L'université Toulouse 2 lance une Licence LEA Langue des Signes
L’université Toulouse 2 – Le Mirail ouvre une Licence LEA* Langue des Signes à la rentrée 2011. Créée avec les Sociétés coopératives INTERPRETIS et WebSourd, la formation s’adresse aux étudiants ayant validé le niveau B1 à l’option Langue des Signes Française (LSF) au baccalauréat.
"Cette création intervient alors que la loi de Février 2005 portant sur l'égalité des chances a favorisé une forte expansion du métier d'interprète en Langue des Signes Française (LSF) et une demande nouvelle en professionnels sourds de la médiation (écrivain public et traducteur)", explique l’université. Actuellement la France disposerait de 280 interprètes alors que le besoin est estimé à 2 500 d'ici 10 ans.
C'est à une initiation à la langue des signes dont 16 enfants de 6 à 9 ans, du groupe scolaire du Laoü ou du CAR, ont pu bénéficier en cette période scolaire. Renée Lassus, de l'association béarnaise des malentendants et devenus sourds, a dispensé ces cours 1 heure par semaine pendant 6 semaines dans un double objectif d'information et de communication, pour que les enfants ne soient pas démunis face à la différence et puissent acquérir les bases du langage des signes. A l'issue de ces séances gratuites (sauf l'adhésion à l'association à 22€), les enfants ont montré à leurs familles ce qu'ils avaient appris, avec un peu de stress mais surtout beaucoup de fierté. Cette expérience concluante devrait être renouvelée l'année prochain.
Contact association : 06 61 33 52 35 (permanences mardi et mercredi après-midi)
Montpellier ZAT : des contes dits du bout des doigts dans la prairie de Méric
De 7 à 77 ans, le public des compagnons de Pierre Ménard, venus de Bordeaux, a chanté à tue-tête ces paroles, hier midi, au bout de la prairie du parc Méric.
Nicolas Fagart, directeur artistique des compagnons, François Stemmer, répertoire à voix humain, ainsi qu’Isabelle Florido, mime et locutrice en langue des signes, ont raconté les mésaventures de Pierre, jeune propriétaire d’un appartement hanté.
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"Nous essayons d’amener un livre sur un plateau de théâtre"
Nicolas, directeur artistique Après avoir libéré la sorcière du placard à balais, Pierre tente de déjouer ses plans machiavéliques destinés à l’emporter avec elle. Pour cela, il est aidé de Bachir, son ami, de ses deux poissons rouges magiques et d’une souris amatrice de saucisson...
Signe particulier de ces trente minutes de spectacle : Nicolas prête sa voix à Pierre, François au reste des personnages, et tous deux restent assis tandis qu’Isabelle mime et signe une histoire qui tient en haleine.
"Depuis 2003, nous essayons d’amener un livre sur un plateau de théâtre, de revisiter la langue avec un conte visuel pour redonner envie aux gens de lire", explique Nicolas.
Dans le public, on ne sait qui des enfants ou des parents a le plus ri. Surtout lorsque les compagnons ont appris à cette assistance médusée une chanson en langue des signes.
Quentin, 10 ans, ne connaissait pas ce langage. "J’ai trouvé amusant d’entendre les paroles et de les voir en même temps."
Jean, de vingt-cinq années son aîné, a tout autant profité de ces "deux spectacles en un : l’histoire d’un côté, le mime de l’autre. Le plus drôle, c’est que les enfants sont attirés par les conteurs et les adultes par le langage des signes."
Il est trop tard pour profiter de cette histoire écrite par Pierre Gripari. Cependant, deux autres contes dits du bout des doigts sont prévus aujourd’hui à 11 h 30 et 15 h 30.
NORA GUTTING
25/04/2011, 06 h 00
http://www.midilibre.fr
À Maubeuge, des journées des villes fortifiées accessibles aux malentendants et non-voyants
CE DIMANCHE ENCORE |
À l'occasion des journées des villes fortifiées qui se poursuivent aujourd'hui, l'office de tourisme ...
de Maubeuge fait preuve d'originalité en proposant des visites adressées aux handicapés auditifs et visuels.
Hier, les premiers ont eu droit à une découverte du parc zoologique traduite en langue des signes. L'office de tourisme se lance pour la troisième année consécutive dans ce genre d'initiative et le succès est cette fois au rendez-vous. Ils étaient deux à participer à la première opération, une dizaine à la deuxième et une bonne vingtaine hier. Accompagnés d'Audrey Louis, chargée de l'animation et de la valorisation du patrimoine à l'office du tourisme et de Georgette Desenfant, adjointe au maire en charge du handicap, ils ont eu droit à une visite guidée gratuite commentée par Julien, soigneur au zoo. La traduction était assurée bénévolement par Christine Abraham, qui a appris la traduction en langue des signes en raison du handicap de son mari, et qui s'adonnait hier après midi à sa première traduction simultanée à destination d'un groupe. « J'étais un peu stressée quand on m'a dit qu'il y aurait du monde » confiait madame Abraham qui s'en est toutefois très bien sortie, même si la difficulté était double : il fallait traduire quelques termes relativement techniques comme des noms d'animaux - Mme Abraham a séché sur les koatis et les ratons laveurs - et s'adresser à la fois à des Français et des Belges, la langue des signes variant d'un côté à l'autre de la frontière.
Les explications données par Julien le soigneur étaient simplifiées, histoire de faciliter cette traduction, et la partie de la visite à laquelle nous avons assisté s'est très bien déroulée. Audrey Louis sera de nouveau sur le pont aujourd'hui, cette fois pour faire découvrir les fortifications... aux aveugles !
Quand on veut, on peut. t FLORENT MOREAU
Circuit tactile et sonore dans les remparts, ce matin, autour des étangs du centre ville. Rendez vous à 10 h devant l'office de tourisme. Les personnes voyantes peuvent participer.. elles auront les yeux bandés. Le tout est gratuit.
Bazar bizarre, un spectacle musical pour enfant - Saint-Étienne-de-Montluc
L'Espace Montluc accueille l'artiste Chel, mercredi, pour un concert tout en couleurs. Ce compositeur et interprète nantais invite enfants et parents dans son jardin musical. Le spectacle est accompagné par une danseuse, également interface, qui le traduit en langue des signes.
Des mélodies un peu jazzy, une mesure de valse, une pincée de reggae, du swing joyeux... Chel se coiffe d'un grand chapeau rouge et prend sa guitare. Il est accompagné de Geoffroy Tamisier (trompette), Pascal Vandenbulcke (flûte traversière, accordéon, claviers), Armand Placet (batterie, accordéon, chant), et Laëtitia Tual (danse et langue des signes).
L'univers de Chel, c'est comme une malle à histoires poétiques, rigolotes, parfois un peu mélancoliques, mais toujours à hauteur d'enfant. Parmi les personnages de Bazar bizarre, on retrouve Tom, le jardinier qui parle à ses salades, un épouvantail dans la lune, la sorcière Bazardine, Moëp le Dragonosaure... Et même une poule et un lapin vivants. Un bazar où l'on retrouve sa part d'enfance, si l'on tend l'oreille en se laissant aller. Chel aime les enfants et ça s'entend !
Mercredi 27 avril, à 15 h, à l'Espace Montluc. Renseignements et prévente à l'office de tourisme, tél. 02 40 85 95 13. Tarif unique 5 €.
Lezoux : Une découverte sur-mesure, au doigt et à l'oeil
Aller dans un musée quand on est sourd est souvent rébarbatif. Beaucoup de lecture pour une visite qui devient vite ennuyeuse. C'est pourquoi le Musée de la céramique avait organisé une visite guidée en langue des signes, dimanche.
« C'est la première fois que je vois ça. Un interprète en langue des signes pour traduire une visite dans un musée, c'est vraiment super ».
Pour Mireille, malentendante venue de Clermont, comme pour la dizaine de personnes qui étaient dimanche au Musée départemental de la céramique de Lezoux, la découverte a été totale.
Pour la troisième visite guidée en langue des signes, Céline Françon, qui travaille au Service des publics du musée de Lezoux, se réjouit. « On a toujours travaillé sur l'accessibilité des personnes handicapées, ça fait partie de notre politique globale. Le musée a le label Tourisme et Handicap pour le handicap moteur et mental mais nous faisons aussi beaucoup pour les malentendants et les personnes aveugles ou malvoyantes ».
Si les deux heures de visite étaient un peu longues pour les deux enfants qui participaient, les adultes étaient conquis.
« Sans interprète, on passe à côté de beaucoup d'informations. Il y a trop de choses à lire et c'est difficile pour les sourds car nous pouvons avoir des lacunes au niveau du vocabulaire. Avec un interprète, c'est plus clair, plus concis », explique Céline, venue de la banlieue clermontoise. Organisée deux fois dans l'année, la visite en langue des signes est assurée par une guide du musée et traduite par un interprète de l'association Urapeda Auvergne Limousin, qui sert d'interface pour les questions.
Les collégiens de Lamoricière en concert jeudi soir - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
Ouest-France / Pays de la Loire / Nantes / Saint-Lumine-de-Coutais / Archives du mercredi 20-04-2011
Les collégiens de Lamoricière en concert jeudi soir - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
mercredi 20 avril 2011 Les élèves de deux classes du collège Lamoricière, la chorale, l'atelier chants et l'orchestre de l'établissement donneront, jeudi prochain, dans la salle, Jeanne-d'Arc, un concert, réunissant chants, instruments et danses.
Jeudi prochain, les élèves de sixième, option musique, du collège, Lamoricière, ceux de la classe d'Unité localisée pour l'inclusion scolaire (Ulis), ainsi que l'atelier chants, la chorale et l'orchestre du collège, donneront un concert dans la salle, Jeanne d'Arc.
Marie-Hélène Béliard est professeure de musique au collège, Lamoricière. Avec ses élèves, elle prépare, depuis le début de l'année, un concert, pour le moins original, réunissant, voix, instruments, danses et langue des signes. « Les sixièmes, option musique, et la classe, Ulis, autour desquels est bâti le programme de cette soirée, ont déjà présenté leur production par deux fois, explique Mme Béliard. En janvier dernier, aux voeux du maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, et la semaine dernière, dans le cadre des rencontres nationales, « Musique et Handicap », au théâtre de la Gobinière, à Orvault. »
Pour préparer le concert de jeudi soir, les élèves sont allés voir plusieurs spectacles chorégraphiques et musicaux, en partenariat avec Musique et danse en Loire-Atlantique. Ils ont également travaillé avec un intervenant de la Persagotière, pour pratiquer la langue des signes française, et avec Karine Guichard, professeure de danse et danseuse, spécialisée, handi-danse. « Jeudi soir, poursuit Marie-Hélène Béliard. Le programme chanté s'articulera autour du thème, « S'épanouir dans les différences », et l'orchestre interprétera des interludes instrumentaux, accompagnés de pièces dansées ».
Jeudi 21 avril, 20 h : concert des élèves du collège, Lamoricière, « Les musiciens en concert », salle, Jeanne d'Arc, à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Entrée : 2 €. Gratuit pour les moins de 18 ans.
Café-signes ce vendredi 22 avril
Echanger avec les sourds-aveugles
«faire comme tout le monde. » Depuis le 21 mai 2010, le foyer d'accueil médicalisé pour sourds-aveugles organise des cafés-signes à l'Auberge des Gourmets.
Neuf résidents y prennent part régulièrement. À l'initiative de ce projet, Dany Floret, aide médico-psychologique. Le but ? Se rencontrer, faire des échanges, essayer d'apprendre la langue des signes à ceux qui ne la connaissent pas. Car le café signes n'est pas uniquement réservé aux sourds ou mal-entendants.
Lundi, les résidents ont été réunis dans la salle de communication. Dany Floret leur demande ce qu'ils pensent du café-signes avant de me "traduire" leurs réponses. Tour à tour, elle s'approche de chacun et signe dans leurs mains afin d'expliquer qu'un article sera réalisé à partir de leurs impressions et qu'une journaliste est auprès d'eux. Pour "journaliste", elle signe "journal" et "fille" avant de signer chacune des lettres de mon prénom.
Quelques résidents me touchent les mains et les cheveux, comme pour mieux appréhender ma présence.
C'est parce que les résidents souffrent de deux déficiences sensorielles - visuelle et auditive - que Dany doit s'adresser à chacun, à tour de rôle.
Car, si on peut signer face à un groupe entier de personnes sourdes, il faut, pour communiquer avec des sourds-aveugles, utiliser la langue des signes tactile. C'est-à-dire que chaque signe est effectué dans les mains de la personne déficiente.
Un moyen de sociabilisation
C'est Joseph qui s'exprime le premier. Lui, il aime rencontrer des sourds, des amis, manger, faire différentes choses... Il signe les prénoms des personnes qu'il rencontre lors des cafés-signes. Des liens se sont créés avec eux.
Pour Annabelle, il « est important de rencontrer des sourds. C'est une opportunité pour des entendants d'apprendre les signes. Il est possible de faire des échanges avec des sourds ».
Quant à Yvan, il a un mode de communication différent. « On écrit pour qu'il comprenne bien », précise l'aide médico-psychologique. Yvan aime dessiner alors il s'exprime de cette manière. Parfois, des enfants viennent aussi au café-signes, rendant les échanges autrement intéressants. Et tout comme Amar, un autre résident, Yvan aime aussi rencontrer des personnes.
« Ils aiment pouvoir discuter de tout. Le café-signes aide à la sociabilisation. ça leur fait une sortie et leur permet de vivre comme tout le monde. Le jour du café-signes, ils se préparent l'après-midi. Ils se mettent sur leur trente-et-un ! C'est comme nous quand on va au resto... », confie Dany Floret.
Les résidents se rendent régulièrement dans trois lieux pour les cafés-signes : « C'est différent dans chaque endroit. À Outtersteene, ils mangent des sandwiches. À Saint-Martin-au-Laërt, certains raffolent de frites-camembert ! Pour eux, c'est une occasion de sortir, de partir... »
Gwenaëlle DÉFOSSEZ
Prochain café-signe, le vendredi 22 avril à partir de 18h, à l'Auberge des Gourmets, rue du Mont Saint-Éloi à Calonne-Ricouart.
Contact : 06 84 11 61 34 ou blochk@aftam.asso.fr
Ramonville. La ville annonce la couleur en musique
« Les crayons de couleur », d'Hugues Aufray et « Des pays », de Mano Solo étaient interprétés récemment par des élèves des classes de langue des signes (LSF) CM1 et CM2 de l'école Jean-Jaurès. « Ces jeunes, qui sont sourds, peuvent franchir le seuil du monde de la musique », signalait leur professeur de musique. Ce moment symbolisait bien les journées « Annonçons la couleur, Ramonville ville handicap » qui se déroulent jusqu'au 22 avril.
Une charte volontaire
Voulant « impulser une politique d'accueil des handicapés », Ramonville franchissait ce jour-là une belle étape avec la signature de la charte « Ville handicap ». Celle-ci réunissait une trentaine de partenaires : la municipalité, l'Asei, l'éducation nationale, des collectivités territoriales, des représentants du monde économique et des associations de Ramonville ratifiaient un projet comprenant 9 grandes actions. Laurence Mahec, conseillère municipale était saluée par le maire, Christophe Lubac pour son implication dans l'élaboration de cette charte inscrite dans l'Agenda 21 de la ville. Rappelant la forte présence historique de l'Asei à Ramonville, le maire signalait la réécriture, à travers la charte, d'une partie de l'histoire locale. Prenant la parole, Jean Bousquet, président de l'Asei, s'est dit sensible à l'engagement pris par Ramonville : « Il faut mettre en relief la signature de la charte « Ville handicap ». Peu de villes en France ont la compétence en la matière » a t-il exprimé.
Aujourd'hui à la médiathèque
Ce jeudi la médiathèque Simone-de-Beauvoir organise à partir de 18h15 une nouvelle Discauserieconsacrée à la musique du groupe Tradles. Cet ensemble de musiciens s'est créé au centre Lestrade (Asei) à Ramonville en octobre 2006, formé d'adolescents et de jeunes adultes déficients visuels avec handicaps associés. Accompagné par Ludivine Chopard, professeur de musique et par un éducateur spécialisé, le groupe s'est approprié au fil du temps, entre créations et reprises, un répertoire original et varié. Quatre albums, de nombreux concerts et rencontres, ont permis à ces jeunes d'évoluer dans l'univers de la musique de manière épanouissante. C'est cette démarche et leur musique que le groupe Tradles présente ce soir à . Cette discauserie s' inscrite dans le cadre « Annonçons la couleur » qui a lieu jusqu'au 22 avril à Ramonville.
http://www.ladepeche.fr
Publié le 21/04/2011 11:45 | M-A. D.
Forom écoute pour comprendre l’audition et l’appareillage à Lausanne.
Forom écoute, la fondation romande des malentendants, organise le samedi 28 mai à Lausanne, son 11e congrès sur le thème : "Les mystères de l’audition : de l’oreille à l’appareil". Le Dr Mudry, médecin ORL expliquera le subtil fonctionnement de cet organe et Olivier Gaches, audioprothésiste, abordera également la question de l’appareillage et des nouvelles technologies. Ce congrès est destiné à tous les publics et accessible aux malentendants : une boucle magnétique sera installée et des interprètes en langue des signes (LSF) seront présents.
Informations complémentaires et inscriptions (avant le 15 mai 2011) : http://www.ecoute.ch