Suivi de 0 à 6 ans et accompagnement des familles et de leur enfant sourd
Projet de recommandations de bonne pratique pour les professionnels de santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) a réuni un groupe de travail pour rédiger des recommandations de bonne pratique sur le suivi de 0 à 6 ans et l'accompagnement des familles et de leur enfant sourd.
Ce suivi et cet accompagnement concernent les professionnels de santé mais également bien d'autres acteurs de la société : associations de personnes sourdes et de parents, professionnels des secteurs éducatif et médico-social, industriels, institutions publiques, etc.
C'est pourquoi la HAS souhaite recueillir l'avis des divers organismes, associations et institutions se sentant partie prenante du suivi de 0 à 6 ans et de l'accompagnement des familles et de leur enfant sourd.
En Février 2009, une version préliminaire des recommandations sera rendue publique via le site de la HAS.
Tout organisme, association ou institution* souhaitant transmettre son avis sur ce projet pourra télécharger ce document, le discuter en son sein, puis répondre à un questionnaire en ligne. Un seul avis par association, institution ou organisme est attendu.
Le questionnaire en ligne permettra de répondre de manière globale à l'ensemble du projet de recommandations, ou pour ceux qui le souhaiterons, de donner un avis sur chaque proposition de recommandations.
Une synthèse des commentaires reçus sera transmise aux membres du groupe de travail en charge de rédiger la version finale des recommandations. Ce groupe de travail est constitué de professionnels et d'associations représentant les enfants sourds.
Si votre association, institution ou organisme souhaite participer à cette consultation publique, nous vous invitons à remplir le formulaire de préinscription ci-joint. Cela nous permettra de vous informer par courriel de la mise en ligne du projet de recommandations, prévue en Février 2009.
* association représentant les enfants sourds ou de professionnels, établissements de santé, établissements médico-sociaux, sociétés savantes, institutions, agences sanitaires, syndicats, industriels, etc.
Communiqué de presse de l'Unisda du 2 janvier 2009
Vœux politiques inaccessibles
À l'heure des traditionnels messages de vœux pour la nouvelle année, l'Unisda déplore que les leaders des principales formations politiques, telles que l'UMP, le Parti socialiste ou le Modem, n'aient pas eu le réflexe de rendre accessible leur message vidéo aux publics de personnes sourdes ou malentendantes.
En ligne sur les sites de leur parti, les vidéos de Xavier Bertrand, Martine Aubry et François Bayrou, adressant leur vœux, ne sont ni sous-titrées en langue française ni traduites en Langue des Signes Française.
Seul le message télévisé du Président de la République du 31 décembre dernier était ainsi accessible sur les chaînes et sur le site internet de l'Elysée, avec un sous-titrage et une traduction en Langue des Signes.
Simple à mettre en place, cette accessibilité est nécessaire à la participation des citoyens sourds ou malentendants à la vie politique de notre pays. Elle doit être généralisée et systématique. L'Unisda demande aux formations politiques d'intégrer davantage ce souci de l'accessibilité de leur communication, notamment en vue de leur campagne pour les élections européennes de juin 2009.
L'Unisda fédère les principales associations représentatives de personnes sourdes ou malentendantes. Elle se mobilise notamment pour l'accessibilité politique et électorale et avait interpellé les candidats à l'élection présidentielle de 2007. Par ailleurs, la loi du 11 février 2005 (égalité des droits et des chances, participation et citoyenneté des personnes handicapées) impose aux principales chaînes de télévision de rendre accessible la totalité de leurs programmes avant fin 2010. D'ici cette échéance, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel veille à garantir cette accessibilité en période électorale.
En revanche, la réglementation ne concerne pas les vidéos en ligne sur les sites des partis politiques. L'Unisda souhaite que les formations politiques recevant un financement public soient soumises à des règles d'accessibilité prenant en compte l'ensemble des situations de handicap. Ces questions seront développées lors du congrès de l'Unisda le 23 janvier 2009 au Palais Brongniart, à Paris.
Décret no 2008-764 du 30 juillet 2008 relatif au recouvrement des amendes forfaitaires et à certains frais de justice criminelle ou assimilés (J.O. du 02 août 2008, NOR : JUSD0807980D)
(extraits)
Art. 11. ? I. – L’article R. 122 code de procédure pénale (deuxième partie : décrets en Conseil d’Etat) est ainsi rédigé :
« Art. R. 122. ? Les traductions par écrit sont payées à la page de texte en français. Cette page compte 250 mots.
« Les traductions par oral sont payées à l’heure de présence dès que l’interprète est mis à disposition du procureur de la République, des officiers de police judiciaire ou de leurs auxiliaires, des juges d’instruction ou des juridictions répressives. Toute heure commencée est due dans sa totalité.
« Le tarif de la première heure de traduction est majoré.
« Le tarif de l’heure des traductions par oral fait l’objet de majorations quand ces dernières sont effectuées durant la nuit, le samedi et le dimanche et les jours fériés.
« Un arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre chargé du budget fixe le tarif des traductions par oral et par écrit et de leurs majorations.
« Les interprètes traducteurs ont droit aux indemnités de voyage et de séjour prévues aux articles R. 110 et R. 111. »
II. – L’article R. 122-1 est abrogé.
Arrêté du 2 septembre 2008 relatif aux frais de justice criminelle en matière de médecine légale, de traduction, d’interprétariat et d’administration ad hoc (J.O. du 11 septembre 2008, NOR : JUSD0817788A).
(extraits)
Art. 2. ? L’article A. 43-6 du code de procédure pénale (quatrième partie : Arrêtés) devient l’article A. 43-9 et il est inséré, après l’article A. 43-5, les articles suivants :
« Art. A. 43-7. ? Conformément aux dispositions de l’article R. 122, la page de traduction par écrit est payée 25 euros.
« L’heure de traduction par oral est fixée à 25 euros.
« Le tarif de base applicable est majoré dans les hypothèses et proportions suivantes :
« 1° De 40 % pour la première heure de traduction ;
« 2° De 25 % pour l’heure de traduction effectuée entre 22 heures et 7 heures ;
« 3° De 25 % pour l’heure de traduction effectuée le samedi, le dimanche et les jours fériés.
« Ces majorations sont cumulables et chacune se calcule par référence au tarif de base.
Art. 4. ? Les coefficients et tarifs fixés aux articles A. 43-6, A. 43-7, A. 43-8, A. 43-10 et A. 43-11 sont applicables aux missions réalisées sur réquisitions prises à compter de la date de publication du présent arrêté.
II. ? A la date du 1er mars 2009, et pour les traductions réalisées sur réquisitions prises à compter de cette date, le deuxième alinéa de l’article A. 43-7 est ainsi rédigé :
« L’heure de traduction par oral est fixée à 30 euros. »
Art. 5. ? Les dispositions du présent arrêté sont applicables sur l’ensemble du territoire de la République.
Commentaires
Traductions : 25 euros la page de 250 mots français.
Interprétations :
Du 11.09.2008 au 28.02.2009 :
- 25 euros l’heure (tarif de base)
- 40 % de majoration du tarif de base pour la première heure (soit 35 euros)
- 25 % de majoration du tarif de base pour les heures effectuées entre 22h00 et 07h00 (soit + 6,25 euros)
- 25 % de majoration du tarif du base pour les heures effectuées le samedi, le dimanche et les jours fériés (soit + 6,25 euros).
Ces majorations sont cumulables et chacune se calcule par référence au tarif de base.
Soit, concrètement :
- du lundi au vendredi, de 07h00 à 22h00 :
o 35,00 euros la première heure
o 25,00 euros les heures suivantes
- du lundi au vendredi, de 22h00 à 07h00 :
o 41,25 euros la première heure
o 31,25 euros les heures suivantes
- samedi, dimanche et jours fériés, de 07h00 à 22h00 :
o 41,25 euros la première heure
o 31,25 euros les heures suivantes
- samedi, dimanche et jours fériés, de 22h00 à 07h00 :
o 47,50 euros la première heure
o 37,50 euros les heures suivantes
(plus les indemnités kilométriques ou le remboursement des autres moyens de transport aux tarifs fixés)
A partir du 01.03.2009, le tarif de base d’une heure d’interprétation sera de 30 euros.
Soit, concrètement :
- du lundi au vendredi, de 07h00 à 22h00 :
o 42,00 euros la première heure (30,00 + 12,00)
o 30,00 euros les heures suivantes
- du lundi au vendredi, de 22h00 à 07h00 :
o 49,50 euros la première heure (30,00 + 12,00 + 7,50)
o 37,50 euros les heures suivantes (30,00 + 7,50)
- samedi, dimanche et jours fériés, de 07h00 à 22h00 :
o 49,50 euros la première heure
o 37,50 euros les heures suivantes
- samedi, dimanche et jours fériés, de 22h00 à 07h00 :
o 57,00 euros la première heure (30,00 + 12,00 + 7,50 + 7,50)
o 45,00 euros les heures suivantes (30,00 + 7,50 + 7,50)
(plus les indemnités kilométriques ou le remboursement des autres moyens de transport aux tarifs fixés)
Notez aussi que, selon l’art. R122 du CPP, "toute heure commencée est due dans sa totalité".
La majoration de la première heure est une compensation pour le temps de transport qui ne sera jamais payé (seulement les indemnités kilométriques ou le remboursement des autres moyens de transport aux tarifs fixés).
Nous, membres de l'association "Les Yeux pour Entendre", parents, enseignants sourds, enfants signants, sommes très heureux de la rentrée qui s'est déroulée aux deux écoles bilingues (Ecole Maternelle "Les Coquelicots" et Ecole Elementaire "Tenon/Roux') à Massy (91).
Au total, 11 enfants signants étaient très impatient de retrouver les bancs de l'école, chacun avaient le sourire aux lèvres ! Nous, parents, étions très émus de les voir aussi libérés et exicités pour leur 1er jour. Aujourd'hui, ils n'ont aucune appréhension ni hésitation pour se rendre aux écoles.
Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de 2 articles parus au bulletin officiel du 4 septembre de l'EN :
Enfin, le 18 octobre prochain, une fête inaugurale sera organisée par l'association "Les Yeux pour Entendre". Nous vous tiendrons informer prochainement...
Cette rentrée "bilingue" restera en nous un beau souvenir !
L'objectif de cet article est de fournir des conseils et des ressources technologiques pour la mise en accessibilité numérique des sites Internet à l'attention des publics sourds...
Le blog de Nicolas Anquetil
En janvier 2007, l’Inspectrice d’Académie du Val d’Oise décidait de fermer 2 postes d’enseignants spécialisés à la rentrée 2007 et 2 autres pour la rentrée 2008.
De multiples courriers, audiences, rassemblements et rendez-vous ont été effectués.
Le 30 août 2007, une délégation représentant notre Etablissement a été reçue au Ministère de l’Education Nationale et il nous a été accordé un moratoire d’une année afin de réfléchir aux moyens dont l’EIDC a besoin pour fonctionner.
Ce moratoire servirait donc à faire une analyse de notre Etablissement pour comprendre son fonctionnement.
Cette analyse a été réalisée par des représentants du Ministère de l’Education Nationale et du Ministère de la Santé et s’est déroulée de décembre 2007 à début mars 2008 dans les locaux
de l’EIDC.
Ces représentants (Inspecteurs et Conseillers) ont interrogé 63 personnes : professionnels de l’EIDC, parents d’élèves, jeunes adultes pris en charge par l’EIDC, représentants de notre
association gestionnaire PEP 95 et directeurs d’établissements scolaires accueillant des élèves sourds ou malentendants.
Le 20 mars 2008, lors de la réunion de travail préparant la carte scolaire de la rentrée prochaine, l’Inspectrice d’Académie a proposé de nouveau, la suppression de 2 postes d’enseignants spécialisés ; alors qu’aucun rendu de ce rapport n’avait été fait ni aux PEP 95,
ni à la direction de l’EIDC, ni à son personnel, ni aux parents.
L’Inspectrice d’Académie, face à une forte demande d’information des différents partenaires quant aux conclusions de cette analyse, a pris la décision de transformer ces 2 suppressions en 2 blocages de postes….
Depuis le début de notre action, nous avons le sentiment que c’est toute l’Education Spécialisée qui est remise en cause.
Une association s’est créée en janvier 2008 et regroupe des parents, des professionnels de différentes Etablissements Spécialisés, HSERA (Handicap-Soins-Ecole-Réponses Adaptées) ; elle aussi, constate les mêmes difficultés à faire comprendre les besoins nécessaires à la prise
en charge des enfants handicapés quel que soit leur handicap.
Elle a fait parvenir à Monsieur Sarkozy, une pétition, qui, au 14 mai 2008, fait apparaître 6400 signatures. http://hsera.free.fr Comme le dit, le texte de cette pétition, les enfants handicapés ont des besoins spécifiques auxquels il est impératif de répondre.
Pour notre Etablissement, les axes d’amélioration envisagés par les Ministères de la Santé et de l’Education Nationale sont :
- Le rapprochement de l’usager.
Les classes spécialisées intégrées dans les écoles ordinaires à Argenteuil (où les enfants sourds sont regroupés en fonction de leur âge et de leurs compétences d’apprentissage) seraient transformées en CLIS (les enfants sourds seraient regroupés selon le seul critère de leur lieu géographique d’habitation).
- Une prise en charge différente.
Pour les élèves qui ne peuvent suivre une scolarisation en intégration individuelle, « il faudra favoriser leur scolarisation en milieu ordinaire de la façon la plus « ordinaire » qui soit, c’està-dire en évitant marginalisation et stigmatisation ».
Pour appuyer notre argumentation et notre action auprès des Ministères, nous avons besoin de réunir un maximum d’informations sur les modifications préconisées par les instances, consécutivement à la loi de février 2005, dans les Etablissements Spécialisés accueillant des enfants ou jeunes sourds ou malentendants.
Votre Etablissement est-il touché par les mêmes propositions d’ « axes d’amélioration » ?
Avez-vous, vous aussi, des demandes de modification organisationnelles à mettre en place très rapidement (rentrée 2008 ou rentrée 2009) ?
Celles-ci vous donnent-elles, le même sentiment, qu’à terme, la prise en charge des enfants handicapés finira par se diluer, ne plus pouvoir exister dans sa diversité indispensable, ne plus
pouvoir répondre à leurs besoins spécifiques, ré enfermant ces enfants dans leur isolement et leurs difficultés ainsi exacerbées ?
Nous avons besoin de votre aide, merci de bien vouloir nous répondre.
Cordialement
Pour le Comité de Soutien à l’EIDC, Dominique PANSART, enseignante spécialisée
Sourds à l’image
La langue des sourds n’est plus interdite
Brigitte Lemaire a été élevée par ses grands-parents sourds et communiquait
avec eux grâce à la langue des signes, mais elle ignorait que celle-ci était interdite. En 1996, elle réalise Sourds à l’image, la langue des sourds n’est plus interdite, pour traduire «ce que les sourds avaient ressenti durant cette interdiction et présenter l’oeuvre et la résistance des artistes sourds français et allemands». Elle juge cependant le retard important car, selon elle, si l’on souhaite que les sourds aient la même égalité de chances aussi bien dans l’éducation et la formation que dans l’information et le travail, il faut que les entendants respectent la culture des sourds tout d’abord et reconnaissent leur langue. La solution médical à ce handicap a différé les nécessaires mesures d’intégration, que ce soit des structures d’enseignement ou des initiatives de sensibilisation comme la Journée internationale des sourds. Pour donner une dimension humaine – s’il le fallait – à ces revendications, ce documentaire est construit sur des témoignages de personnalités sourdes, comme la comédienne Emmanuelle Laborit, le plasticien Jean-Pierre Malaussena ou
encore des dramaturges et vidéastes d’outre-Rhin. Tous expliquent comment,
grâce à leur détermination, ils réussissent à mener leur vie d’artiste
et comment la langue des signes, que tous n’ont pas connu au même âge, a été si importante.
Réalisation : Brigitte Lemaire,
Coproduction : Bayerischer Rundfunk/
Centre Georges-Pompidou, 1996
Durée totale : 54 minutes
DISCIPLINES, CLASSES ET PROGRAMMES
Ce document peut être utilisé avec des élèves dans le cadre des disciplines
suivantes :
– Histoire, 2de: L’Europe entre Restauration et Révolution (le rôle de l’abbé de L’Épée et le siècle des Lumières).
– Histoire, 1re : La Seconde Guerre mondiale (le plan d’aryanisation des
nazis, le principe de stérilisation).
– Philosophie, Tle : La connaissance et la raison (le schéma de communication,
les thèses de Saussure et de Benveniste sur la description des langues et du langage, la position de Descartes sur le langage).
– Éducation civique, juridique et sociale, 2de: Interdiction des signes jusqu’en 1991 ; le décret Fabius sur le bilinguisme favorisant l’intégration
scolaire et sociale des sourds ; notions de communauté et communautarisme (cette dernière notion étant très développée dans le modèle de
société anglo-saxon).
OBJECTIFS DE L’ÉMISSION
– Donner la parole à des sourds pour témoigner de leurs activités
culturelles.
– Montrer leur combat : faire accepter la langue des signes.
– Montrer l’isolement dans lequel ils ont été ou sont encore: ils se regroupent pour faire reconnaître leur handicap.
– Adapter la société aux sourds.
VOCABULAIRE À EXPLIQUER
Sourd oraliste, implant cochléaire.
MOTS-CLÉS
Langage des signes, élèves oralisés, programme de stérilisation, ORL.
DÉCOUPAGE
De 00 min 00 s à 08 min 19 s : La nécessité de communiquer
Témoignage d’Emmanuelle Laborit. Née sourde, elle invente avec sa mère un langage qu’elle qualifie d’enfantin, affectif, maternel. Mais son père était exclu de ce mode de communication.
Chantal Liennel, comédienne, signe un poème qui interpelle le spectateur
sur la fragilité de la culture des sourds. Elle témoigne par ailleurs de l’interdiction de la langue des signes dans sa famille et de son choc quand
elle découvre l’International Visual Theater : de l’importance pour les
sourds de voir leur langue au théâtre.
Pour Emmanuelle Laborit, le théâtre d’Alfredo Corrado fut une révolution,
car elle acquit alors intimement son identité de sourde comme élément
positif.
De 08 min 19 s à 16 min 07 s : La persécution
Levent Beskardes, comédien, dramaturge et metteur en scène, explique que dans sa pièce il retrace le programme de stérilisation des sourds développé par les nazis. Il a pris la position de s’adresser aux trois types de public (sourds, entendants et oralistes). Il regrette de ne pas pouvoir aborder le problème de l’implant cochléaire qui lui semble être une manipulation
du corps médical.
Claire Garguier, comédienne, explique l’interprétation du rôle d’Hanna
de la pièce de Levent Beskardes. Le personnage d’Hanna est d’une famille
où chacun des membres est sourd, alors qu’elle est née dans une famille
d’entendants et qu’elle est seule à être sourde.
Emmanuelle Laborit explique la difficulté pour les enfants et les adolescents d’acquérir des connaissances et d’apprendre la lecture sur les lèvres.
De 16 min 07 s à 26 min 08 s : L’abbé de L’Épée
Michel Rouvière est auteur et réalisateur. Il explique qu’un congrès en Italie, en 1880, a interdit la langue des signes et que l’orientation fut d’éduquer les sourds en leur apprenant à parler. Mais la langue des
signes a été plus forte malgré une répression sévère dans les écoles. Il a
eu envie de faire un film sur l’histoire de l’abbé de L’Épée. Une voix off explique que cet homme a ouvert une école à Paris, vers 1760, pour apprendre à lire et à écrire aux sourds. C’est la première expérience en
langue des signes. L’institut Saint-Jacques sera ainsi créé. L’abbé Sicard, Jacques Massieu et Laurent Clerc continueront son oeuvre. André Denis, l’opérateur, et Guy Bouchereau, comédien et peintre, regrettent que seul
ce film existe pour témoigner de la culture des sourds.
De 26 min 08 s à 30 min 35 s : L’interdiction
Vincent Richet, peintre, est venu à la langue des signes sur le tard. Une
émission de télévision lui a révélé l’importance de la société des sourds.
Il a choisi d’être peintre parce que jeune il était attiré par l’image.
De 30 min 35 s à 35 min 32 s : Les sourds en France
Emmanuelle Laborit donne des chiffres significatifs qui renforce l’idée
qu’il est urgent et nécessaire que la société s’adapte aux sourds.
Le sculpteur Jean-Pierre Malaussenna est atteint d’une surdité profonde.
Il a été scolarisé dans une école oraliste dès 1945. Il s’est marié avec une femme entendante, à 27 ans, et divorça en 1984.
Commentaire en voix off : Jean-Pierre est un sculpteur très connu. Admis
en 1955 aux Beaux-Arts de Paris, il est septième sur cinquante. Il a participé
a plusieurs expositions en France et à l’étranger. Mais, en 1964, le jury
lui refusera le prix de Rome parce qu’il est sourd.
De 35 min 32 s à 44 min 05 s : La réussite
Emmanuelle Laborit évoque ses débuts de comédienne dans la pièce
Les Enfants du silence recréée par Jean Dalric et Levent Deskardes.
Extraits de la pièce de Mark Medoff.
Dieter Fricke, peintre et photographe, explique le sens de ses tableaux. Il
cherche à communiquer ce que ressentent les sourds lorsqu’on les rejette.
Il a également photographié les comédiens, les fêtes et les associations de sourds.
Emmanuelle Laborit analyse le personnage qu’elle interprète dans Les
Enfants du silence. Un personnage isolé et donc agressif, ce qui n’est
pas son expérience, mais elle se reconnaît dans son combat pour la
langue des signes.
44 min 05 s à 52 min 14 s : L’avenir
Christina et Uwe Shönfeld, couple mixte, ont fondé une production de programmes vidéo en langue des signes à Berlin. Ils ont subi avant la chute
du mur de Berlin le système oraliste qui persiste malgré tout. Christina
est née sourde : ce sont ses grands-parents qui lui ont transmis leur surdité.
Uwe n’est pas sourd mais ses parents le sont, il a donc grandi dans
ce milieu. Christina aborde la difficulté d’avoir un enfant sourd. Les médecins s’obstinant à les appareiller, elle explique que l’enfant sourd est
exclu du monde des entendants et reste seul, ce qui n’est pas vrai pour
un enfant sourd élevé par des parents sourds. Leur maison de production
vidéo crée des programmes en langue des signes sur la vie sociale, politique,
le droit du travail, la culture, la vie de famille. Elle communique son envie que tous les sourds s’unissent par la culture, qu’ils y travaillent ensemble pour ne plus subir d’oppression.
Cérémonie des Molières avec Emmanuelle Laborit.
PRÉSENTATION NOTIONNELLE
POUR UNE EXPLOITATION PÉDAGOGIQUE
Le handicap de la surdité dans les premiers apprentissages
Être sourd, une expression bien trop générale qui recouvre différentes réalités d’un handicap, diverses significations et degrés dans l’infirmité. Il y a d’abord les individus dits « durs d’oreille ». Puis il y a les personnes atteintes d’une surdité grave ou, comme on dit, sévère (maladie ou lésion auriculaire survenues dès leurs premières années). Pour ces deux catégories de sourds, l’audition du langage a été ou est encore possible. Il est très important de comprendre cette spécificité de déficience, car les sourds profonds ne sont pas en mesure de communiquer normalement:
ils doivent lire sur les lèvres, employer une langue de signes. Pour les premiers apprentissages qui demeurent mémorisés, l’âge auquel la surdité
se déclare est primordiale. Les sourds prélingaux sont atteints d’une forme de surdité qui diffère qualitativement de toutes les autres.
L’incapacité dans laquelle ils se trouvent d’entendre la voix de leurs
parents les expose au risque d’être sévèrement retardés, ou d’être déficients dans le domaine de la maîtrise du langage.
Historique d’un préjugé
« Qu’importe la surdité de l’oreille, quand l’esprit entend? La seul surdité,
la vraie surdité, la surdité incurable, c’est celle de l’intelligence.» (Victor
Hugo) Seul le langage nous permet de communiquer librement avec les autres pour devenir pleinement un être social, culturel. Pourtant certains sourds passeront pour des débiles mentaux : leur développement intellectuel sera entravé parce qu’ils n’accéderont pas au langage. Et pendant des milliers d’années – on peut remonter jusqu’à la Rome antique –, les sourds congénitaux ou sourds muets subirent ce jugement: ils furent tenus pour incompétents, c’est-à-dire jugés inaptes à hériter ou à se marier, indignes d’être éduqués ou d’exercer un travail stimulant. Des lois les privèrent des droits humains les plus fondamentaux, et cette
ségrégation se perpétua jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Au XIIe siècle, le
pape Innocent III décréta qu’ils pouvaient se marier s’ils montraient par signes le sens de la cérémonie. À partir du XVIe siècle, seuls certains
sourds issus de milieux nobiliaires, qui avaient appris à parler et à lire
grâce aux efforts assidus de leurs précepteurs, étaient juridiquement
reconnus comme des personnes morales à part entière.
Jusqu’au XVIe siècle, il est communément accepté que la compréhension des idées ne dépend que de l’audition des mots. Les mutiques ne sont donc pas considérés comme intelligents. Au XVIIe siècle, Descartes dans la Lettre à Morus et le Discours de la méthode s’en remet au langage pour distinguer l’homme de l’animal. Les philosophes du XVIIe siècle chercheront une réponse également à cette question: « Qu’est-ce qui fait que nous sommes humains?» Certains déclareront que si le mouvement d’un souffle d’air, ce
souffle divin ne flottait pas comme un charme sur les lèvres des hommes,
ils courraient comme des sauvages dans les forêts.
Le cas des muets et des enfants sauvages se trouva donc être une exception embarrassante pour cette théorie. Ainsi, depuis Aristote, est durablement ancrée une croyance selon laquelle il n’y aurait de symboles
que dans le langage. «Au commencement était le verbe», rappelle les écrits bibliques et une confusion s’installa : fallait-il nécessairement la voix et l’oreille pour que l’homme et Dieu se rencontrent ? Pourtant au XVIIIe siècle, deux figures, l’abbé de L’Épée et Jacob Péreire, tentèrent ce pari insensé à leur époque d’éduquer les sourds. Pour favoriser leur accès à l’éducation, le premier choisit leur langage, le langage des signes, l’autre de les démutiser.
Le débat
Entre 1770 et 1820, un grand élan éducatif en France sortit les sourds de
leur sombre condition mais il fut brutalement stoppé par un congrès à
Milan, en 1880, qui rassembla les éducateurs pour sourds. Il y fut décidé
d’interdire la langue des signes. Un oraliste très important, Alexander
Graham Bell, faisait autorité dans le domaine de la rééducation de la voix et de la correction des troubles de la parole. Quand il se jeta dans la
bataille, sa renommée lors du congrès favorisa l’arrêt de l’enseignement
par signes. En fait, il existait depuis deux siècles un courant d’opinion
hostile aux signes qui n’avait cessé de rallier les suffrages de certains
éducateurs qui estimaient que l’éducation des sourds devait viser avant tout à leur apprendre à parler. Cent ans plus tôt, l’abbé de L’Épée s’était déjà opposé à un oraliste et à Jacob Péreire qui démutisait.
La vision médicale ou pathologique de la surdité a longtemps fait méconnaître
la langue des signes chez les sourds. Le dilemme existe encore aujourd’hui : apprendre aux sourds à lire et à parler (et à lire sur les lèvres) afin qu’ils puissent s’intégrer au corps social, ou favoriser la langue des signes qui leur permet de pleinement s’exprimer et de favoriser leur culture. Depuis 1968, les deux méthodes cohabitent mais le
décret Fabius (1991) impose officiellement le bilinguisme en France pour l’intégration scolaire et sociale des sourds. Ce décret s’inspire largement d’expériences menées aux États-Unis où après l’anglais et l’espagnol, la langue des signes est la troisième langue pratiquée. Pour finir, des chiffres éloquents : si 90 % des enfants sourds français entrent dans le
cycle primaire, ils sont 8 % à accéder au secondaire et moins de 1 % aux
études supérieures.
À quoi sert le langage ?
Tout acte de communication verbale met en jeu un locuteur qui émet un message en direction d’un interlocuteur (qui peut être absent ou virtuel).
Ce message est doté d’un référent (l’objet du discours, ce à quoi il se
réfère). Pour émettre son message, le locuteur fait appel à un code, que
l’interlocuteur est censé partager. Enfin, la communication exige l’utilisation d’un canal physique (la voix, la page écrite, le geste, etc.) servant à établir le contact. Ces éléments sont solidaires dans l’acte de communication verbale, mais l’un ou l’autre d’entre eux peut prendre une importance particulière.
Avant d’envisager le langage dans sa structure et son fonctionnement, il
convient de se demander, comme pour n’importe quel outil, quelle est son
utilité. La réponse semble aller de soi : le langage permet de communiquer,
cependant nous ne transmettons pas que de l’information. Le locuteur parle pour toutes sortes de raisons bien souvent étrangères au seul acte d’informer: il peut, par exemple, au travers de sa parole, marquer un pouvoir. Le locuteur s’implique et implique les autres dans ce qu’il dit. Le langage n’est donc pas seulement un outil mais aussi un moyen de s’affirmer
comme être social, être un lieu de jouissance ou de souffrance.
Cette analyse met en évidence six fonctions essentielles du langage: au
locuteur s’associe la fonction expressive (émotive) ; à l’interlocuteur, la fonction d’incitation (interpellation, ordre) ; au référent, la fonction référentielle
(information) ; au contact, la fonction phatique (communion, contact social) ; au code, la fonction métalinguistique (analyse du code) ; au message, la fonction poétique (jeu, plaisir du texte).
Qu’est-ce qu’une langue ?
L’activité linguistique est une activité symbolique. La langue sert de véhicule à la pensée qui articule des concepts et non des labels appliqués à
des choses. Nommer revient à catégoriser, à organiser le monde. Les
mots ont un pouvoir conceptualisant : le mot crée le concept tout autant
que le concept appelle le mot. Une nouvelle activité, une nouvelle idée,
une nouvelle réalité appellent une dénomination, mais c’est cette dénomination qui leur confère une existence. Pourtant les mots constituent un système autonome, indépendant de ce qu’ils nomment.
En effet, il n’existe pas de lien naturel entre le mot et l’objet, entre le mot et l’idée qu’il désigne, bien que tout locuteur, naïvement, s’efforce de justifier, de rationaliser ce lien, de façon tout à fait logique d’ailleurs, puisque la langue structure notre réalité. C’est d’abord au coeur même du signe (mot) que l’on trouve cet arbitraire. Le lien qui unit le signifiant (suite phonique) et le signifié (le concept) est non motivé, c’est-à-dire injustifiable par une quelconque nécessité naturelle, ce dont témoigne à l’évidence la diversité même des langues. C’est le linguiste Ferdinand de Saussure qui a évoqué ce terme d’arbitraire et qui a donc un corollaire:
il suppose un accord entre les locuteurs d’une même langue. L’arbitraire entraîne un mode conventionnel qui repose sur un accord collectif.
Benveniste a modernisé cette définition en y introduisant le référent (la
réalité, l’extralinguistique). Selon lui, la relation entre les deux faces du signe – signifiant et signifié –, bien qu’immotivée, est nécessaire puisque constitutive du signe. Ce qui est arbitraire et non nécessaire, c’est le lien entre la langue et le monde, entre les mots et la réalité, bref entre le signe et son référent. Cette définition moderne montre que toute langue fonctionne avec une structure à trois niveaux : celui du son, celui de
l’agencement grammatical, celui du sens, et ce avec des unités de son en
nombre limitées qui peuvent se combiner pour énoncer des unités de sens en nombre illimité.
Du côté de la langue des sourds
L’idée que la langue des signes des sourds n’est rien de plus qu’une sorte
de pantomime ou de langage pictural avait encore presque universellement
cours dans les années 1950. Il fallait effectivement mettre en évidence
dans la langue des signes ce que possèdent toutes les langues :
cette double articulation avec des unités de sens (signifié : mots ou
concept) et des unités phoniques (signifiant : son), mais évidemment en
recherchant la valeur de l’unité phonique dans la langue des signes.
Jusqu’en 1960, même ceux qui utilisaient la langue des signes ne la
considéraient pas comme une vraie langue dotée d’une grammaire spécifique. Pourtant Roch-Ambroise Bébian – le successeur d’Ambroise
Sicard dans la direction du célèbre institut Saint-Jacques créé par
l’abbé de L’épée – non seulement comprit que les signes possédaient
une grammaire autonome, mais travailla à l’élaboration d’une «mimographie
» sur la décomposition des signes (gestes). Son projet échoua car il était incapable d’identifier correctement leurs éléments distinctifs
(«phonémiques »).
Les premières études linguistiques ont été entreprises fin 1950, sous
l’impulsion du médiéviste et linguiste William Stokoe. Il établit que ce
mode de communication satisfaisait à tous les critères linguistiques distinctifs des langues dans son lexique et sa syntaxe, comme dans sa capacité à produire un nombre infini de propositions. Il avança très tôt que
chaque signe était déterminé par au moins trois paramètres indépendants
à la position des mains, leur forme et leur mouvement, et que ces paramètres pouvaient se combiner pour former un nombre limité de variantes.
DOCUMENTATION
Ouvrages
– HICKOK Lorana A., L’Histoire d’Hélène Keller, Pocket, 1997.
– Mc MULLER Carson, Le Coeur est un chasseur solitaire, Stock, 1993.
– LANE Harlan, Quand l’esprit entend: histoire des sourds-muets, Odile Jacob,
1996. À partir de 1976 les ouvrages de cet auteur ont constitué de véritables
événements politiques qui ont sensibilisé les sourds à leur propre passé.
– SACKS Oliver, Des Yeux pour entendre : voyage aux pays des sourds,
Seuil, coll. «Points», 1996. Célèbre neurologue, l’auteur défend la langue
des signes à travers l’histoire simplifiée de l’accès des sourds à l’éducation.
Il défend par ailleurs les thèses neurocognitives sur l’acquisition
innée du langage.
– GRÉMION Jean, La Planète des sourds, Presses Pocket, 1991 (à consulter
en bibliothèque).
– BENTOLILA Alain, Le Propre de l’homme, parler, lire, écrire, Plon, 2000.
– BENVENISTE Émile, Problèmes de linguistique générale, 2 vol., Gallimard,
1970-1980.
– SAUSSURE Ferdinand (de), Cours de linguistique générale, Payot, 1995.
Théâtre
– MEDOFF Mark, Les Enfants du silence (dont un film a été tiré).
Films et vidéos
– PHILIBERT Nicolas, Le Pays des sourds, Les Films d’ici et La Sept cinéma.
– WISEMAN Frederick, Deaf and blind, 1988.
– PENN Arthur, Miracle en Alabama (un classique de facture hollywoodienne).
Site Internet
– http://www.ivtcscs.org est l’adresse du site de l’International Visual Theater, cité plusieurs fois dans le documentaire. Ce théâtre est né de la rencontre entre Jean Grémion, journaliste et metteur en scène français, et d’Alfredo Corrado, artiste sourd américain. Il est actuellement installé à Vincennes.
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Délégation AFOCAL Provence-Alpes-Côte d’Azur
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