Faire face au handicap : le programme d'une association oloronaise
Trois femmes, et trois battantes : Nathalie Regueiro, Brigitte Choze et Colette Richard viennent de créer l'association oloronaise « La passerelle du coeur » pour venir en aide aux personnes en situation de handicap et à leurs proches.
Le handicap justement, elles connaissent. Deux d'entre elles le vivent au quotidien, dans leur chair : Nathalie Regueiro, sophrologue, devenue en 2008 élue municipale et qui avait alors pris les commandes de la commission accessibilité ; et Colette Richard, récemment arrivée à Oloron.
La troisième coéquipière, Brigitte Choze, est pour sa part née de parents sourds, si bien qu'elle a fait de l'accompagnement du handicap sa profession : médiateur de communication en langue des signes.
L'association qu'elles viennent de fonder est en quelque sorte née de la commission municipale accessibilité, à laquelle participaient Brigitte comme Nathalie. Toutes deux ont fait le choix d'en partir. « Car légalement, elle ne peut s'occuper que de voirie. Nous voulions faire plus, élargir nos activités, être plus libres, » explicite Nathalie Regueiro. « Nous concentrer sur la relation humaine, » complète Brigitte.
Concrètement, « La passerelle du coeur » proposera à partir de septembre une permanence chaque premier mercredi du mois de 15h à 17h en mairie, sans rendez-vous. Pour écouter, aider, aiguiller les gens en situation de handicap. « Et attention, on ne parle pas d'handicapés ! » souligne l'élue oloronaise.
« De la simple écoute peut suffire dans certains cas à faire rebondir une personne. Dans d'autres cas, on l'orientera, on la conseillera, » poursuit Brigitte Choze. « On s'aperçoit aussi que beaucoup de gens ne connaissent pas leurs droits ni les lois. On est là pour les renseigner, les aider à remplir des dossiers... »
Autre objectif des dames de la passerelle : proposer à des personnes de les accompagner sur des sorties culturelles, de loisir. Au cinéma, ou au restaurant par exemple, « où pourquoi pas en sortie de groupe à Gavarnie ». Toutes trois sont bien conscientes que pour cela il faudra des petits bras. L'appel aux bénévoles est lancé, mais ces derniers seront triés sur le volet. « Car on veut plus, à l'arrivée, qu'une simple relation soignant-soigné entre les bénévoles et les personnes aidées. On veut rester dans le loisir. S'il pouvait se créer des liens d'amitié... »
Enfin, « La passerelle du coeur » organisera la journée nationale du handicap et devrait aussi organiser quelques soirées thématiques. Les bénévoles peuvent d'ores et déjà se faire connaître. Pour les autres, démarrage à la rentrée.
Renseignement sur : lapasserelleducoeur.over-blog.com et par mail : lapasserelleducoeur@laposte.net
===> « Pour des gens porteurs de handicap, déprimés, phobiques, illettrés... »
« Les personnes en situation de handicap que nous nous proposons d'aider ne sont pas forcément porteuses d'un handicap physique. Nous voulons nous adresser à toute personne qui se trouve dans une situation qui pose problème : ce peut être une personne illettrée en recherche d'emploi, une personne face à la maladie, à la dépression. Quelqu'un atteint d'une phobie et qui n'arrive pas à sortir... On peut lui proposer de l'amener au spectacle », détaille Nathalie Regueiro. « Les proches de personnes en situation de handicap aussi peuvent faire appel à nous ». Des enfants d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, par exemple.
Par A.P.
Publié le 8 juillet 2011
http://www.larepubliquedespyrenees.fr
2011/07/18 12:30
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