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 Presse : Les Renc'Arts : 33 rendez-vous inédits, cet été
 Les Renc'Arts : 33 rendez-vous inédits, cet été - Pornichet

Fanfares et grosses formations. Le festival des Renc'Arts promet encore de belles surprises, cet été, à Pornichet. Du 19 juillet au 18 août, Gérard Boucard a concocté avec gourmandise un programme aux petits oignons où le théâtre de rue et les grosses formations musicales cuivrées (jusqu'à 20 musiciens !) vont donner du peps aux soirées balnéaires. « Venez en navette ou en vélo », prévient Dominique Salomon, l'adjointe à la culture, afin d'encourager la fluidité et les énergies douces dans les soirées estivales.

De l'humour et des créations. La 16 e édition poursuit sur la lancée inventivité, créativité, humour. Huit créations, cette année, contre sixprécédemment. Au total, ce sont50 représentations avec 29 compagnies d'art de la rue et huit groupes musicaux qui vont charmer le pu-blic à moitié local (à 30 km à laronde) et à moitié estivant.

Pour tous et de qualité. Un programme populaire et de qualité, c'est un peu le leitmotiv de ces Renc'Arts, qui offre des mardis soirs de théâtre de rue et des jeudis soirs musicaux. Cette année, en plus du concert, il y aura le jeudi un autre concert plus déambulatoire, plus fanfare, dans le quartier de la gare. L'an passé, on a estimé que les Renc'Arts avaient attiré 27 000 personnes environ. « Jusqu'à 30 000, c'est parfait », admet Gérard Boucard, qui aime que son public puisse profiter pleinement de chaque spectacle dans les meilleures conditions.

Doublé en langue des signes. À noter que des spectacles en langue des signes seront proposés, trois versions bilingue français-langue des signes et même un bal concert : le Bal des variétistes sera traduit sur scène en langue des signes par une comédienne.

Rue du caravaning. Après les Rues de l'Opéra en 2009 et Rue du Piano en 2010, les Renc'Arts proposent un autre genre de « Rue de... » consacré au caravaning. C'est souvent le moyen de locomotion des artistes du théâtre de rue, ces saltimbanques modernes. Autre thème, la Rue des Grands classiques, avec six spectacles revisitant les textes d'Hugo (Les Misérables) Shakespeare (Richard III), Perrault, les Frères Grimm, Tchekhov.

Tous les genres. Les Arts de la rue recouvrent un panel foutraque qui balaye tous les genres : théâtre de rue, conte, arts du cirque, danse, art clownesque, marionnettes, théâtre d'objets... Les objets y sont souvent détournés et constitueront un fil rouge, cet été. On y verra, par exemple, un défilé de mode avec des ardoises de Trélazé, des fourchettes, des ballons, avec la compagnie nantaise Cirkatomic... prometteur !

Renc'Arts, du 19 juillet au 18 août, les mardi et jeudi soir à partir de 21 h. Gratuit. Informations et renseignements au 02 28 54 96 98 ou sur quaidesarts@mairie-pornichet.fr.

Michel ORIOT.
mercredi 01 juin 2011
http://www.ouest-france.fr/
2011/06/20 15:29 - BB - Version imprimable 

 Presse : Astronomie, & Handicap: ouvrir l'accès aux étoiles
 Astronomie, & Handicap: ouvrir l'accès aux étoiles

Des enfants déficients visuels ont pu découvrir le ciel grâce à des intensificateurs de lumière de l'armée qui multiplient par mille la luminosité, une idée de Jean-François Soulier, fondateur de l'association "Des étoiles pour tous".

Les aveugles n'ont pas été oubliés : ils ont pu toucher un vrai télescope pour en apprécier la taille, comprendre la forme du système solaire grâce à des planètes à palper et placer à la bonne distance. Et même appréhender les couleurs grâce à différentes textures correspondant aux gammes de longueurs d'onde d'un spectre lumineux.

Comment utiliser un télescope lorsqu'on est cloué dans un fauteuil roulant ?
Deux prototypes ont été mis au point : le nanoscope, un minitélescope posé sur une tablette fixée au fauteuil et le handiscope conçu pour venir au plus près de l'oeil sans que l'observateur ait besoin de bouger la tête.
Grâce à cette invention brevetée de Jean-François Soulier, même des tétraplégiques à la nuque raide peuvent regarder le ciel depuis leur fauteuil, relève Gabriel Bernard de l'association Planète sciences. Mais il faudrait 15.000 euros pour développer d'autres exemplaires du handiscope.

M. Bernard raconte avoir utilisé le prototype existant pour permettre à des enfants et adolescents hospitalisés à Garches d'observer la Lune et Jupiter depuis l'héliport de l'hôpital Poincaré. A la mi-juin, un lancement de fusées est prévu à Garches, des engins à eau conçus par les jeunes patients.

D'autres animations sont conduites dans plusieurs hôpitaux en région parisienne et en province.

L'objectif est de "mettre l'astronomie à la portée de ceux qui n'y ont pas accès", parce qu'ils sont en milieu carcéral, hospitalier ou à cause d'un handicap, résume Dominique Proust, astronome à l'Observatoire de Paris qui a lancé "Astronomie vers tous" (AvT) en partenariat avec Planète sciences.

Les sourds peuvent regarder le ciel, mais ils manquent de mots pour le comprendre. M. Proust qui anime chaque mois une séance d'astronomie en langue des signes à l'Observatoire de Meudon près de Paris avait fait ce constat.
Avec l'aide de linguistes, il a entrepris d'élargir la palette des termes d'astronomie dans un dictionnaire, "Les mains dans les étoiles", publié en 2009 (éd. Burillier). La majorité des nouveaux signes ont été adoptés au niveau international, se félicite-t-il.

Un quasar est désigné comme "une petite région qui émet de l'énergie très puissante". Pour la planète Jupiter, c'est la tache rouge à sa surface qui sert de signe distinctif.
Comment échanger en langue des signes lors d'une observation astronomique nocturne ? Spécialisée dans l'animation scientifique à destination d'enfants et d'adolescents, Planète sciences a trouvé la solution : une lampe frontale rouge éclaire les gants blancs des participants qui "signent".

Selon Jérôme Galard, animateur scientifique, toutes ces initiatives ouvrent de nouveaux horizons: au sein de l'Observatoire populaire de Laval (Mayenne), un féru d'astronomie devenu aveugle, une personne sourde et plusieurs en fauteuil roulant coopèrent selon leurs talents.
ah/jca/ed

Par Annie HAUTEFEUILLE
Publié le : 31/05/2011
http://informations.handicap.fr/
2011/06/20 15:23 - BB - Version imprimable 

 Presse : Un label de plus pour la Maison du transbordeur
 Échillais
Un label de plus pour la Maison du transbordeur

Le label Tourisme et handicap a été décerné à la Maison du transbordeur. Vendredi dernier, vers 11 h 30, c'est en dévoilant la plaque signalant cette démarche que l'inauguration a eu lieu en présence du sous-préfet Henri Duhaldeborde, du président de la Communauté d'agglomération du Pays rochefortais (CAPR) Bernard Grasset, du maire d'Échillais Henri Sanna et du directeur de l'Office départemental du tourisme Olivier Amblard. Attribué par des techniciens du handicap et du tourisme, ce label est accordé pour cinq années. Il répond aussi aux besoins d'une population vieillissante.
Cheminement adaptés

Débutée dès 2005, la mise en accessibilité du site a connu plusieurs étapes : les aménagements se sont poursuivis jusqu'en décembre 2010. Pour la Maison du transbordeur, des supports visuels et auditifs (maquette tactile, traduction en braille, boucle magnétique pour malentendants, application iPhone en langue des signes) permettent de mieux appréhender l'univers du dernier pont transbordeur de France pour les quatre types de handicap.

Les cheminements adaptés complètent le dispositif (les personnes en fauteuil peuvent être tractées par un vélo), des formations et mises en situation du personnel du site permettent d'appréhender les spécificités du public. Deux fois par an, une visite en langue des signes sera programmée.
« Solidarité »

De l'autre côté de la Charente, au Café du transbordeur, les différents types de handicap sont eux aussi pris en compte. Commencée dès les années 1990 au nord de la Loire, la démarche tourisme et handicap s'est accélérée à partir de 2002 en Charente-Maritime.

Pour le sous-préfet, « les droits des personnes en situation de handicap doivent être pris en compte. En Pays rochefortais, on sait conjuguer développement et solidarité ».

http://www.sudouest.fr
2011/06/20 15:21 - BB - Version imprimable 

 Presse : Tourisme et handicap : à Sablé on parle la langue des signes
 Tourisme et handicap : à Sablé on parle la langue des signes

L’office de tourisme a remporté un prix au concours régional sélectionnant les meilleures actions dans le domaine du tourisme et du handicap. Une des hôtesses est formée à la langue des signes.

Sablé-sur-Sarthe
.

Belle distinction pour l’office de tourisme de Sablé que ce prix régional mettant en valeur son engagement en faveur des personnes handicapées, et plus particulièrement malentendantes. Ce prix salue l’investissement de Nathalie Chantoiseau, qui apprend la langue des signes. Mais il symbolise aussi l’action de toute l’équipe de l’office du tourisme dirigé par Elisabeth Mallot, en faveur de la qualité. « Ici, nous ne dissocions pas qualité et handicap, nous sommes vraiment dans cette démarche de qualité, et le fait que Nathalie pratique la langue des signes est une plus-value pour l’accueil du public malentendant, c’est un « plus » qui améliore notre professionnalisation, de façon générale », fait remarquer Elisabeth Mallot.

« Si, en plus, je peux parler avec les mains… »

C’est la vidéo montrant Nathalie en train de présenter Sablé dans la langue des signes qui a, en plus d’un dossier bien ficelé, convaincu le jury. Une vidéo réalisée avec l’aide de Marc Michaud, responsable du cybercentre, et que l’on peut voir sur Facebook.

Quand on demande à Nathalie Chantoiseau pourquoi elle a voulu se former à la langue des signes, les réponses ne manquent pas d’humour : « Je suis de nature très pipelette, alors si en plus je peux parler avec les mains, c’est encore mieux… ». Plus sérieusement, c’est après une journée de sensibilisation aux différentes formes de handicap (mental, moteur, visuel et auditif) que Nathalie Chantoiseau a démontré un réel intérêt pour la langue des signes. Nathalie a participé à une formation, et a d’ailleurs obtenu le titre d’évaluatrice « tourisme et handicap ».

« La langue des signes me sert de plus en plus »

Après une première approche de la langue des signes l’été dernier, Nathalie Chantoiseau a souhaité entamer une formation plus longue. Elle suit des cours de façon régulière au Mans. « Je n’ai pas encore beaucoup de vocabulaire, mais je me débrouille », confie la jeune femme, qui reçoit de plus en plus de touristes parlant la langue des signes. « C’est vrai que la langue des signes me sert souvent, on accueille de plus en plus de personnes atteintes de ce handicap, ces personnes savent qu’elles peuvent venir chercher l’information à Sablé », explique Nathalie Chantoiseau. Il faut savoir aussi qu’à Sablé, le bar « Les Arts scénik » organise chaque mois une soirée dédiée aux personnes malentendantes.

Président de l’office du tourisme de Sablé, Jean-Claude Ragaru s’est réjoui de cette distinction régionale remise à l’équipe sabolienne, lors de l’assemblée régionale des offices de tourisme, la semaine dernière dans le Maine-et-Loire.

Florence LOYEZ
http://www.lemainelibre.fr/
2011/06/20 14:57 - BB - Version imprimable 

 Presse : Il y a des gestes qui parlent et d'autres qui accompagnent la parole ...
 Il y a des gestes qui parlent et d'autres qui accompagnent la parole ...


La langue des signes est une langue à part entière, qui dispose de propre lexique et de sa propre grammaire. Elle diffère selon les pays, mais elle est très rapidement compréhensible par-delà les frontières.

Le Laboratoire Parole et Langage (LPL) d'Aix-en-Provence oriente ses recherches sur les liens qui peuvent exister entre les gestes qui accompagnent la parole et les gestes qui permettent aux personnes mal entendant de communiquer entre elles.

Il y a des personnes qui joignent souvent le geste à la parole, un geste leste qui accompagne et amplifie le propos. Ce sont des gestes dits « co-verbaux ». Ce sont des créations individuelles, qui varient avec les individus, complètent la parole, la doublonnent parfois, et le « point culminant » du geste est synchronisé avec le « pic » du discours, explique la linguiste Marion Tellier, qui travaille sur les gestes dans la communication au sein du Laboratoire Parole et Langage (LPL) d'Aix-en-Provence.

La plupart du temps ce sont « des émissions de gestes inconscientes mais qui ont une cohérence sémantique » et une « synchronie » entre le geste co-verbal et la parole. « Le geste sert aussi à la personne qui parle, il aide à structurer le discours, soulage le cerveau qui produit la parole en direct, aide à rechercher le lexique », explique-t-elle, poursuivant : « Le geste est une fenêtre sur la pensée du locuteur ».

Des liens communs entre différentes langues des signes ?...

En ce qui concerne les malentendants, la gestuelle est tout autre chose ; il s’agit d’une langue structurée, une langue à part entière et qui varie selon les pays. Des travaux originaux, menés par des spécialistes du langage, tentent d'établir quels sont leurs liens communs après avoir noté que la compréhension est rapide entre locuteurs de différentes langues : « Quelques jours suffisent à une personne s'exprimant en langue des signes française pour comprendre la langue des signes japonaise », assure Leïla Boutora.

Dans les langues des signes, essentiellement pratiquées par des personnes sourdes et leur entourage, le langage produit par le corps est « systématisé », avec un lexique et une grammaire, « une grammaire spatiale », indique Leïla Boutora, qui a entrepris de comparer les deux formes de communication et qui étudie différents aspects de la langue des signes française –un système gestuel « autonome » par rapport au français et pratiqué par quelque 80 000 personnes.

Une proximité scientifique « unique en France »

De son côté, Marion Tellier a conduit une étude sur les gestes de futurs enseignants de langue. Ses premiers résultats montrent que lorsque l'on s'adresse à des personnes dans une langue qui n'est pas leur langue maternelle, on a tendance à accompagner son discours de gestes « plus illustratifs, plus amples et qui durent plus longtemps ».

Alors, jusqu'où gestuelle co-verbale et langue des signes sont-elles proches ? Quels peuvent être leurs liens ? Au sein du LPL, les deux équipes « travaillent en parallèle et en commun », une proximité scientifique « unique en France », souligne Leïla Boutora qui s'attache notamment à comparer et mutualiser les méthodes de description des linguistes et des informaticiens qui travaillent sur la langue des signes et les gestes co-verbaux.

Créé en 1972, le LPL est une unité de recherche du Centre national de la Recherche scientifique associée à l'université de Provence et à l'université de la Méditerranée. Il regroupe des phonéticiens, des linguistes, des informaticiens, des psychologues, des neurologistes, des physiciens et des médecins.

Par RFI
2011/06/20 14:54 - BB - Version imprimable 

 Presse : Il suffira d'un signe...
 Il suffira d'un signe...

Saint-Georges-de-Didonne

Bac littéraire et BTS tourisme en poche, Anaïs Teixeira a été recrutée par le Parc de l'estuaire. Animatrice nature, elle bénéficie d'un contrat aidé Passerelle qui lui permet de compléter sa formation. Elle a choisi la langue des signes française (LSF).
« Sud Ouest ». Quelle a été votre motivation ? Anaïs Texeira. L'occasion de compléter mon cursus pour avoir une spécialisation à offrir à mes employeurs. J'ai obtenu le niveau 9 début mai et je poursuis jusqu'au niveau 12 pour enrichir mon vocabulaire. La pratique de la langue des signes n'est-elle pas un peu restrictive ?

Certainement pas. En France, elle est utilisée par 80 000 sourds et malentendants pour traduire leur pensée. Je pratique la langue des signes française mais il faut savoir que, selon les régions, le vocabulaire peut différer, un peu comme les accents à l'oral. Il n'y a pas de langue des signes universelle, il en existe une aux États-Unis (ASL), en Grande-Bretagne (BSL), etc.

Cette spécialité vous sert-elle au quotidien ?

Oui, le Parc de l'estuaire organise toute l'année des visites thématiques et offre à la population des personnes atteintes de surdité, l'opportunité d'avoir accès aux visites commentées et aux animations. Par contre, la réservation est obligatoire pour les groupes.
Quels sont vos projets ?

Outre les visites du Parc, je vais intervenir le mercredi 1er juin à la bibliothèque municipale, en binôme avec la directrice Maria Timin, pour sensibiliser les enfants et montrer que l'on peut aussi raconter de belles histoires avec les mains. Je souhaite développer d'autres visites thématiques et organiser des rencontres en lien avec les structures associatives du Pays royannais. Je peux également intervenir auprès d'enfants ou d'adultes dans les démarches quotidiennes.


28 mai 2011 06h00 | Par Denise Roz
http://www.sudouest.fr
2011/06/20 145:02 - BB - Version imprimable 

 Presse : Langage: joindre le geste à la parole
 Langage: joindre le geste à la parole

AIX-EN-PROVENCE — Le plus souvent le geste accompagne la parole, mais pour les sourds, la gestuelle est une langue à part entière: des travaux originaux, menés par des spécialistes du langage, tentent d'établir quels sont leurs liens.

Dans le premier cas, les "gestes co-verbaux", que l'on fait en parlant, sont "une création individuelle, produits spontanément et très souvent de façon inconsciente", explique la linguiste Marion Tellier, qui travaille sur les gestes dans la communication au sein du Laboratoire Parole et Langage (LPL) d'Aix-en-Provence.

Au contraire, dans les langues des signes, essentiellement pratiquées par des personnes sourdes et leur entourage, le langage produit par le corps est "systématisé", avec un lexique et une grammaire, "une grammaire spatiale", indique Leïla Boutora, qui étudie différents aspects de la langue des signes française.

Et même si l'on parle une langue des signes différente dans chaque pays, leurs caractéristiques permet une compréhension rapide entre locuteurs de différentes langues. Quelques jours suffisent à une personne s'exprimant en langue des signes française pour comprendre la langue des signes japonaise, assure Leïla Boutora.

Marion Tellier souligne une "cohérence sémantique" et une "synchronie" entre le geste co-verbal et la parole: le geste complète la parole, la doublonne parfois, et le "point culminant" du geste est synchronisé avec le "pic" du discours.

La langue des signes française, utilisée par 80.000 personnes, est différente des gestes co-verbaux, car il s'agit d'un système gestuel "autonome" par rapport au français, souligne Leïla Boutora qui a entrepris de comparer les deux formes de communication.

Quatre-vingt pour cent des sourds adultes sont illettrés en France, souligne-t-elle, l'apprentissage de la lecture reposant sur le lien entre les lettres et les sons. Et moins de 10% des enfants sourds ont des parents sourds et donc la langue des signes comme langue maternelle.

De son côté, Marion Tellier a conduit une étude sur les gestes de futurs enseignants de langue. Ses premiers résultats montrent que lorsque l'on s'adresse à des personnes dans une langue qui n'est pas leur langue maternelle, on a tendance à accompagner son discours de gestes "plus illustratifs, plus amples et qui durent plus longtemps".

Elle rappelle par ailleurs que lorsqu'on parle au téléphone, sans interlocuteur en face, on fait des gestes. De même que deux aveugles qui discutent ensemble font des gestes. "Le geste sert aussi à la personne qui parle, il aide à structurer le discours, soulage le cerveau qui produit la parole en direct, aide à rechercher le lexique", explique-t-elle.

"Le geste est une fenêtre sur la pensée du locuteur", résume-t-elle.

Jusqu'où gestuelle co-verbale et langue des signes sont-elles proches ? Quels peuvent être leurs liens ? Au sein du LPL, les deux équipes "travaillent en parallèle et en commun", une proximité scientifique "unique en France", souligne Leïla Boutora.

Elle s'attache notamment à comparer et mutualiser les méthodes de description des linguistes et des informaticiens qui travaillent sur la langue des signes et les gestes co-verbaux.

Créé en 1972, le LPL est une unité de recherche du Centre national de la Recherche scientifique associée à l'université de Provence et à l'université de la Méditerranée. Il regroupe des phonéticiens, des linguistes, des informaticiens, des psychologues, des neurologistes, des physiciens et des médecins.

De Véronique MARTINACHE (AFP)
2011/05/24 15:22 - BB - Version imprimable 

 Presse : Arnaud Monnier aide les sourds et malentendants aux impôts
 Arnaud Monnier aide les sourds et malentendants aux impôts

Social

Arnaud Monnier est né à Guingamp et il est l’un des trois agents départementaux chargés d’accueillir les personnes sourdes et malentendantes au centre des impôts. Lui-même porteur d’une prothèse auditive, sa connaissance de la langue de signes lui permet de dialoguer avec les contribuables atteints de surdité et de les aider dans leurs démarches.

Portrait

Il travaille à Saint-Brieuc, mais affiche fièrement ses origines guingampaises. À 38 ans, ce fonctionnaire a une « différence » comme il le dit lui-même. Il porte une prothèse auditive depuis l'âge de deux ans à l'oreille droite. Cholestaome, c'est le nom de la tumeur qui le prive d'une audition normale. « J'ai été opéré quand j'étais enfant à l'hôpital Necker à Paris, mais l'intervention n'a pas donné les résultats attendus. Aujourd'hui, je n'entends que de mon oreille droite grâce à la prothèse », explique-t-il.

Malgré ces problèmes d'audition, Arnaud Monnier a suivi un cursus scolaire classique. École de la Madeleine, collège de Kerpaour, lycée Montbareil, puis BTS en comptabilité au lycée Pavie. « Au collège c'était dur, toujours au premier rang, les autres me mettaient à l'écart et j'avais du mal à suivre les cours, mais en quatrième j'ai été équipé d'un boîtier, ça a changé ma scolarité, je suivais plus facilement », se souvient-il. Avec le soutien de ses parents, il s'accroche. « On n'est pas du genre à baisser les bras dans la famille », commente avec le sourire le Guingampais.

Langue des signes

En 1996, il passe les concours de la fonction publique et devient agent des impôts. « Lorsque je suis arrivé au centre des impôts de Saint-Brieuc, on m'a proposé de suivre une formation à la langue des signes française au centre Jacques-Cartier, j'ai accepté. »

En 2004, Arnaud Monnier décroche le niveau 1 après six semaines de formation, il a assimilé le vocabulaire de base. En 2005, il est titulaire du niveau 2 et peut retransmettre une conversation orale avec les mains. Reste le niveau 3, celui de l'interprétariat. « J'y songe », lâche le fonctionnaire.

Aujourd'hui, il est un des trois agents du département qui assure des permanences à Guingamp, Lannion et Saint-Brieuc. « La langue des signes c'est comme n'importe quelle langue, il faut la pratiquer sinon on perd tout ! » Il l'utilise d'ailleurs en dehors du contexte professionnel. Avec un ami parisien, ils ont commencé en même temps leur apprentissage. « Quand on se voit on fait des apartés en langage des signes, c'est notre truc à nous, personne ne comprend », dit-il en rigolant.

Il reste pourtant sérieux lorsqu'il évoque la mise au ban de certaines personnes à cause de leur surdité. « Moi, je suis entre deux chaises, je ne suis pas sourd, mais je suis sensible à leur situation », reconnaît-il humblement.

Le mot handicap, il l'a banni de son vocabulaire, « trop péjoratif ». « Je pense que les mentalités ont changé depuis mon adolescence, mais le problème des sourds et malentendants reste que leur différence ne se voit pas. Ils peuvent très vite se retrouver isolé. » Lui, les encourage à ouvrir les portes, il reste fidèle au mot d'ordre qu'il s'était donné lorsqu'il était adolescent : « Droit devant ! »

Julie MORIN

mercredi 18 mai 2011
http://www.ouest-france.fr
2011/05/24 15:14 - BB - Version imprimable 

 Presse : « Les Gens de pluie », un spectacle qui mêle théâtre et danse.
 La Rochelle
Une invitation aux voyages
« Les Gens de pluie », un spectacle qui mêle théâtre et danse.



« Les Gens de pluie », donné cette semaine à La Rochelle et la semaine prochaine à Rochefort, est un spectacle où les danseurs et les interprètes emmènent le public à travers quatre univers. Chacun de ces univers aborde une thématique différente, à travers les mots de Duras, la voix des anciens, des photos, et des gestes.

Les danseurs sont des personnages hors du temps, nostalgiques parfois, qui font sentir le frisson de la rencontre, l'effroi de la guerre et l'ivresse de l'amour. Un travail que la compagnie Mastoc Productions a entamé depuis deux ans, autour de la parole, du témoignage des anciens du village, qui dévoilent leurs rêves perdus, leur première rencontre, la vie sous l'occupation.

D'après Coppola

« Les Gens de pluie », c'est le titre éponyme d'un film de 1969 de Francis Ford Coppola, évoquant l'histoire d'une rencontre entre un homme et une femme en fuite vers une autre vie, vers l'amour impossible, vers la mort. C'est à partir de la candeur et l'innocence du protagoniste masculin de ce film que les personnages du spectacle ont été construits, entre pureté, blessure et générosité.

La chorégraphe Carine Kermin et le scénographe Vincent Gillois jouent avec la place et le rôle prédestiné du spectateur. « Les Gens de pluie », c'est une lente déambulation à travers des univers sensibles, nourris des mots de Marguerite Duras, Francis Ford Coppola et Alain Grandbois, mais aussi des gestes et des paroles d'anonymes.

À chaque étape, ils nous offrent leurs souvenirs d'enfance, l'aveu d'un amour perdu ou nous font ressentir la caresse froide de la mort.

Ce spectacle questionne la place, l'implication corporelle, le regard du spectateur et de l'interprète, la parole muette, l'écriture narrative, émotionnelle du corps en mouvement, notamment par l'utilisation de la langue des signes comme gestuelle signifiante.

Cette œuvre artistique est accessible aux personnes sourdes et malentendantes connaissant le langage des signes.

« Les Gens de la pluie », les 19 (complet), 20 et 21 mai, à 20 h 30, à la Chapelle Fromentin, à La Rochelle, et les 26 et 27 mai à 21 heures, au théâtre des Fourriers, à Rochefort, en extérieur. Plein tarif 5 €, tarif réduit 3 €, tarif pass'culture 2 €.


http://www.sudouest.fr/
2011/05/24 14:59 - BB - Version imprimable 

 Presse : Surdité: des "clés" à Saint-Etienne
 Surdité: des "clés" à Saint-Etienne

A l’occasion de l’inauguration du "Pôle Surdité", qui regroupe établissements de soins et l'association CLES à Saint-Etienne, nous avons rencontré Françoise Raisson, orthophoniste et trésorière de CLES.

Qu’est-ce que propose l’association?
"CLES est là pour créer des liens entre entendants et sourds, et faire connaître la langue des signes, par le biais de cours. Un autre objectif est de promouvoir les services d’interprètes pour les personnes sourdes, afin qu’elles puissent communiquer en toutes circonstances. Nos membres sont pour la moitié des entendants. Nous avons 7 salariés et environ 25 bénévoles."

Qui sont les entendants qui viennent dans votre association?
"Il y a beaucoup de gens intéressés par la langue des signes, par intérêt, comme d’autres apprendraient le chinois ou l’espagnol. Les entreprises aussi nous demandent des cours, par exemple lorsqu’il y a un salarié sourd."

Il y aurait 1 à 2 enfants sourds pour 1000 naissances.

Est-ce que c’est difficile d’apprendre la langue des signes?
"C’est aussi difficile qu’une autre langue étrangère. On passe par le visuel et le gestuel, cela veut dire qu’il faut se défaire de nos réflexes d’entendants et d’accepter de suivre un cours sans parler. Il faut être attentif à l’expression du visage, au déplacement de la main…"

Les personnes sourdes sont-elles bien insérées dans le monde du travail?
"Tout à fait, sauf lorsque personne parmi leurs collègues ne signent, ils se retrouvent seuls. Les personnes sourdes peuvent faire beaucoup de métiers. Un autre objectif de l’association est de promouvoir l’embauche de professionnels sourds. Nous avons parmi nos salariés deux personnes sourdes."

Que pensent les personnes sourdes des implants cochléaires, ces implants électroniques qui peuvent permettre à des personnes sourdes de récupérer de l'audition?
"Les implants cochléaires ne sont pas miraculeux. Les sourds sont contre ça, ils ont le sentiment d’un retour du pouvoir des médecins, qui de tout temps ont essayé de faire "entendre les sourds", eux disent qu’ils ont leur propre langue, qu’ils sont nés comme ça et se sont construits ainsi."

S. B.
http://www.zoomdici.fr
Date : 16/05/2011
2011/05/24 14:42 - BB - Version imprimable 

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