7ème regard, nouveau nom de l’association Pas sans l’image, Pas sans le sport
http://a2psis.blogspot.com/
Le projet associatif autour des ateliers d’éducation à l’image ne change pas, en revanche le projet sportif aujourd’hui en retrait n’est plus d’actualité.
Siège social : 19 rue Jean Dolfus 33100 Bordeaux
Téléphone : 0556324047
Mobile : 0610992828
Courriel : a2psis@wanadoo.fr
Blog : http://a2psis.blogspot.com/
Projets
"Nos recherches autour de la thématique Cinéma et Surdité, nous ont amené à rencontrer et à demander conseil à Joël Chalude, comédien, auteur et réalisateur sourd parisien. Outre un talent d’interprète et d’auteur indéniable (http://www.joelchalude.com) ce dernier vient de réaliser le premier long-métrage « Arsenic et vieilles oreilles » compréhensible par les déficients auditifs et les entendants. Notre association est plus que jamais prête à soutenir cet artiste et travailler à l’accueillir ici dans une salle bordelaise.
Avec Joël Chalude, nous relèverons un défi artistique mais également participerons à une révolution culturelle qui permettra de décloisonner les relations entre entendants et déficients auditifs face au grand écran."
La Classe détachée du Centre de l’Audition et du Langage (école élémentaire Nuyens-Bordeaux) en images…
D’octobre 2009 à juin 2010, Sabrina Laroza intervenante cinéma pour l’association Pas sans l’image, Pas sans le sport en collaboration avec Laetitia Brisebarre, enseignante spécialisée (CAL de Mériganc) et ses 8 élèves sourds et malentendants (âgés de 8 à 12 ans) a mené un atelier d’expérimentation d’éducation à l’image. Cette nouvelle expérience pour chacun a suscité dès le départ un vif intérêt et une participation active.
Les élèves ont pu découvrir, s’exprimer sur et par les images :
Des séances d’analyse filmique sur des supports adaptés ont permis aux élèves de s’exprimer sur des films d’animation et de s’exercer à la description filmique et pour certains d’entre eux peu à peu comprendre certains éléments du discours cinématographique ( découvrir les différents cadrages, leur sens, l’énonciation de la composition visuelle…) les élèves se sont exprimé non seulement sur les images qu’ils visionnaient mais également ont pu évoquer leur pratique visuelle (TV, dvd, cinéma) très souvent riche en quantité mais trop souvent inadapté à leur âge ou à leur compréhension. Nous avons pu également entamer un travail sur la différenciation entre le réel et la fiction travail ardu pour la plupart des élèves et qui reste encore largement à travailler.
Grâce à l’expérimentation de différents outils pédagogiques (photos, cadres papiers, appareils photos, caméscopes, jeux théâtraux…) les élèves ont pu découvrir et peu à peu utiliser, s’approprier les notions de cadrages, de point de vue, de jeu d’acteur, s’initier au monde du septième art (découverte des métiers et de leur fonction).
Avant de passer à la réalisation les élèves ont cherché ce qu’ils avaient envie de dire à leurs camarades entendants qu’ils croisent quotidiennement mais côtoient très peu. Ils ont inventé ainsi différentes histoires autour de variation de j’aime, j’aime pas dans leur vie d’élève à l’école. Chaque petite histoire est écrite sous forme de découpage technique (description plan par plan) par les élèves sous formes de fictions ou d’interviews. Nous avons ainsi des scénettes très différentes tant dans l’environnement sonore que dans la langue choisie. Les élèves ont tour à tour pu être acteurs, cadreur, script, réalisateur, photographe de plateau.
Nous avons pu regarder au fur et à mesure les réalisations avec les élèves et faire des séances d’analyse filmique sur leurs propres images et ainsi revoir les notions cinématographiques mais également faire prendre conscience aux élèves les choix, les coupures que nécessitent la réalisation d’un film.
Les réalisations ont pu être visionné lors de la kermesse et devant 4 classes de l’école Nuyens.
La première projection a permis de valoriser et d’échanger autour du travail des élèves. Les familles ont chaleureusement montré leur enthousiasme à la fois concernant l’expérience vécu par leurs enfants ainsi que l’aspect pédagogique de l’éducation à l’image (la mise à distance face aux images qui est peu entreprise par les familles).
Les séances devant les élèves et professeurs de l’école (des classes de cp-ce1-ce2) ont non seulement permis aux élèves de porter leur projets devant les élèves de l’école mais également de renforcer les échanges avec les entendants. Ces derniers ont posé et se sont posés des questions concernant la langue des signes, les situations évoquées dans le film et ainsi créer un véritable échange. Cette expérience a permis aux élèves de découvrir une pratique artistique mais également d’expérimenter un mode d’expression pouvant les ouvrir aux autres ; entendants ou non.
Le succès du travail de l’année écoulée nous a donné que pour seul choix de continuer ! Nous entamerons un nouveau projet cette fois-ci entièrement tournée sur la fiction et travailler sur l’imaginaire des enfants.
Sabrina Laroza
2011/03/01 11:30
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