s’exprime souvent avec des gestes, fait répéter, n’entend pas les voix aiguës, ne se réveille pas lorsqu’il y a beaucoup de bruit, ne répond jamais lorsqu’on l’appelle d’une autre pièce et a des difficultés à l’école.
 
D’une manière générale, l’enfant sourd est plutôt tendu, nerveux et souvent fatigué, parce qu’il est tout le temps à la recherche de l’information à laquelle sa surdité l’empêche d’avoir accès. Le plus souvent, ce sont l’agitation et l’excès d’énergie qui caractérisent l’enfant sourd. Devant un ou plusieurs de ces signes, il vaut mieux prendre rendez-vous avec un ORL, si possible spécialisé dans le dépistage et le suivi de la surdité de l’enfant.
 
Comme nous pouvons le constater, la surdité infantile évolue avec le temps. La plupart des cas de surdité sont congénitales. Les spécialistes insistent qu’un dépistage précoce soit effectué dès le premier jour de vie d’un bébé c’est à dire directement à la maternité. C’est un mal très vaste car des enfants naissant sourds ont forcément un comportement différent et difficile à gérer, hyperactivité, nervosité permanente, agressivité bref un comportement qui ne relève pas de la normal.
 
Certains soucis peuvent être traités par une opération de l’oreille, tandis que certains enfants peuvent rester sourds à vie. Apprendre au bout de quelques mois que son enfant est sourd est une chose très difficile à supporter, mais fort heureusement il existe des moyens de communiquer avec les enfants sourds ou mal entendant.
 
C’est pourquoi, organisée le 29 septembre par la Fédération Mondiale des Sourds, la Journée Mondiale de la Surdité a pour but de sensibiliser la population à l’univers des personnes sourdes et muettes. Il est important de réfléchir à l’amélioration du statut des sourds et muets, et à leur intégration au sein de la société. Aussi, la communauté des personnes atteintes de surdité demandent en ce jour, qui leur est dédié, une vraie reconnaissance de leur culture et de leur langue.


Publié : mercredi 29 septembre 2010 à 10:43
http://www.linfo.re/
2010/10/07 11:28 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Seize étudiants handicapés en DUT de gestion - La Reunion
 Seize étudiants handicapés en DUT de gestion

A la Technopole de Saint-Denis s’est ouverte hier la première promotion de diplôme universitaire de technologie en gestion des entreprises et des administrations, accessible à des jeunes sourds ou déficients visuels. Ils travailleront deux jours par semaine dans des entreprises partenaires.

“C’est une première en France”, assure Didier Grand, directeur général adjoint du Crédit Agricole. Le DUT GEA(*) option finance comptabilité s’est ouvert officiellement hier au Pôle technologique universitaire (Saint-Denis) avec une qualité particulière : les seize étudiants sont tous handicapés. Ces jeunes bénéficient tous d’un contrat de travail en alternance dans une entreprise partenaire : ils partageront leurs semaines entre trois jours de cours et deux jours en entreprise. Comme Marine, sourde, qui vient d’obtenir son bac STG en juillet dernier. Comment fera-t-elle pour communiquer avec ses futurs collègues de travail à la banque ? La jeune fille répond en langue des signes : “Par écrit ou par lecture labiale. Je suis prête à enseigner la langue des signes à mes collègues”. Marine travaillera en back-office : elle n’aura pas de contact direct avec les clients. Guillaume Gonthier, qui communique aussi par signes, tient le même discours. Son tuteur Guillaume Bories prévoit déjà l’organisation du travail du jeune homme, au Crédit Agricole : “Il va récupérer les données chiffrées et présenter les résultats en fonction des critères : points de vente, personnes, activités... Il devra utiliser Excel ou Access, présenter les résultats, les mettre à jour”. L’étudiant sera en contact avec les différents chefs d’agence bancaire, contribuant à créer ces “tableaux de bord”. “Ce n’est pas son handicap qui m’intéresse, certifie M. Bories, ce sont ses compétences”.

Traduction en langue des signes

Pendant les cours à l’université, les étudiants bénéficieront d’une assistance financée par des associations. Par exemple, le cours oral du professeur sera traduit en langage des signes pour les malentendants. Il sera également possible d’agrandir (zoomer) les supports de cours pour les malvoyants. Pour l’heure, ces derniers ne comprennent pas la langue des signes, mais il est vraisemblable qu’au fil du temps, tout le monde arrivera à communiquer. N’est-il pas dangereux de créer une classe réservée à des jeunes handicapés, au lieu de les mêler aux autres étudiants ? “Non, rétorque Mohamed Rochdi, président de l’université. Cette formation suit un programme pédagogique national, dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. La seule chose qui change, c’est une adaptation des lieux et des rythmes d’alternance pour ces étudiants”. En d’autres termes, le DUT sera exactement le même que dans les autres IUT de France, avec la même qualité et la même valeur. Le dossier de presse dit vrai : “Les compétences n’ont pas de handicap”

Véronique Hummel

(*) DUT : diplôme universitaire de technologie. GEA : gestion des administrations et des entreprises.

http://www.clicanoo.re
2010/09/27 11:13 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Orange entre dans la bataille - Guadeloupe
 Lutte contre la déficience auditive
Orange entre dans la bataille

La Fondation Orange veut faire de la lutte contre la déficience auditive "son cheval de bataille". Elle vient d'apporter son soutien à l'Association Karuk'Interface pour la réalisation de son projet "Café Signes". La Fondation de l'opérateur téléphonique a remis un chèque de 20 000 euros à Marie-Chantale Garçon, directrice de l'association qui est basée en Guadeloupe?, à Rivière Sens de Gourbeyre. Karuk'Interface, qui a obtenu le label "entreprise d'insertion", agit en tant qu'interface de communication en assurant la traduction gestuelle de tous types de supports afin de faciliter l'échange entre les personnes sourdes et malentendantes et leur environnement professionnel. "C'est une occasion de combattre l'isolement auditif et de contribuer à une insertion sociale optimale", a déclaré Philippe Roquelaure, directeur régional de France Télécom-Orange. L'argent permettra notamment aux personnes souffrant de déficience auditive (environ 1 000 en Guadeloupe) mais aussi normo-entendantes d'accéder à la formation en Langue des signes (LSF).

G.B. (26/05/2010 21:55)
© Audition-infos.org
2010/05/31 09:35 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Kafé signes: manjé, palé épi men - Guyane
 Kafé signes: manjé, palé épi men

Voici que mes mains ont la parole. Elles traduisent en lettres une langue faite de signes, légère danse où chaque expression corporelle prend tout son sens, où le geste fait sens.

Voilà abordé naïvement l’autre qui, n’entend pas la parole par moi, qui ne m’exprime que par les sons. L’autre est sourd, et quand il communique j’appréhende sa culture, intriguée. Les questions se bousculent : comment vit-il? Que fait-il? Travaille-t-il? Quels sont ses loisirs? A-t-il une voiture? Ses réponses sont proches des miennes, à quelques exceptions près… Par exemple, il lui a été possible d’avoir le permis de conduire qu’en 1959. J’apprends qu’on ne lui a reconnu le droit à l’égalité de traitement et à l’accès aux services permettant d’accélérer l’insertion sociale que depuis les années 70, avec l’avènement la notion de droits fondamentaux pour les personnes handicapées au niveau international. Je reste interloquée : nos mondes seraient-ils si distincts ? Y aurait si peu de possibilités de rencontres?

La notre a eu lieu au Kafé Signes « pou palé san pawòl ». Ce restaurant ouvert en décembre 2009 permet « la fusion des publics ». Ensemble, 18 sourds et entendants travaillent, échangent, en mettant de côté la barrière du langage. La cuisine n’est-elle pas un bon moyen de rassembler ?

Au Kafé Signes, les mets renvoient à notre culture commune : « on balarou fri, on lanti konsomé… » servis « adan on kwi… ki sé pou bwè, manjé, tout biten-la fèt an kalbas ». Et le client adhère. Au premier abord, l’étonnement l’assaille. Il appelle la serveuse qui ne lui répond pas. Il regarde autour, voit affiché « comment dire bonjour », « comment commander du poisson »…, il est en terre inconnue à sa table en bois. Un entendant vient lui donner les clés de navigation : « Ici, les serveuses sont sourdes, la patience est de rigueur ».

On ne fait pas que consommer, on vient à la rencontre de l’autre autour d’un repas. Le client étonné adhère. Certains en ont des frissons, d’autres posent mille questions, donnent des conseils. Les serveuses sont satisfaites. Bien que ce ne soit pas leur formation de base, elles travaillent, se donnent, sont ravissantes et l’accueil est de qualité.

C’est le défi de l’association Karuk’interfaces : intégrer professionnellement et accompagner ces personnes handicapées. En dehors du projet Kafé Signes et de la formation à la langue des signes, l’association porte un projet de TV Web. Toujours avec le souci de mixité, il s’agit de former aux métiers de l’audiovisuel des personnes qui seront, en connaissance de cause, capables de rendre une information accessible aux sourds.

A quand, à l’image du clip « Savoir aimer » de Florent Pagny, sur nos écrans, un hymne à l’amour, au respect de la différence ?

Kafé signes – Marina de Rivière sens – Gourbeyre

Après la station service – A droite, au bout de l’impasse

Descendre des escaliers vers les bateaux

Karuk’interfaces

Chantal GARCON 0690 49 55 85

karukinterface@hotmail.com

http://www.fwiyapin.fr/
2010/05/18 10:33 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Saint-Denis innove avec un conseil municipal traduit en langue des signes - La Réunion
 Saint-Denis innove avec un conseil municipal traduit en langue des signes


C'est une première dans le chef-lieu, à la Réunion, et même peut-être sur le territoire national... Pour la première fois, un conseil municipal local est retranscrit simultanément en langue des signes française pour les sourds et malentendants.

A part sur la chaîne parlementaire, on peut dire que les sourds et malentendants étaient mis à l'écart des échanges politiques. Il était temps de voir des élus se préoccuper de la question car même si elle touche une minorité de la population, cette situation est très difficile. A l'instar de l'accessibilité des bâtiments pour les personnes handicapées moteur, l'accessibilité à l'information pour les sourds et malentendants est primordiale.

Ainsi, ce matin, le conseil municipal de Saint-Denis filmé pour l'ensemble du public, était traduit en simultané par deux interprètes en langue des signes de l'Arpeda (Association réunionnaise de parents déficients auditifs). L'objectif désormais est de faire perdurer cette initiative dans le temps, et peut-être, de donner des idées aux autres communes...

A noter que depuis le 12 février, les grandes chaînes françaises doivent sous-titrer, ou traduire en langue des signes, leurs programmes.

Samedi 24 Avril 2010 - 16:34
Melanie Roddier
http://www.zinfos974.com
2010/04/26 11:03 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : « Culture et identité sourde » en débat à Sonis - Guadeloupe
 « Culture et identité sourde » en débat à Sonis


CONFÉRENCE. Mercredi 28 avril, à 18 heures, une conférence intitulée « Culture et identité sourde » aura lieu au centre culturel Sonis de Lacroix, aux Abymes. « Est-ce que la cour dort ? Les sourds vous parlent. Après cent ans d'interdiction de la langue des signes, les sourds racontent leur combat, vin'kouté yo! » L'association Bébian un autre monde, qui oeuvre pour la réhabilitation du personnage d'Auguste Bébian, Guadeloupéen méconnu chez lui mais reconnu par les sourds d'autres pays, ouvre ainsi un nouvel espace d'échanges et de parole aux sourds de Guadeloupe, avec le soutien de deux conférenciers sourds de grande notoriété : Victor Abbou, comédien, pionnier en France du théâtre sourd et de l'enseignement de la langue des signes française (LSF), et Fabrice Bertin, historien, enseignant (chevalier des Palmes académiques) et écrivain. Pour l'anecdote, Roch-Ambroise Auguste Bébian (photo) est né le 4 août 1789 à Pointe-à-Pitre. Il est mort le 24 février 1839. C'est un entendant qui enseignait à des personnes sourdes.
- Contact : 06 90 37 39 27.

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr

France-Antilles Guadeloupe 12.04.2010
2010/04/13 10:45 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Mon patron est sourd et muet - Martinique
 Mon patron est sourd et muet

Elle communique avec son employeur par le langage des signes. Mon patron est sourd et muet, mais il a les même exigences et la même rigueur qu'un autre', c'est Murielle Joséphine, 37 ans, qui parle de Jean-François Camiul, son employeur depuis bientôt 11 ans. Atteint de surdité depuis l'enfance, il s'exprime grâce au langage visuel des signes, pour lequel il est aujourd'hui un véritable spécialiste et un formateur hors pair.

Plus d'une décennie de collaboration à forger entre eux une réelle complicité, sans pour autant effacer la distance hiérarchique entre Murielle la secrétaire administrative et son patron le directeur de l'entreprise 'Sengis' (Signes à l'envers), spécialisée dans la formation et le conseil dans la langue sourde.

C'est d'ailleurs à la demande de ce dernier que nous avons rencontré Murielle, car dit-il : 'je souhaitais faire connaître au grand public cette employée, selon moi, modèle et sans doute unique en Martinique'. Entrée au service de l'association 'Défi sourd' en 1999 en qualité d'emplois jeunes, Murielle saura faire preuve très rapidement de ses compétences d'adaptation et de communication, au point qu'elle sera choisie pour être la première salariée du centre de formation 'Sengis' à son ouverture.

Traductrice et interprète pour le téléphone

De son côté, elle avoue avoir eu sans doute une prédestination pour cette fonction, dans la mesure où confie-t-elle 'sans vraiment envisager de travailler dans le milieu des sourds, j'avais dans mon entourage très tôt côtoyé, et en quelque part exercé une véritable attirance sur deux personnes atteintes de surdité.

Aujourd'hui, 'Sengis' a connu une évolution commerciale favorable, en sorte que quatre autres embauches ont été nécessaires pour gérer son développement, mais c'est à Murielle que sont confiées toutes les directives en matière de courrier ou d'interventions téléphoniques.

'Quand mon patron a besoin de rédiger un courrier, il procède exactement comme dans n'importe quel autre secrétariat, en me dictant tout simplement le texte par la gestuelle de la langue des sourds. Où je deviens irremplaçable pour lui c'est quand il s'agit de téléphoner, alors je lui sers de traductrice et d'interprète.

Ici, chacun a d'ailleurs saisi la philosophie, et le système de fonctionnement voire même la logique d'entreprise du patron, sans que cela ne nécessiste de grands discours ou d'interminables séances de travail. C'est pourquoi, Jean-François est sourcilleux sur les recrutements, préférant s'attacher des personnes ayant fréquenté son centre pour des stages. Chez 'Sengis' on parle avec les mains, et on se comprend d'un regard, sans pour autant qu'il s'agisse d'un monde du silence. Bien au contraire grâce aux nouvelles technologies de l'information, Jean-François Camiul est donéravant en contact par courriel ou sms avec ses interlocuteurs de l'extérieur. Malgré tout, ce patron, après tout comme les autres, se félicit d'avoir 'un bras droit' en la personne de Murielle.

Contact: Sengis centre Dillon Valmennière, 97200 Martinique
Tel: 0596.59.75.98 / fax: 0596.63.36.73
www.sengis.fr

Il a dit (avec les mains): 'Une chance pour moi'

Jean-François Camiul, 39 ans, directeur de 'Sengis'
'Je suis satisfait du travail de mon employée, car elle respecte toujours ma personne puisqu'elle a compris ma philosophie. Aussi, elle essaye toujours de faire avancer les choses avec moi, dans le sens où je les ressens. C'est vraiment une chance pour moi d'avoir une employée qui maîtrise parfaitement la langue sourde, facilitant ainsi la communication et la compréhension pour tout mon secrétariat. Je crois d'ailleurs être le seul patron sourd de la Martinique'

Source: France-Antilles
samedi 20 mars 2010
2010/03/22 14:07 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Les sourds et muets sont-ils faibles ? - La Réunion
 Les sourds et muets sont-ils faibles ?

Les croyances conduisent bien souvent aux dépenses. Dans cette affaire étudiée hier matin par le tribunal correctionnel, elles ont été excessives. Deux familles ont acheté voitures et bijoux et ont retiré d’importantes sommes d’argent pour attirer le bien sur leurs têtes. Ceci sur les indications d’une sorte de marabout. Jean-Jacques, 41 ans, le prévenu, dit qu’il a des dons. Il organise des cérémonies malgaches d’offrandes aux ancêtres qu’il facture 750 euros environ. Le marchand ambulant, par ce biais, a réussi à convaincre un couple de sourds et muets et un homme, lui aussi sourd et muet, d’acheter des bijoux et des voitures. Il apparaît qu’il était en cheville avec un vendeur d’automobiles qui lui donnait des commissions et avec un bijoutier qui lui accordait des remises sur ses achats. Les victimes, persuadées que le prévenu pouvait leur lancer des sorts, ont ainsi dépensé de grosses sommes. 200 000 francs (30 000 euros) en 2001 pour le couple. Dans la procédure, les victimes expliquent que le prévenu leur a annoncé qu’elles allaient mourir si elles ne faisaient pas ce qu’il disait. Trop crédules ? Trop croyantes ? Abuser ainsi de personnes sourdes et muettes est-il un abus de faiblesse ? Le tribunal n’a pas su répondre à cette question et a ordonné des expertises psychologiques des parties civiles, pour connaître leur degré de faiblesse, ainsi que du prévenu. L’affaire est ainsi renvoyée au11 juin.

CLICANOO.COM | Publié le 6 février 2010
2010/02/08 11:47 - BB - Version imprimable 

 DOM - TOM : Le beau-père poignarde son gendre sourd-muet - La Reunion
 Le beau-père poignarde son gendre sourd-muet

Triste réveillon de la Saint-Sylvestre à Saint-Louis. Au beau milieu de la fête, un homme âgé d’une quarantaine d’années a poignardé son gendre sourd et muet. Une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre aggravé. L’agresseur a été placé en détention provisoire.


L’enquête a été rapide. Les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Louis n’ont pas traîné avant de présenter un suspect au parquet de Saint-Pierre. Une action rapide et efficace à la hauteur des faits. Tout semble indiquer que durant le réveillon de la Saint-Sylvestre, un Saint-Louisien a poignardé son gendre, manquant de justesse de lui prendre la vie. L’histoire démarre aux dernières heures de 2009. Le réveillon bat son plein à Saint-Louis. Tout comme sur les lieux du drame à venir. Ici comme ailleurs, les convives sont attablés en attendant que résonnent les traditionnels douze coups de minuit. Dans l’assistance, un homme et son beau-père, âgés respectivement d’une vingtaine et d’une quarantaine d’années. Beaucoup d’alcool est consommé. Sans doute un peu trop. Car au fur et à mesure que la soirée avance, le beau-père et son gendre commencent à se disputer de plus en plus violemment. Et les choses dérapent. Tout d’un coup, le beau-père s’empare d’un couteau et poignarde son interlocuteur. Malheureusement, il frappe au bon endroit. Le jeune homme, qui plus est sourd-muet, s’écroule, sérieusement touché à l’abdomen.

Tentative de meurtre sur personne vulnérable

Bien évidemment, les secours arrivent vite sur place. Les sapeurs-pompiers et le Smur se chargent de la victime qui est illico transférée au GHSR. Le pronostic vital est réservé pendant un long moment. Les médecins seront contraints d’opérer le jeune homme afin de lui sauver la vie. Il ne sera considéré comme tiré d’affaire que le dimanche. Quant au beau-père, il ne semble pas que son arrestation ait causé de gros problèmes aux gendarmes. Il est placé en garde à vue et soumis à un interrogatoire serré. Le magistrat de permanence du parquet de Saint-Pierre décide de son déferrement pour le samedi. Ce jour-là, l’agresseur présumé est donc conduit au tribunal de grande instance de Saint-Pierre. À l’issue de cette présentation, le parquet décide de le mettre en examen. Une information judiciaire est ouverte pour tentative de meurtre aggravé sur personne vulnérable, le parquet ayant tenu compte de l’infirmité de la victime. L’affaire est désormais entre les mains du pôle de l’instruction. De nombreux points restent à éclaircir sur le déroulé précis de la soirée, ainsi que sur les raisons qui ont conduit cet homme à deux doigts de l’irréparable. L’enquête se poursuit

Benoit Toulorge
CLICANOO.COM | Publié le 5 janvier 2010
2010/01/05 11:51 - BB - Version imprimable 

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